Le diabète en question

Il y a deux types principaux de diabète. Plusieurs dizaines de milliers de français ne savent pas qu’ils sont atteints du diabète de type 2.

Qu’est ce que le diabète ?

L’insuline contrôle le niveau de sucre dans le sang. Le sucre dans le sang est du glucose. Il est produit par des protéines, de la graisse et des carbohydrates. Lorsque le niveau de sucre dans le sang est trop élevé, il devient toxique. Il n’y a pas assez d’insuline disponible pour faire baisser le taux de sucre. L’insuline est une hormone du pancréas.

Il y a 2 types principaux de diabète :

Le diabète de type 1, il n’y a pas assez ou pas du tout de production d’insuline dans le pancréas indépendamment du niveau de sucre. Ce type de diabète se développe surtout durant l’enfance. Les personnes atteintes du diabète de type 1 doivent s’injecter régulièrement des doses d’insuline.

Le diabète de type 2 est le plus courant. La production d’insuline se déroule normalement, mais l’insuline ne pénètre pas suffisamment dans les cellules, ou bien la production d’insuline n’est pas suffisante pour couvrir les besoins trop importants, ne permettant pas ainsi de contrôler le niveau de sucre. Ce type de diabète se produit lorsque les personnes mangent trop de sucres et pas assez de fibres.

Les symptômes du diabète peuvent être une soif importante, de l’irritabilité, de la fatigue, un besoin fréquent d’uriner, de la sueur en abondance, des palpitations, des picotements au niveau de la lèvre, une vision brouillée, bref des symptômes pas vraiment alarmants. Ainsi de nombreuses personnes ont le diabète sans le savoir.

Les causes du diabète

Type 1 :

– Hérédité

– Réaction auto-immune

Type 2 :

– Hérédité

– Trop de sucres, pas assez de fibres

– Obésité

– Stress chronique

– Manque de vitamine B, vitamine D, zinc, chrome

Le diabète de type 2 se développe avec l’age.

Le traitement contre le diabète :

Le traitement le plus important est de changer son régime alimentaire, de réduire la consommation de sucres et de privilégier les fibres.

Chrome : 500 micro grammes par jour

Le chrome améliore la production d’insuline, réduisant ainsi le taux de sucre.

Acide alpha lipoique : voir emballage

Le corps produit naturellement suffisamment d’acide alpha lipoique, mais les diabétiques ont très souvent une insuffisance. L’alimentation n’en apporte pas assez. Il faut donc avoir recours à un supplément. Il est important de suivre d’encore plus près son taux de sucre et également le taux de fer.

Ail : privilégier un supplément en plus de l’alimentation

L’ail réduit le taux de sucre dans le sang.

Psyllium : entre 5 et 10 grammes au moment des repas

Le psyllium est un type de fibre exceptionnel. Il permet de ralentir l’absorption du sucre réduisant ainsi son taux.

Vanadium : utiliser du sulfate de vanadyle, 100 mg par jour

Améliore les performances de l’insuline.

Vitamine B : 50 mg par jour

Les diabétiques ont souvent une déficience en vitamine B.

Source : Santé et bio


Diabète : surveillez la charge glycémique de votre alimentation

Le diabète est un mauvais contrôle du taux de sucre dans le sang (la glycémie).Votre taux de sucre sanguin augmente dès que vous mangez des sucres ou des glucides. Peu importe que ceux-ci soient « simples » ou « complexes ». Nous allons voir plus loin que ce n’est pas ce qui compte.

En cas de diabète, votre corps n’arrive plus à calmer vos pics de sucre sanguin après ingestion de sucres et de glucides…

  • Soit parce que votre pancréas ne produit plus d’insuline, l’hormone qui abaisse votre sucre sanguin (diabète de type 1, insulinodépendant).
  • Soit parce que vos sécrétions d’insuline n’ont plus l’effet de diminuer le sucre sanguin. Le corps a acquis une résistance à l’insuline (diabète de type 2, insulinorésistant).

