Société

Culture de la mort : le médecin peut décider d’arrêter le traitement d’un patient

Lorsqu’une personne n’est plus en état d’exprimer sa volonté et qu’un arrêt de traitement est souhaitable pour éviter qu’elle se retrouve en situation d’acharnement thérapeutique*, le médecin peut, après une procédure collégiale, lui délivrer une sédation profonde et continue, jusqu’à son décès. Désormais, toute personne dont le pronostic vital est engagé à court terme peut indiquer, dans des directives anticipées, son choix sur l’arrêt des traitements destinés à le maintenir en vie. Il est également possible d’exprimer ce choix, à l’avance, alors que l’on est en bonne santé. À cet effet, le gouvernement propose deux formulaires de “directives anticipées” : l’un pour les personnes atteintes d’une grave maladie ou en fin de vie, l’autre pour les personnes qui n’ont pas de problème de santé au moment de la rédaction du document. En l’absence de ces consignes, la volonté de la personne hors d’état de s’exprimer peut être relayée par une personne de confiance. Encore faut-il que le patient ait expressément désigné par écrit cet individu (proche, famille, médecin traitant). À défaut, le médecin doit se tourner vers le praticien […]

Société

Attouchements sans consentement préalable des patients endormis

Marisol Touraine a dénoncé mardi avec une “extrême fermeté” les touchers vaginaux et rectaux sans consentement pratiqués sur des patient(e)s endormi(e)s à l’hôpital à des fins pédagogiques, qualifiant ces pratiques “d’inacceptables”. “L’Etat sera d’une extrême fermeté face à ces pratiques inacceptables, qui portent atteinte à l’intégrité du corps humain et aux droits fondamentaux des patients”, a fait savoir la ministre de la Santé. La prise de position de Marisol Touraine intervient alors qu’une polémique agite le web et les réseaux sociaux depuis plusieurs mois sur cette question. En février, une cinquantaine de médecins, journalistes et féministes avaient publié une tribune contre des pratiques “faisant fi” du consentement des malades et appelant les pouvoirs publics à réagir. “Apprendre leur métier” Les signataires faisaient état de témoignages affirmant que des examens gynécologiques et rectaux étaient pratiqués sans consentement par des étudiants en médecine sur des patients sous anesthésie générale. Ils assuraient également que “bon nombre de professionnels de la santé et d’internes” justifiaient ces pratiques, expliquant qu’ils devaient “apprendre leur métier”, et qu’il était “préférable” que la patiente […]

Société

Déontologie : 30% des dentistes refuseraient de traiter un patient séropositif

Invité du Grand Soir 3 le jeudi 4 juin 2015, Paul Samakh, vice-président de l’ordre national des chirurgiens dentistes, réagit à ces chiffres. Les séropositifs sont-ils victimes de discrimination par certains praticiens ? La réponse est oui selon les appels tests effectués par l’association Aides. Les résultats montrent que 30% des dentistes refuserait de soigner un patient infecté par le VIH. Invité du Grand Soir 3, Paul Samakh, vice-président de l’ordre national des chirurgiens dentistes a tenu à s’excuser : “A titre personnel et au nom du conseil de l’ordre des chirurgiens dentistes, je suis atterré par ce qu’il s’est produit depuis quelques heures, car notre code de déontologie, aussi bien que la morale nous obligent à soigner tout le monde”. Des sanctions envisageables D’après le code de déontologie des praticiens, “le chirurgien dentiste est au service de l’individu et de la santé publique. Un chirurgien dentiste doit soigner tous ses patients avec la même conscience, quelles que soient son origine, sa situation de famille”, souligne Paul Samakh. Sur les 440 dentistes joints par l’association, […]