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Réchauffement climatique : Malgré des projections non validées, le GIEC persiste dans l’alarmi$me

Banquise arctique. Quand des phénomènes banalement naturels sont convoqués pour alimenter le catastrophisme. Photo ©PHILIPPE ROY / Aurimages

Interview.

Le physicien François Gervais, professeur émérite à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université de Tours, expert reviewer du 5e rapport sur les changements climatiques du GIEC, dénonce un emballement médiatique sans lien avec la réalité de la situation de la planète.

 « Il y a un impératif collectif, celui de croire à la catastrophe ». Que vous inspire la phrase de cette militante écologiste ?
Si une religion est une culture de foi, la Science est une culture de doute. Le scepticisme a toujours été une vertu cardinale en Sciences. « Croire » ne fait pas partie du vocabulaire du scientifique obsédé par la démonstration. Que « écologie » qui désigne la Science de l’environnement ait été récupéré dans le nom de partis politiques illustre une incroyable dérive dont personne ne semble s’en offusquer, à commencer par les scientifiques eux-mêmes, hélas… Quant à la prétendue catastrophe, il apparaît aussi instructif que rassurant de vérifier le caractère infondé de prophéties énoncées il y a un demi siècle : le pétrole était censé voir sa dernière goutte extraite en l’an 2000, la famine se généraliser à l’échelle mondiale, l’espérance de vie des américains se réduire à 49 ans…

Que dit exactement le dernier rapport du GIEC ? Quelles réactions vous inspire-t-il ?
Dans le Résumé pour décideurs du rapport SR1.5 du GIEC, on lit page 4 : « Le réchauffement climatique estimé s’accroît de 0,2°C (probablement entre 0,1°C et 0,3°C) par décennie en raison des émissions passées et actuelles. » Cette affirmation est contredite par la figure 1(a) de l’encadré RT.3 du rapport AR5 de ce même GIEC qui montre entre 1998 et 2012 une hausse de seulement 0,04°C par décennie, 5 fois moindre. Cette hausse infinitésimale se prolonge depuis 20 ans aux fluctuations naturelles près. L’écart d’un facteur 3 « entre 0,1°C et 0,3°C » entache d’autant les prédictions du rapport. Pire, cette incertitude considérable n’a pas diminué d’un iota en 39 années de modélisation du climat en dépit des progrès de l’informatique. La fourchette de projections divergeant de plus en plus des observations, elle ressemble de plus en plus à une peur fabriquée.

L’augmentation des émissions chinoises et indiennes est 100 fois plus élevée que les réductions françaises, étouffant toute velléité d’ambition de notre part.

Vous pointez aussi du doigt le Rapport pour les décideurs ; n’a-t-il pas été écrit par les scientifiques eux-mêmes ?
Le brouillon du rapport est certes écrit par les scientifiques. Mais il doit être validé par les représentants des états, paragraphe par paragraphe, ligne à ligne, mot à mot, justifiant le « I » de GIEC pour « intergouvernemental ». C’est ainsi que dans le rapport AR5, le paragraphe relatant le peu d’efficacité du Protocole de Kyoto a été retiré au grand dam des scientifiques qui l’avaient rédigé.

D’où viennent ces objectifs chiffrés (1,5°C, 2°C) avant 2020, avant 2050 etc. Ne sont-ils pas plus symboliques que scientifiques ?
En France, le record d’amplitude thermique sur une même journée est détenu par Minzac en Dordogne, avec un écart de 30,9°C entre le jour et la nuit. Durant la canicule de 2003, la capitale a enregistré des écarts de température le même jour à la même heure allant jusqu’à 6 °C entre le Nord-Est dû à l’effet d’îlot de chaleur urbain et le bois de Vincennes rafraîchi par les arbres. En été, l’écart moyen de température entre le Nord et le Sud de la France atteint 6 à 7°C. Lorsque le vent tourne du Sud au Nord ou l’inverse, un écart de température de 10° à 15°C peut être observé. Par une belle journée printanière, la température peut monter de 0,4°C chaque quart d’heure. Or 0,4°C est la hausse de température mesurée par le Hadley Center depuis 1945, début de l’accélération des émissions. En regard de ces observations, on peut effectivement s’interroger sur la pertinence de la symbolique du GIEC.

