Vaccins DTP – Bulletin d’information – Le combat continue !

Chère amie, cher ami,

Vous avez été nombreux à réagir pour soutenir le Professeur Henri Joyeux à l’annonce de sa radiation par le conseil de l’Ordre. Merci !

Certains m’ont demandé si nous allions relancer une pétition. D’autres nous ont fait part de leur indignation la plus profonde.

D’autres, enfin, ont tenu à souligner à quel point cette condamnation absurde, grave, et finalement assez lâche, renforçait leur méfiance vis-à-vis du système de santé et des autorités en général.

Dans un système « normal », qui fonctionnerait, où il n’existerait pas de juridiction d’exception comme les instances ordinales sur lesquelles les citoyens n’ont aucun contrôle, cette décision paraîtrait invraisemblable. Elle révolterait l’ensemble de la population qui, sans hésiter, demanderait des comptes à ses gouvernants.

Mais voilà… Les institutions aujourd’hui semblent fonctionner à l’envers.

Si je n’ai pas été surpris – hélas – par la décision du conseil de l’Ordre, c’est parce que je sais que, de même que de nombreux médias, les membres de cette institution n’ont jamais regardé le fond de cette histoire.

Ils ont prétendu que le Pr Henri Joyeux avait tenu des propos « anti vaccins ». Et qu’à ce titre, il devait être radié de l’Ordre !

Petit rappel des faits !

Précisons les faits. Car ils ont leur importance.

La pétition que nous avons lancée a dénoncé une incohérence dans la vaccination obligatoire en France.

Celle-ci concerne trois maladies : diphtérie, tétanos, poliomyélite. Mais le seul vaccin disponible sur le marché est un hexavalent qui couvre six maladies, dont l’hépatite B. Ce dernier vaccin est controversé au sein de la communauté scientifique.

Or, il existait un vaccin DTP, pour les trois maladies, qui coûtait autour de 7 €. L’hexavalent, lui, coûte près de 40 €.

800 000 nourrissons naissent tous les ans. Cela fait tout de même 2 à 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en plus. En quelques années et avec le blanc seing des pouvoirs publics, c’est plutôt une belle opération pour les laboratoires pharmaceutiques !

Cela explique pourquoi, dans un premier temps, les autorités et les médias ont affirmé qu’il n’y avait pas de pénurie. Puis, ils ont dit qu’il existait un vaccin (Kit DT Vax + Imovax) distribué gratuitement par les labos. Cela s’est révélé inexact. Peu de gens parviennent à se procurer ce vaccin. Les plus chanceux ont simplement pu avoir un DTP classique lorsque leur pharmacien en avait encore en stock.

Enfin, les autorités ont changé d’avis ! La ministre de la Santé elle-même, dans un communiqué du 28 Janvier 2016, a affirmé que la situation était inacceptable et qu’elle allait convoquer les industriels pour qu’ils s’organisent mieux.

On sait que le fait d’intégrer le vaccin hépatite B dans tous les vaccins groupés correspond à une stratégie commerciale du laboratoire Sanofi. (cf Reportage d’envoyé spécial 11 Février 2016 à retrouver ici)

On sait aussi que les laboratoires ont besoin d’écouler leurs vaccins.

Les faits sont clairs.

Les autorités publiques ont validé une stratégie commerciale des laboratoires pharmaceutiques sans sourciller. L’évolution s’est produite dans le temps et serait passée inaperçue sans l’appel du Professeur Henri Joyeux.

Nous sommes donc face à un scandale d’État !

Et le conseil de l’Ordre a voulu faire taire le Pr Henri Joyeux et tous ceux qui, parmi les médecins, oseraient émettre une critique à l’encontre du système médical en place.

Et maintenant ?

Pour tenter de clore le débat, le conseil de l’Ordre a radié un Professeur de médecine, au service de ses patients, du monde médical et de son pays depuis 50 ans.

C’est révoltant et absurde, mais aussi très maladroit.

D’abord, parce que la personnalité attaquée est mal choisie. Le Pr Henri Joyeux est connu de tous comme un être exceptionnel : généreux, investi et libre.

Il donne ses conférences bénévolement. Il écrit une lettre chaque semaine, adressée à tous gratuitement (à laquelle vous pouvez vous inscrire ici), et il a donné pendant des années des consultations gratuites à l’hôpital public, à Montpellier pour de nombreux patients.

