Société

Culture de la mort : le médecin peut décider d’arrêter le traitement d’un patient

Lorsqu’une personne n’est plus en état d’exprimer sa volonté et qu’un arrêt de traitement est souhaitable pour éviter qu’elle se retrouve en situation d’acharnement thérapeutique*, le médecin peut, après une procédure collégiale, lui délivrer une sédation profonde et continue, jusqu’à son décès. Désormais, toute personne dont le pronostic vital est engagé à court terme peut indiquer, dans des directives anticipées, son choix sur l’arrêt des traitements destinés à le maintenir en vie. Il est également possible d’exprimer ce choix, à l’avance, alors que l’on est en bonne santé. À cet effet, le gouvernement propose deux formulaires de “directives anticipées” : l’un pour les personnes atteintes d’une grave maladie ou en fin de vie, l’autre pour les personnes qui n’ont pas de problème de santé au moment de la rédaction du document. En l’absence de ces consignes, la volonté de la personne hors d’état de s’exprimer peut être relayée par une personne de confiance. Encore faut-il que le patient ait expressément désigné par écrit cet individu (proche, famille, médecin traitant). À défaut, le médecin doit se tourner vers le praticien […]