L’OMS classe l’addiction aux jeux vidéo dans les maladies mentales

Une décision qui fait débat

Lundi 18 juin, l’Organisation mondiale de la santé a défini trois critères permettant de diagnostiquer un trouble du jeu vidéo. Une décision qui ne fait pas l’unanimité (NDLR : Chez les experts et les revues presse financés ou subventionnés par les lobbys du jeu video).

Ce 18 juin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’addiction aux jeux vidéo dans les maladies mentales. L’objectif de cette classification n’est — selon l’OMS — pas forcément de pointer du doigt les œuvres vidéoludiques, mais de permettre des prises en charge adaptées afin de lutter contre l’addiction chez les individus qui en souffrent réellement. Cela connote néanmoins les jeux vidéo en leur attribuant une image de dangerosité que beaucoup voient d’un mauvais œil. À commencer par les éditeurs bien sûr, qui ont fait du lobbying ces derniers mois afin de stopper la démarche de l’OMS.

Rien n’y a fait, l’addiction aux jeux vidéo est donc bien reconnue comme une maladie aux yeux de l’Organisation. Cependant, l’OMS a une définition particulière du trouble, qui doit répondre à trois critères : une perte de contrôle sur la vie, une priorité croissante accordée aux jeux et une poursuite de la pratique en dépit des conséquences négatives. Si ces trois critères ne sont pas réunis, alors il ne s’agit pas d’une addiction au sens médical du terme. Selon les responsables de l’OMS, 2 à 3 % des joueurs seraient concernés. La bataille est donc perdue du côté de l’industrie du jeu vidéo, qui devrait toutefois continuer à se battre dans l’espoir de faire changer cette décision lors d’une prochaine révision de la classification.