Quel médecin, parmi ceux qui l’ont condamné, peut prétendre rendre le quart de la moitié de ces services à la population ?

Ensuite, parce que cela relance la procédure et le débat, ce qui pourrait nous permettre, paradoxalement, de mieux faire bouger les lignes.

En effet, le Professeur Henri Joyeux va faire appel de cette décision. Il y aura donc une nouvelle décision du conseil de l’Ordre au niveau national. Elle sera sans doute identique.

Après, il nous faudra saisir à nouveau le Conseil d’État.

C’est à ce moment-là que nous pourrons réfléchir à lancer une pétition de soutien. Ce sera le meilleur moment de mettre la pression sur le nouveau gouvernement fraîchement élu, quel qu’il soit.

Car ces recours devraient prendre au moins un an.

En attendant, vous pouvez continuer à soutenir le Professeur Henri Joyeux en signant sa pétition, si vous ne l’avez pas déjà fait. Signez ici.

Ces débats, ces réflexions – au-delà de la question du DTP – vu le tour qu’elles prennent, nous mèneront beaucoup plus loin.

Deux questions centrales apparaissent sur lesquelles nos autorités auront à se prononcer :

1/ La liberté d’expression des médecins et des professions de santé dans le domaine de la santé.

2/ Le tabou de la vaccination. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans de prochaines lettres et lors des différents événements de l’IPSN.

Le mot de Maître Jacqueline Bergel

De notre côté, avec Maître Jacqueline Bergel Hatchuel, nous continuons à solliciter les institutions. Notre avocate nous propose tout d’abord un point sur l’action que nous menons auprès du Conseil d’Etat. Voici ce qu’elle dit :

Par la présente, je remercie monsieur Augustin de Livois de me donner la possibilité de vous informer sur l’action judiciaire en cours contre Madame Marisol Touraine, ministre de la santé devant le conseil d’État.

À ce jour, alors qu’elle aurait dû répondre au mémoire depuis maintenant plus de trois mois suite à la mise en demeure qui lui avait été faite et qui expirait le 12 juin 2016, Madame la ministre a répondu par le silence.

J’ai écrit au conseil d’État pour demander qu’il fasse respecter ces délais.

En effet, la requête que j’ai déposée pour les 2 500 requérants qui sont pour la plupart des parents, médecins ou personnes appartenant au corps médical pose une question très simple à Madame la ministre :

Comment faire pour respecter la vaccination du DTPOLIO trivalent sans aluminium, 3 vaccins, quand les pharmacies aujourd’hui, ne vendent pas ce vaccin seul mais un hexavalent en contenant 6 dont 3 obligatoires avec celui contre l’hépatite B, et qui contient de l’aluminium ?

En ne répondant pas par un mémoire en réponse, tout d’abord elle ignore la demande des 2 500 personnes que je représente et qui font appel à la justice, ainsi que des 1 025 000 qui ont signé la pétition !

D’autre part, tout en reconnaissant par un communiqué de presse que la prétendue rupture de stock des laboratoires est :

“INACCEPTABLE ET INTOLÉRABLE”

par son silence, elle cautionne donc ces laboratoires.

Le conseil d’État lui avait accordé un ultime délai qui expirait le 30 juin 2016. Le Ministère de la Santé s’obstine à rester dans le silence. Cependant, le Conseil d’État m’a fait savoir qu’un rapporteur était nommé et que, de ce fait, la procédure continue et se met en place, même si la ministre est défaillante.

Je vous tiendrai aussitôt au courant du suivi.

Je remercie à nouveau les personnes qui me font confiance et qui s’arment de patience sachant que la patience en la matière a des limites !

Bien cordialement dévouée

Maître Jacqueline Bergel

Aux dernières nouvelles, notre conseil a écrit à nouveau aux magistrats de la plus haute juridiction administrative pour qu’ils fassent avancer les choses. Vous trouverez son courrier ici.

Nous restons déterminés à mener notre combat jusqu’au bout.

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois

PS : Nous aurons l’occasion de faire un bilan complet sur notre action lors de notre Congrès International de Santé Naturelle qui a lieu les 1er et 2 octobre prochain. Infos et inscriptions ici.

Source (Août 2016) : 

Institut pour la Protection de la Santé Naturelle
Association sans but lucratif
Rue du vieux Marché au grain, 48
1000 BRUXELLES
IPSN