Paris Bichat : Dans le coma depuis huit ans à cause d’une mauvaise prescription

Un médicament totalement déconseillé en cas d’hémorragie cérébrale a été prescrit à cette femme âgée à l’époque de 35 ans, qui souffrait justement de cette pathologie…

Une mère de quatre enfants est dans le coma depuis mars 2008 à la suite d’une erreur de diagnostic lors de son passage à l’hôpital Bichat de Paris. Âgée à l’époque de 35 ans, elle s’y était rendue après avoir ressenti de très forts maux de tête.

Après une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) cérébrale, la jeune femme avait été renvoyée chez elle, avant d’être rappelée en urgence deux jours plus tard. La patiente souffrait en effet d’une hémorragie méningée mais un médicament particulièrement contre-indiqué dans cette situation lui avait tout de même été prescrit. La mère de famille avait sombré dans le coma dès son retour aux urgences.

Une « véritable bombe à retardement », selon son père

A cause du traitement, elle était devenue une « véritable bombe à retardement », écrit son père Bernard Elhaik, chirurgien dentaire et auteur de La vérité pour ma fille. L’ouvrage, dont Atlantico relaie des extraits, raconte les démarches du médecin pour comprendre ce qui s’est produit.

En effet, le père de la victime a longtemps ignoré les circonstances entourant le coma de sa fille, croyant initialement à une maladie rare. Ce n’est qu’en février 2009, à l’occasion d’une demande du dossier médical à l’hôpital Bichat pour une démarche juridique, que le mari de la patiente a reçu les pièces permettant de retracer les faits.

Les clichés envoyés aux urgentistes sans commentaire

Un an après le drame, il est ainsi apparu que l’IRM montrait des éléments compatibles avec une hémorragie mais que, suite à l’absence de secrétaire, les clichés avaient été envoyés aux urgentistes sans commentaire.

Ce n’est que deux jours plus tard que l’interprétation avait été faite par un neurologue, précipitant le rappel de la malade. Aujourd’hui, Bernard Elhaik cherche à faire établir la responsabilité de l’établissement hospitalier dans cette affaire.

Source : 20 Minutes (Octobre 2016)