Dès lors, c’est votre rôle de contrôler que vous ne mangez pas trop de sucres qui augmentent fortement et durablement votre taux de sucre sanguin.

Et c’est pourquoi il est important de mesurer la charge glycémique de vos aliments, autrement dit la quantité de glucides qu’ils contiennent et la vitesse à laquelle ils passeront dans votre sang.

Tous les glucides n’ont pas le goût sucré

Les glucides sont difficiles à identifier dans l’alimentation car ils sont omniprésents mais ne sont pas toujours reconnaissables au goût (ni sucrés, ni salés). Et puis arrêter complètement les glucides est très contraignant.

C’est pourquoi on a longtemps classé les glucides en sucres rapides et lents. On pensait que les sucres simples se décomposaient rapidement et que les sucres complexes se décomposaient lentement. On sait aujourd’hui que cette classification est fausse – la complexité moléculaire n’est pas déterminante. Par exemple, le fructose est un sucre simple qui se décompose lentement.

Pour aider les diabétiques à choisir leurs aliments, des nutritionnistes ont mis au point le concept d’index glycémique.

Qu’est que l’index glycémique ?

L’index glycémique (IG) évalue le pouvoir glycémiant des aliments. C’est l’intensité avec laquelle un aliment augmente le taux de sucre sanguin [1].

Pour calculer l’index glycémique, on fait appel à un groupe de participants à jeun.

D’abord, on donne à chacun 50 g de glucose puis on mesure sur 2 heures la variation de leur taux de sucre sanguin au dessus de la valeur normale : 1 g de glucose par litre de sang. On peut alors tracer une courbe qui ressemble à cela :

Pour chacun on calcule la surface d’élévation sous la courbe au dessus de 1 g/L. Puis on fait la moyenne pour tous les participants. C’est la valeur de référence qui détermine l’effet d’un sucre pur sur la glycémie dans le temps.

Il faut savoir en effet que la vitesse d’absorption du sucre varie selon les gens. De toutes récentes recherches scientifiques indiquent que cela dépend notamment du microbiote intestinal, les bactéries qui vivent dans votre intestin.

Ensuite, on prend une nouvelle mesure en donnant aux participants une portion de 50 g de glucides de l’aliment considéré (ex. : banane). On trace la courbe d’évolution du taux de sucre sanguin pour la banane, puis la surface sous la courbe.

Ensuite on divise la surface banane par la surface de référence (glucose), puis on multiplie par 100. Cela donne des valeurs de 0 à 100.

3 classes d’IG

L’index glycémique permet de définir 3 classes d’aliments [2] :

  1. Aliments à indice glycémique élevé, supérieur à 70
    Glucose (100), frites (82), pain de mie blanc (70), pain de mie complet (71), corn Flakes (77)
  2. Aliments à indice glycémique moyen, entre 55 et 70
    Melon (67), cerise (63), riz blanc (64), sucre blanc (68)
  3. Aliments à indice glycémique faible, inférieur à 55
    Banane (52), pomme (38), patate douce (46), nutella (25), fructose (10)

La cuisson fait varier l’IG

L’index glycémique (IG) varie selon la cuisson des aliments :

  • IG 47 pour la carotte cuite, mais IG 16 pour la carotte crue !
  • IG 95 pour la pomme de terre au four, IG 82 pour la frite, IG 78 si bouillie sans la peau, IG 65 à la vapeur avec la peau. De même les pâtes al dente ont un IG plus bas que celles plus cuites [3].
  • IG 42 pour l’orange, IG 50 pour le jus d’orange
  • IG 53 pour le raisin, IG 64 pour le raisin sec
  • IG 64 pour le riz blanc, IG 85 pour les galettes de riz soufflé

L’index glycémique est un outil novateur et pratique pour les diabétiques, disent les chercheurs [4].

Attention à la méthode

Il faut être conscient que toutes les mesures d’IG ne se valent pas. Partout dans le monde, des scientifiques ont mobilisé des panels de participants pour établir les IG des aliments courants. Chaque tableau IG vous donnera des résultats différents pour un même aliment.