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Emmanuel Macron au One Planet Summit. Le président a pris la tête d’une croisade climatique qui ne peut que conduire la France dans l’impasse. Photo © Seth Wenig/AP/SIPA


Pourquoi dites-vous finalement que l’urgence climatique est un leurre ?

L’augmentation des émissions chinoises et indiennes est 100 fois plus élevée que les réductions françaises, étouffant toute velléité d’ambition de notre part. Mais pour autant la situation ne présente aucun caractère de gravité dans la mesure où un corpus de 3000 travaux publiés dans des revues internationales à comité de lecture relativise considérablement le catastrophisme du GIEC. Au rythme actuel d’émissions, l’augmentation de température n’excéderait pas 0,2°C d’ici un demi-siècle, n’en déplaise au GIEC qui persiste dans l’alarmisme en dépit de projections non validées par les mesures reprises de son propre rapport.

Vous alertez sur l’inutilité à peu près complète, mais très coûteuse, des politiques climatiques françaises. Emmanuel Macron semble pourtant tout prêt à partir en croisade climatique…
L’inutilité est effectivement le message du livre [« L’urgence climatique est un leurre », éditions du Toucan – à paraître le 2 novembre]. Pire, ces politiques risquent d’être iatrogènes dans la mesure où la potion administrée rendrait plus malade encore. « Chaque saison est à coup sûr ‘extraordinaire’, presque chaque mois est un des plus secs ou un des plus humides, ou un des plus venteux, ou plus froid, ou plus chaud » écrivait le Brisbane Courrier le 10 janvier 1871… Surfant 150 ans plus tard sur ce thème qui a toujours été vendeur, nombre de médias n’innovent guère. La politique française vise à investir des milliards d’euros dans les énergies intermittentes : le solaire photovoltaïque, essentiellement importé de Chine, et l’éolien, importé d’Allemagne. En 2016, seulement 5,3 % de l’électricité vendue par EDF a été produite par des combustibles fossiles. L’électricité ne représente toutefois qu’un quart de l’énergie totale. Cette politique vise donc à décarboner au prix fort une fraction d’énergie de seulement 1,3 %, excessivement éloignée de l’ambition clamée, n’en déplaise à Emmanuel Macron…

L’augmentation du CO2 dans l’atmosphère a permis une croissance extraordinaire de la biomasse.

Pourquoi dites-vous que le dioxyde de carbone est tout le contraire d’un polluant ?
Le gaz carbonique, CO2, est la nourriture indispensable et irremplaçable de la végétation. Son augmentation dans l’atmosphère, pourtant minime en volume, de 0,03 % à 0,04 % en un siècle, a permis une croissance de la biomasse de l’ordre de 20 %. Les mesures par satellite confirment l’extraordinaire verdissement de la planète. Le bénéfice pour les récoltes a été évalué à 3000 milliards d’euros.

Comment donc expliquez-vous que ce gaz ait ainsi été désigné à la vindicte, au mépris de la science la plus élémentaire ?
Comment en effet ce que l’on apprend à l’école a pu être à ce point oublié, qui plus est par ceux qui se prétendent « verts » ? Pourquoi vilipender ce gaz très ténu dans l’atmosphère mais en concentration des dizaines de fois supérieures dans notre haleine lorsque nous expirons ? Une lutte contre le capitalisme et pour la décroissance semble le prétexte d’une telle dissonance cognitive.

