Une “étude” de l’ANFR minimise les rayonnements du Linky

Dangereux ou pas les compteurs Linky ? La polémique fait rage entre ErDF (pardon, Enedis) et les opposants au “compteur intelligent”, source d’ondes malsaines et d’espionnage selon eux.

En effet, les compteurs Linky échangent des informations avec un concentrateur situé dans les transformateurs de quartier, grâce aux courants porteurs en ligne (CPL). Cette technique consiste à transmettre des données le long des câbles électriques. Comme tout appareil électrique, ils créent dans leur voisinage un champ électromagnétique. L’ANFR (Agence Nationale des FRéquences) vient de publier un rapport sur ces ondes.

Tests en laboratoire

En pratique, l’exposition spécifique liée à l’usage du CPL apparaît très faible et les transmissions sont brèves : moins d’une minute chaque nuit pour la collecte des informations de consommation, et des impulsions périodiques de surveillance du réseau d’une durée de l’ordre d’un dixième de seconde. Les premiers résultats, réalisés en laboratoire sur des compteurs, mettent en évidence des niveaux de champs électriques très en deçà des limites réglementaires. Ces faibles niveaux d’exposition diminuent très vite dès qu’on s’éloigne du compteur. La transmission CPL n’accroît ainsi pas  significativement le niveau de champ électromagnétique ambiant, selon l’étude.

Dans cette étude, l’ANFR a également mesuré les niveaux des champs électromagnétiques émis par des équipements du quotidien (téléviseurs, lampes ou chargeurs d’ordinateur). Les niveaux mesurés à proximité du compteur Linky apparaissent du même ordre de grandeur.

Les opposants au compteur nient ces résultats en arguant que, faits en laboratoire, ils ne correspondent pas à la réalité, études à l’appui là aussi.

L’ANFR va compléter son étude par des mesures chez des particuliers, avant et après installation du compteur Linky et par des mesures des niveaux de champs électromagnétiques créés par les concentrateurs (GSM !) situés dans les transformateurs de quartier.

Les opposants notent que l’édition de cette étude tombe la veille de la présentation du nouveau nom d’ErDF en Enedis. Ils n’y voient pas une coïncidence fortuite.

Source : La république des Pyrénées (Juin 2016)

NDLR : L’ANFR est une agence d’état… indépendance.. Pas grand mot sur les milliers de cellules GSM qui vont être créées afin de rapatrier les données vers le site centralisateur, ni aucune évocation concernant le compteur GAZPAR (gaz) où sa consœur système fabriquée par la même société concernant la relève à distance de la consommation d’eau… Une autre Loi viendra porter obligation à tous d’installer ces prochains compteurs et votre avis ne sera pas requis… Vive la non concurrence et la transparence des marchés publics.. Au fait, si une étude se confronte à des normes, qui décide des normes..?

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