Par exemple, l’Australienne Jennie Brand-Miller a calculé un IG de 66 pour la bièreii. Mais sur l’Observatoire des aliments, on lit que la bière a un IG de 110 (!) [5]. Il est probable que la bière utilisée pour la mesure ne soit pas la même. De même, il existe différentes variétés de pommes de terre, et ainsi de suite.

Autre subtilité de méthode : les Européens prennent le glucose comme IG 100 de référence. Les Américains prennent le pain de mie blanc comme IG 100 de référence.

Pour faire simple, mieux vaut ne pas comparer les tableaux IG entre eux. La banque d’index glycémiques Montignac est pratique à utiliser. Si vous préférez un tableau simplifié, consultez celui de Jenny Brand-Miller ici.

Enfin, ne vous fiez pas uniquement à l’index glycémique des aliments car il change aussi selon la présence des autres composants non glucidiques. Par exemple, si le Nutella a un IG bas alors qu’il est bourré de sucre, c’est parce qu’il est aussi très riche en graisses, qui ralentissent le passage du sucre dans le sang.

Que disent les études ?

Malgré cela, pratiquer durant 6 mois un régime à IG bas est plus efficace contre le diabète de type 2 qu’un régime riche en céréales et en fibres [6].

Une étude américaine a suivi 40 diabétiques (de type 2) pendant un an. Le régime à IG bas leur a permis de stabiliser leur taux de sucre sanguin avec moins de médicaments qu’avant [7].

Chez les prédiabétiques, le régime IG a montré dans deux essais cliniques sa capacité à éloigner la perspective d’un diabète de type 2 [8] [9].

De nombreuses associations nationales et internationales recommandent le régime IG pour les diabétiques [10] : OMS, associations pour la recherche sur le diabète (Europe, Canada, Australie).

Si vous n’avez pas de diabète

Le régime à index glycémique faible semble d’intérêt limité si vous n’avez pas de diabète ni de problème de surpoids.

Quelques études ont montré que les aliments à indice glycémique bas supprimaient la faim plus longtemps que les autres [11]. Ce régime est aussi efficace contre l’acné [1].

Mais dans l’ensemble, le régime IG ne ferait pas perdre plus de poids que la restriction calorique classique (manger moins)[12] [13] [14].

Mieux que l’index glycémique

Il y a mieux que l’index glycémique.

Il est déroutant de savoir que le Nutella (IG 25) et les Snickers (IG 41) s’en sortent avec un index glycémique très bas… Surtout quand la pastèque a un IG de 80 !

Mais vous auriez raison de suivre votre intuition et de conseiller à votre ami diabétique la pastèque.

Il faut garder en tête que l’IG compare des portions équivalentes de glucides. Et non 50 g de pastèque contre 50 g de Snickers…

Vous devrez manger des montagnes de pastèque pour obtenir la quantité de glucides d’un Snickers.

C’est pour refléter cette réalité que l’on a inventé le concept de charge glycémique : index glycémique multiplié par la quantité de glucides consommée, le tout divisé par 100 [15].

3 classes de charge glycémique

La charge glycémique se divise elle-aussi en 3 classes [16] :

  1. Charge glycémique élevée, supérieure à 20
    105 g de pain de seigle foncé (29), un bol de 50 g de Corn flakes (33), 33 cl de Coca-Cola (24)
  2. Charge glycémique modérée, entre 11 et 19
    200 g de lentilles (12), 2 cuillerées à soupe de confiture (15,4), une grappe de raisin de 200 g (18,2)
  3. Charge glycémique basse, inférieure à 10
    25 cl de bière (8,5), 200 g de petits pois en conserve (8), 1 barre de chocolat de 25 g (6,4)

Penser la charge glycémique nous rappelle que même les aliments à IG bas doivent être mangés en quantités raisonnables pour éviter de prendre du poids.

Il existe un régime alimentaire expérimental qui a permis à ceux qui l’ont suivi de se débarrasser définitivement de leur diabète.