Vous parlez de l’« anxiocène », nouvelle ère de géologie humaine. Croyez-vous que la lutte contre le réchauffement climatique puisse devenir la nouvelle religion ou le nouveau totalitarisme du XXIe siècle ?
Dans « anxiocène », Il faut voir un clin d’œil détournant « anthropocène », une prétention aussi anthropomorphiste que narcissique qui, au contraire des précédentes périodes géologiques, n’a rien à voir avec les strates sur lesquelles sont basées les précédentes. On ne peut qu’espérer que le bon sens l’emporte avant une catastrophe économique que l’on peut craindre gigantesque, détruisant en France des fleurons de notre économie et avec elle investissements et emploi. Citons Jean-Claude Pont, Professeur honoraire à l’Université de Genève : « La différence profonde avec l’affaire Lyssenko de la biologie soviétique réside dans le fait que si là-bas et autrefois c’était la terreur inspirée par le pouvoir qui imposait le silence, ici et maintenant ce sont des ‘penseurs’ libres, se crucifiant eux-mêmes et immergés dans une idéologie kafkaïenne, laquelle finira par priver le monde occidental de deux siècles de développement. »

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Source : Valeurs actuelles (Octobre 2018)

Autres liens :

https://sos-harmonie.com/2015/04/les-negationnistes-du-climat/

https://sos-harmonie.com/2015/11/climato-intox-finalement-la-couche-de-glace-de-lantarctique-grandit-plus-vite-que-ses-glaciers-ne-fondent/

https://sos-harmonie.com/2015/11/un-journaliste-de-france-televisions-a-ete-licencie-pour-avoir-ose-critiquer-lavis-officiel-sur-les-changements-climatiques/


Polémique climatique : la NASA annonce que l’Antarctique gagne plus de glace qu’elle n’en perd

Commentaire : Déjà en 2009, un rapport du Pentagone sur le climat annonçait un refroidissement global. Les idées fausses ont la vie dure, y compris pour les scientifiques du GIEC, assermentés à proférer de sempiternelles messages d’alerte sur le réchauffement climatique, histoire de pouvoir taxer les populations encore un peu plus avec leur programme anti CO2.

D’après une nouvelle étude de la NASA, l’accumulation de neige en Antarctique suffit actuellement à compenser la fonte des glaces. Il est pourtant trop tôt pour fêter la fin du réchauffement climatique : la fonte continue aussi son accélération.

Le glacier de Thwaites

© NASA/Reuters
Le glacier de Thwaites

D’après les nouvelles données révélées par les satellites, la calotte polaire antarctique a enregistré un gain net de 112 milliards de tonnes de glace par an de 1992 à 2001. Ces chiffres ont légèrement diminué par la suite pour atteindre 82 milliards de tonnes par an entre 2003 et 2008.

Les calculs des chercheurs sont fondés sur les changements dans le relief du continent glacial, qui sont mesurés par les altimètres du satellite ICESat.

La nouvelle étude entre en désaccord avec les recherches précédentes, y compris le rapport présenté en 2013 par Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui affirment que l’Antarctique perd globalement de la glace.

Carte montrant la dynamique des volumes de glace en Antarctique

© Jay Zwally / Journal of Glaciology
Carte montrant la dynamique des volumes de glace en Antarctique

« Nous sommes essentiellement en accord avec les autres études qui montrent la hausse de l’écoulement de glace dans la péninsule Antarctique, dans le glacier de Thwaites et l’île du Pin dans l’Antarctique de l’ouest », a raconté à Phys.org Jay Zwally, un glaciologue de la NASA et auteur principal de l’étude. « Notre désaccord principal concerne l’Antarctique de l’est et les partie intérieures de l’ouest, où on a observé que les gains de glace dépassent les pertes dans d’autres zones», a expliqué le chercheur.

Cependant, même si les nouvelles données peuvent paraître rassurantes, les scientifiques préviennent que ce modèle risque toutefois de s’inverser prochainement vers une perte nette de volume des glaces.

« Si les pertes dans la péninsule Antarctique et l’Antarctique de l’ouest continueront d’accroître à la même vitesse qu’actuellement, ils pourraient dépasser les gains dans les autres régions en 20-30 ans », a mis en garde Jay Zwally.

