Science

La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait

Des neuroscientifiques de l’université de Pittsburgh viennent d’identifier les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress. NEURONES. « L’axe du stress » est une notion connue depuis longtemps. On sait qu’en cas de situation d’urgence, le cerveau envoie un signal vers les glandes surrénales – petites structures coiffant les reins – qui sécrètent alors du cortisol. Celui-ci va provoquer des réactions physiques, accélération du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, sudation, comportement d’attaque ou de fuite, etc. jusqu’à ce que le cerveau le freine, une fois le danger passé. On soupçonnait jusqu’à présent qu’une seule, voire deux régions du cortex cérébral, à la localisation incertaine, contrôlaient la glande surrénale. Aujourd’hui, grâce à une nouvelle méthode de traçage qui révèle les longues chaines de neurones interconnectés, une équipe de l’université de Pittsburgh (Etats-Unis) affirme, dans une étude publiée dans les PNAS, qu’elle a découvert de multiples zones corticales liées anatomiquement aux glandes surrénales. Une réelle base anatomique pour les maladies psychosomatiques » “Cela vient apporter une nouvelle lumière sur la manière dont le stress, […]

Société

Culture de la mort : le médecin peut décider d’arrêter le traitement d’un patient

Lorsqu’une personne n’est plus en état d’exprimer sa volonté et qu’un arrêt de traitement est souhaitable pour éviter qu’elle se retrouve en situation d’acharnement thérapeutique*, le médecin peut, après une procédure collégiale, lui délivrer une sédation profonde et continue, jusqu’à son décès. Désormais, toute personne dont le pronostic vital est engagé à court terme peut indiquer, dans des directives anticipées, son choix sur l’arrêt des traitements destinés à le maintenir en vie. Il est également possible d’exprimer ce choix, à l’avance, alors que l’on est en bonne santé. À cet effet, le gouvernement propose deux formulaires de “directives anticipées” : l’un pour les personnes atteintes d’une grave maladie ou en fin de vie, l’autre pour les personnes qui n’ont pas de problème de santé au moment de la rédaction du document. En l’absence de ces consignes, la volonté de la personne hors d’état de s’exprimer peut être relayée par une personne de confiance. Encore faut-il que le patient ait expressément désigné par écrit cet individu (proche, famille, médecin traitant). À défaut, le médecin doit se tourner vers le praticien […]