Source : Sante nature innovation (Septembre 2015)


Resvératrol : votre allié contre le diabète

Dans les cacahuètes, les raisins noirs, le cacao et les myrtilles, le resvératrol est un bouclier antioxydant. Il lutte contre les agressions pathogènes (ex : champignons) ainsi que les effets nocifs liés à l’exposition aux rayons ultraviolets, à l’ozone, ou aux polluants.

Et chez l’homme, le resvératrol donne un coup de pouce pour vaincre le diabète de type 2, l’obésité, et l’excès de cholestérol.

Surpoids, diabète : tout se joue dans les tripes

On ne le répétera jamais assez : la flore intestinale est absolument indispensable à la santé du corps. Ces milliards de bactéries qui composent la flore de vos intestins vous protègent des agressions extérieures et assurent le bon fonctionnement de votre métabolisme.

Paradoxalement, la flore intestinale est à la fois solide et fragile. Solide, car une bonne flore intestinale est imparable contre les infections. Et très fragile, car elle s’affaiblit vite si vous la nourrissez mal.

C’est un exemple magnifique de coopération entre organismes : vous hébergez et nourrissez ces bactéries, et en échange elles se chargent de vous protéger et de vous garder en bonne santé.

Gare à celui qui n’entretient pas sa flore intestinale

En négligeant votre alimentation et votre exercice physique, vous risquez d’affaiblir les bonnes bactéries de votre flore intestinale. Ce risque est particulièrement élevé si vous consommez des plats préparés, des aliments riches en glucides, etc.

Une flore intestinale appauvrie conduit à une inflammation chronique de vos intestins. L’inflammation permanente est très néfaste pour le corps. Elle provoque une masse de problèmes métaboliques : résistance à l’insuline (diabète), augmentation du stockage des graisses (surpoids, obésité), crampes musculaires, etc. [1, 2].

À ce stade, les écarts ne pardonnent pas. Votre risque d’infarctus, d’arrêt cardiaque, d’hypertension et de cancer est réel [3]. Le pire est qu’un diabétique de type 2 a encore plus soif de sodas, il est plus avide de friandises… La faim le taraude même après les repas. Une fatigue permanente ne l’encourage pas à faire du sport… Il va ainsi continuer à prendre du poids. C’est un cercle vicieux dans lequel la vie devient rapidement insupportable.

Quelles thérapies naturelles choisir ?

Les chercheurs ont observé des diabétiques de type 2 guérir sans médicaments, simplement en changeant de mode de vie. C’est une chance inouïe ! La recette est simple, elle est même évidente, et elle n’implique aucun effet secondaire.

D’abord, il est capital de faire de l’exercice. Il n’y a pas de secret : votre corps a été programmé pour courir de longues heures à la chasse aux bêtes sauvages, pour construire des abris et travailler la terre. Vous devez au maximum conserver ce train de vie pour rester en bonne santé.

Privilégiez la marche ainsi que les efforts courts et intenses (sprints, fitness, natation rapide). Bannissez les céréales (glucides) et les sucres comme le fructose. Même les fruits sont déconseillés tant que votre taux de sucre sanguin n’est pas sous contrôle.

N’oubliez pas la vitamine D. Exposez vous au soleil 20 minutes par jour durant les beaux jours. Et si vous vivez principalement en intérieur, prenez un complément de vitamine D3 toute l’année.

Mais si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour vaincre le diabète, alors tournez-vous vers le resvératrol.

Resvératrol : efficacité démontrée

Plus de 10 études sur l’homme ont démontré que le resvératrol était efficace sur les personnes diabétiques, en surpoids ou souffrant d’hypertension [4, 5, 6].

Le resvératrol rétablit la glycémie sanguine. Son action complète celle des médicaments classiques. Une étude à été menée par un groupe de chercheurs de l’INSERM, de l’INRA, de l’Université de Toulouse et de Toronto. Ils ont montré que le resvératrol relance l’activité des mitochondries, ce qui accroît votre sensibilité à l’insuline [7].

Le resvératrol favorise la perte de graisses corporelles… et diminue les niveaux de cholestérol et de triglycérides. Par ailleurs, le resvératrol réduit les niveaux de différents marqueurs du risque de maladies cardiovasculaires, ce qui est particulièrement important avec le diabète [8, 9, 10, 11, 12].