Pour améliorer la qualité de ses prochaines études, la NASA développe actuellement un nouveau satellite ICESat-2, qui sera lancé en 2018.

(Novembre 2015)

ALERTE : La censure frappe François Gervais dans un lycée de Versailles

Les bons petits soldats du lycée Hoche n’auront pas laissé commettre le crime de laisser parler un scientifique qui ne va pas dans le sens du vent.François Gervais est physicien, professeur émérite de l’université de Tours, médaillé du CNRS en thermodynamique, lauréat du prix Yvan Peyches de l’académie des Sciences. (Il est aussi, accessoirement, membre du comité scientifique de l’association des climato-réalistes.) Parmi ses 235 publications scientifiques parues dans des revues à comité de lecture, il en est quelques unes, récentes, au sujet du climat, dans lesquelles il exprime ses doutes sur le carbocentrisme ambiant selon lequel les émissions humaines de gaz carbonique provoqueraient un bouleversement climatique global. François Gervais a donc tout d’un scientifique sérieux, même si son avis sur le climat n’est pas celui qui nous est martelé.

L’un des enseignants du lycée Hoche de Versailles, séduit par l’un de ses livres, avait pensé intéressant de l’inviter pour lui permettre de développer son point de vue sur le climat devant les élèves. La conférence était prévue pour se tenir le 13 février, comme le montre cette image tirée du cache de Google (depuis ce matin le lycée a retiré l’annonce de la conférence de son site).

Cache

Pour avoir déjà assisté à plusieurs exposés de François, je peux dire qu’il aurait sans nul doute présenté quelque chose de tout à fait scientifique, défendant certes un point de vue non conventionnel, mais en faisant référence à des travaux dûment publiés.

C’était sans compter sur la fronde des bien-pensants apeurés à l’idée que des étudiants de 18 à 20 ans risquaient ainsi d’entendre un discours qui, à l’évidence, allait les transformer en créationnistes partisans de la Terre plate (voire creuse). Les quelques voix qui se sont élevées pour défendre une démarche consistant à donner au moins une fois la parole à une opinion différente ont été submergées par la meute, qui est parvenue à faire annuler la conférence et a produit entre hier soir et ce matin le texte que voici à l’intention du proviseur. Le contenu est contraire à à peu près tout ce qu’on peut attendre de la part de personnes formées à l’enseignement des sciences :

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Difficile de lister d’un coup tout ce qui ne va pas dans cette lettre qui use et abuse de la tactique classique de la peur (« urgence« , « projet dangereux« …) et va jusqu’à verser dans le complotisme le plus primaire (« désinformation organisée« , mystérieux « procédés« …). Elle ment aussi par omission en passant sous silence que François Gervais a bel et bien publié des articles de recherche dans le champ des sciences du climat, comme par exemple dans Earth-Science Reviews en 2016.

Le seul élément de fond proposé tient en un lien vers une tribune de François-Marie Bréon parue en 2013 dans Le Monde. Une telle faiblesse marque l’incapacité des auteurs à délivrer des arguments qui leurs soient propres, une attitude que l’on retrouve hélas bien souvent. Le ton particulièrement véhément de la tribune en question aurait pourtant dû alerter les auteurs sur la possibilité que son contenu ne soit pas précisément des plus objectifs. Lisons par exemple Bréon écrire que Gervais « évoque la position du Soleil par rapport au centre de masse de la galaxie, qui est donc une fonction de la position des planètes. Astrologie et climatologie pourraient ainsi trouver, selon la théorie révolutionnaire de M. Gervais, une base commune. » Une mauvaise foi aussi évidente devrait interpeller n’importe quel enseignant disposant d’un minimum de formation scientifique. En tout cas, elle devrait conduire à se demander qui, d’un Bréon ou d’un Gervais, endosse un « point de vue délibérément polémique« . Enfin, petit oubli : les auteurs de la lettre n’ont pas daigné signaler la réponse circonstanciée de François Gervais à cette tribune.

