Culture de la mort : le médecin peut décider d’arrêter le traitement d’un patient

Lorsqu’une personne n’est plus en état d’exprimer sa volonté et qu’un arrêt de traitement est souhaitable pour éviter qu’elle se retrouve en situation d’acharnement thérapeutique*, le médecin peut, après une procédure collégiale, lui délivrer une sédation profonde et continue, jusqu’à son décès.

Désormais, toute personne dont le pronostic vital est engagé à court terme peut indiquer, dans des directives anticipées, son choix sur l’arrêt des traitements destinés à le maintenir en vie. Il est également possible d’exprimer ce choix, à l’avance, alors que l’on est en bonne santé. À cet effet, le gouvernement propose deux formulaires de “directives anticipées” : l’un pour les personnes atteintes d’une grave maladie ou en fin de vie, l’autre pour les personnes qui n’ont pas de problème de santé au moment de la rédaction du document.

En l’absence de ces consignes, la volonté de la personne hors d’état de s’exprimer peut être relayée par une personne de confiance. Encore faut-il que le patient ait expressément désigné par écrit cet individu (proche, famille, médecin traitant). À défaut, le médecin doit se tourner vers le praticien traitant du malade, la famille ou les proches pour rechercher “la volonté” du patient.

Hormis le cas où le malade s’était manifesté en ce sens contraire, le médecin peut “renoncer à entreprendre ou à poursuivre des traitements qui lui paraissent inutiles, disproportionnés ou qui n’ont d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie”. Cependant, cette décision ne peut être prise qu’en cas “d’obstination déraisonnable (!)“, par l’équipe de soins (et non le médecin seul), et après consultation de la personne de confiance ou de la famille.

Lorsque l’arrêt des traitements a été décidé, le médecin peut ainsi recourir à une sédation profonde et continue (NDLR : Gesticulation verbeuse signifiant “Meurtre autorisé” tout en évitant de parler d’Euthanasie…), provoquant une altération de la conscience, jusqu’au décès. Concrètement, il s’agit d’administrer au patient un analgésique, tout en arrêtant les traitements le maintenant en vie, comme l’hydratation et l’alimentation.

L’utilisation de la sédation profonde peut également être engagée à la demande de la personne de confiance (??), ou, à défaut, de la famille (NDLR : Voir l’affaire Jérôme Lejeune…) ou d’un proche.

Source : Le particulier (Aout 2016)

Références :

(*) NDLR : défendre la Vie n’est plus une valeur prioritaire…


Pour MEMO :

07 janvier 2016

Une pro-euthanasie à la tête du Centre national de la fin de vie

Soulager mais pas tuer s’inquiète :

Soulager mais pas tuer prend acte de l’annonce de la nomination non encore officielle du Dr. Véronique Fournier à la présidence du nouveau Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, qui fusionne l’Observatoire national de la fin de vie et le Centre national de ressources en soins palliatifs.

Cette nomination confirme la nécessité d’une vigilance absolue. Madame Véronique Fournier a en effet multiplié les propos et démarches ambiguës autour de la fin de vie, stigmatisant volontiers les soins palliatifs et allant jusqu’à affirmer : « il faudrait que l’euthanasie devienne le soin palliatif ultime » (interview dans Le Monde du 7 février 2012 à propos du décès de Michel Salmon). 

Pour Tugdual Derville, l’un des porte-parole nationaux de Soulager mais pas tuer,

« la confusion entre soins palliatifs et euthanasie est la pire chose qui puisse arriver dans ce débat. Et c’est la première raison de notre mise en garde contre la proposition de loi Claeys-Leonetti dont le concept de « sédation profonde et continue jusqu’au décès » s’apparente, dans certains cas, à des euthanasies masquées ou à des suicides assistés. Certains effectuent un véritable travail de sape pour détourner les soins palliatifs de leur mission ; tout en affirmant les soutenir, ils prétendent qu’ils ne sont pas une solution crédible. Or, nous devons malheureusement constater que Véronique Fournier a largement contribué à cette confusion, en prônant ce qu’elle nomme « l’euthanasie palliative ». Elle ouvre de plus de nouveaux débats à hauts risques, comme lorsqu’elle laisse entendre qu’il faut réinterroger le respect de la vie des personnes âgées démentes en institution. Or, le « mal-mourir » appelle toujours un surcroit de solidarité sans jamais légitimer le franchissement de l’interdit de tuer, fondement du pacte social particulièrement indispensable pour les plus fragiles et les sans voix. »

A l’approche des derniers débats au Parlement pour finaliser dans les semaines à venir la loi sur la fin de vie, Soulager mais pas tuer appelle tous les parlementaires à la plus grande vigilance, afin que cette nouvelle loi ne vienne pas instaurer en France une euthanasie qui ne dirait pas son nom.”

(Source : Le salon beige)