Le resvératrol agit également sur les intestins en diminuant l’inflammation et en restaurant la flore intestinale, c’est un prébiotique. Ce double impact permet de corriger les problèmes à l’origine du diabète et de l’obésité.

Le Dr Schrauwen et son équipe de chercheurs de l’université de Maastricht ont montré en 2011 que le resvératrol mime l’effet d’un régime pauvre en calories [10]. Cela facilite la perte de poids.

Là où le resvératrol est une excellente solution, c’est pour les personnes qui ne peuvent pas avoir d’activité physique : handicap physique, maladie cardiaque, problème neurologique… et qui, trop souvent, souffrent aussi de surpoids, ou de diabète.

Le problème de la biodisponibilité du resvératrol enfin résolu

Les formidables propriétés thérapeutiques et anti-âge du resvératrol expliquent l’extraordinaire popularité que cet actif naturel a connue quasiment du jour au lendemain dans les milieux médicaux. C’est aujourd’hui l’un des phytonutriments (nutriment issu d’une plante) les plus étudiés et, surtout, l’un des plus prometteurs.

L’important avec le resvératrol, c’est de le conserver assez longtemps dans le corps pour en retirer tous les bienfaits.

En 2003, un laboratoire a montré que le resvératrol se trouve à un pic sérique 30 minutes après ingestion. Il subit ensuite un cycle de métabolisation très intense dans le foie qui l’élimine à 75 % dans les urines et les fèces. Cela abolit son action thérapeutique après une heure maximum.

Après des années de recherches associées avec les Instituts de recherche académique, un laboratoire français, Yvery Pharma, a trouvé la solution. Il s’agit d’une forme galénique unique et brevetée qui protège le contenu de la capsule.

D’après leurs essais cliniques, le resvératrol sous cette forme innovante est 8,8 fois mieux absorbé par le corps que sous la forme sèche classique (la plus commune sur le marché) [13].

Ils ont mis au point le Glucoratrol, un produit à base de resvératrol ciblé pour le diabète et le maintien de la glycémie.

Le resvératrol sous forme classique est disponible dans des boutiques spécialisées (rayon phyto des pharmacies, boutiques diététiques et bio…) ou sur des sites tels que Nutrixeal, Anastore.

Source : Santé Nature Innovation


Source : Jean-Marc Dupuis (Santé Nature Innovation)

Chère lectrice, cher lecteur,

Je vous avais envoyé il y a un mois une lettre intitulée « L’insuline inefficace contre le diabète de type 2 ».

Cela m’avait valu une volée de bois vert (c’est le moins qu’on puisse dire) de plusieurs médecins qui craignaient que ma lettre soit mal interprétée et mette certains patients en danger.

J’ai alors accepté de faire un correctif.

Je n’avais pas fait d’erreur de fond et maintenais (bien sûr) ma position sur l’insuline. Mais je ne voulais pas la moindre ambiguïté sur un point : il devait être absolument clair pour tous mes lecteurs que la prise d’insuline est vitale et indispensable lorsque le corps n’a plus la capacité d’en fabriquer.

C’est le cas pour tous les diabétiques de type 1 mais c’est beaucoup plus rare pour les diabétiques de type 2.

Mes critiques de l’insuline portaient sur tous les cas, de loin l’immense majorité, dans lesquels les diabétiques de type 2 produisent encore de l’insuline.

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de constater que la médecine officielle rejoint cette position de bon sens.
L’insuline « pourrait faire plus de mal que de bien »

Le 1er juillet 2014, l’un des grands quotidiens de la médecine conventionnelle aux Etats-Unis, « Medical News Today », a publié un article intitulé « Le traitement à l’insuline contre le diabète de type 2 “pourrait faire plus de mal que de bien”. »
[1]

Selon le Pr John S. Yudkin, co-auteur d’une nouvelle étude parue dans le JAMA, Journal of the American Medical Association :

« Dans de nombreux cas, le traitement à l’insuline pourrait ne rien faire pour améliorer l’espérance de vie de qualité d’une personne. Si les gens pensent que la thérapie à l’insuline réduit leur qualité de vie de plus de 3 ou 4 %, cela dépasse tout bienfait potentiel du traitement chez pratiquement n’importe qui ayant le diabète de type 2 et de plus d’environ 50 ans. »

Cette façon de parler est peu claire.