Au-delà de ces éléments, les signataires devraient se souvenir que la démarche scientifique ne consiste pas à se mettre d’accord sur une théorie. Elle consiste à étudier les phénomènes et à tâcher d’en rendre compte. Cela passe souvent par des discussions et des désaccords, et l’histoire montre que le consensus scientifique n’est pas toujours une garantie de bonne adéquation à la réalité. Il est donc utile, et même nécessaire (et en tout cas certainement pas « dangereux« ) que des élèves puissent découvrir que ce qui leur est  parfois présenté comme réalité scientifique puisse tout de même être discuté à l’aide d’arguments rationnels. Évoquer les controverses du passé sur le mouvement de la Terre ou l’âge de l’univers c’est bien, montrer ce à quoi peut ressembler une controverse actuelle, c’est pas mal aussi.

Ne manque finalement, dans cette panoplie du conformisme intellectuel, que l’argument joffrino-obamesque classique : « à ce compte-là, invitons un partisan de la Terre plate ». Faut-il se donner la peine de le réfuter par avance ? Si vraiment les climato-réalistes sont aussi idiots, il devrait suffire de les montrer une fois de temps en temps pour que tout le monde se rende compte du ridicule de leurs positions. Et si l’on craint tant leur diabolique « rhétorique« , un contradicteur compétent invité à débattre devrait aisément parvenir à remettre les pendules à l’heure.

Quoi qu’il en soit, croire qu’on « protège les élèves » en les empêchant d’entendre une opinion hétérodoxe est une ânerie. Comme si les élèves n’avaient pas une vie autonome hors de leur classe ! Comme s’ils n’avaient pas accès à d’autres sources d’information (et de désinformation) que celles de l’institution scolaire ! Pour acquérir de l’esprit critique, il faut se confronter à l’altérité de la pensée, et non se contenter d’apprendre docilement dans le sens voulu par telle ou telle institution, si respectable soit-elle et si fiable soient ses jugements. Le faire à l’intérieur de l’école, avec bien entendu des garde-fous lorsque c’est nécessaire, est certainement plus intelligent que de s’imaginer que les élèves ne croiront jamais rien d’autre que ce que leurs enseignants leur présentent comme vrai.

Quant à la « table ronde » que les signataires proposent mollement, c’est peut-être là leur seule bonne idée, à condition bien sûr qu’elle se déroule de façon loyale (à n contre n, donc, et pas à un contre cent). Prévenons toutefois les signataires : je ne connais pas un climato-réaliste de notre comité scientifique qui refuserait un débat, en revanche nous sommes plusieurs à avoir connu des annulations en tout genre faute de combattants de la partie adverse. On comprend ces derniers, d’ailleurs : ils ont tout à perdre dans ce genre de débats où il apparaît en général très vite que les choses ne sont pas si simples ni si tranchées.

L’ultime contre-vérité manifeste de cette lettre tient au premier mot de la signature : « Les enseignants de SVT, Physique-Chimie et Mathématiques« . (À moins, bien sûr, qu’il faille penser que l’invitation provenait d’un enseignant d’allemand, ou d’éducation physique et sportive ?)

Les signataires voulaient éviter la « mauvaise publicité », ce faisant, ils n’ont pu qu’étaler leur sectarisme et leur ignorance. Hâtons-nous de préciser qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes. La conférence avait reçu l’aval de la direction de l’établissement, et je connais bien des enseignants à la fois ouverts et respectueux qui, sans nécessairement être climato-réalistes, seraient à mille lieux de cautionner une lettre comme celle-ci.

Ce triste épisode illustre que, parmi les différents niveaux où se déploie la question climatique, le champ scolaire est l’un des plus problématiques, tant la pression est forte pour faire en sorte que nos enfants pensent « comme il faut ». Comment soulever cette chappe de plomb de l’enseignement : voilà l’une des réflexions les plus importantes que les climato-réalistes doivent mener à moyen terme.

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