« Réduire la qualité de vie de 3 à 4 % » ne veut strictement rien dire en bon français (ni en bon anglais d’ailleurs, la langue dans laquelle le texte est rédigé).

Mais vous comprenez le message : si la thérapie à l’insuline vous embête un tout petit peu, cette gêne ne sera pas compensée par une augmentation de votre espérance de vie qui en vaille la peine.

Et cette étude a été publiée dans le JAMA, la plus officielle des revues scientifiques de la médecine conventionnelle !!

Les auteurs de cette étude estiment qu’un patient qui commence un traitement à 75 ans, ne bénéficiera que de 3 semaines de vie en plus, ce qui leur fait poser la question de savoir si cela vaut la peine d’avaler des pilules ou de se faire des injections quotidiennes pendant 10 ou 15 ans et de supporter tous les effets indésirables du traitement pour si peu.

Ils n’osent pas répondre ouvertement à la question (peur de se faire taper dessus sans doute) mais faisons-le pour eux : non, évidemment, ça n’en vaut ni la peine, ni le coût, ni les ennuis, ni les dangers.

En revanche, ces mêmes auteurs expliquent qu’une personne malade du diabète de type 2 qui commence une thérapie à l’insuline à l’âge de 45 ans et diminue ses taux d’hémoglobine A1c de 1 % pourrait gagner 10 mois de vie, après des décennies de piqûres. Dans ce cas, disent-ils, cela peut valoir la peine de suivre le traitement mais c’est au patient d’en juger.
Le vent tourne !

De toute évidence, le vent tourne.

Vous ne lirez encore nulle part que l’insuline est totalement inefficace et nuisible pour les diabétiques de type 2. Pendant quelques années encore, on vous dira que le traitement est incontournable.

Et il l’est en effet dans certains cas extrêmes. Mais pour la plupart des malades, comme je l’avais écrit il y a quelques semaines, « traiter le diabète de type 2 avec de l’insuline, c’est comme traiter un alcoolique avec du whisky ».

Cette phrase m’a été reprochée. Mais qui sait si elle ne sera pas enseignée en faculté de médecine dans 25 ans ; écrite dans le Vidal, l’encyclopédie des médicaments ; gravée sur la porte des médecins !!
Confidence d’un vieux médecin

Un vieux médecin de mes amis m’a expliqué qu’autrefois, en faculté, on lui avait appris qu’il ne fallait pas donner d’insuline aux diabétiques de type 2.

Dans les dernières années de sa longue carrière, au milieu des années 2000, il se souvient avoir vu des diabétiques de type 2 qui, à sa grande surprise, s’étaient fait prescrire de l’insuline par des « diabétologues ». Il n’en avait jamais vu avant.

Il en avait déduit à l’époque que la médecine avait fait là un nouveau « progrès ». Sans doute, avait-il pensé, on s’était aperçu que ce traitement, déconseillé autrefois, était devenu utile.

Mais il m’a avoué cependant s’être demandé si cette nouvelle préconisation n’émanait pas de l’industrie pharmaceutique, qui a tout intérêt à ce qu’on donne aux gens des traitements au long cours, même quand ils ne font pas de bien.

Et quand je lui ai parlé de cette nouvelle étude du JAMA indiquant que ce remède n’était finalement pas si bénéfique que ça, vous ne serez pas étonné d’apprendre… qu’il ne fut pas été étonné du tout.

Pendant les décennies où il exerça la médecine, il en avait vu d’autres, des médicaments « miracle » qui s’avéraient, en définitive, dangereux pour les malades.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

[1] Insulin therapy for type 2 diabetes « may do more harm than good ».