Animaux : Point sur l’abattage rituel

L’abattage hallal, comme l’abattage casher, outre le fait qu’ils sont barbares pour les animaux car effectués sans étourdissement préalable (ce mode d’abattage est pourtant obligatoire en France depuis 1964), ont en plus l’inconvénient de ne pas permettre la suture de l’œsophage, ce qui peut provoquer des régurgitations pouvant contaminer la viande par la bactérie E.Coli.

ABATAGGE_HALAL
Breizh Info nous aiguille vers une application qui permet de savoir de quel abattoir provient la viande, et de connaître ainsi le mode d’abattage de l’animal : Vérifiez-abattage.fr permet, en entrant le code de l’abattoir, de savoir où et comment la bête a été abattue. Les informations proviennent de la liste d’abattoirs établie par l’OABA (Oeuvre d’Assistance aux Animaux d’Abattoir).

Etiquette_gd

Et il reste toujours la possibilité de demander à son boucher.

Source : Le salon beige (Avril 2016)


Pour mémo (Source : Les moutons enragés) :

Abattage conventionnel : la référence

L’animal est étourdi par un procédé mécanique (pistolet à tige perforante), électrique (pinces, bain électrifié) ou gazeux (caisson de gaz) qui a pour but de le plonger immédiatement dans un état d’inconscience et de le rendre insensible à la douleur.

Avant qu’il ne reprenne conscience, l’animal est mis à mort par un coup de couteau à travers la gorge qui a pour but de couper les artères et entrainer la saignée.

HALAL
L’animal, la tête placée dans la direction de la Mecque, est égorgé par le sacrificateur qui invoque, juste avant chaque égorgement, le nom d’Allah en proclamant « Bismallah Allahou Akbar », ce qui signifie « Au nom de Dieu le plus grand ».

Halal signifie « Licite », ce qui est permis. L’abattage du porc est interdit. L’animal est égorgé conscient (à vif) par un sacrificateur qui prononce une bénédiction au moment de l’égorgement.

Les espèces bovines, ovines et caprines doivent être immobilisées par un procédé mécanique et être maintenues pendant la saignée, jusqu’à la mort de l’animal.

Les autres espèces, volailles ou encore lapins, sont égorgés après suspension par les pattes.

Les sacrificateurs (égorgeurs) doivent obligatoirement être habilités par des organismes religieux agréés par le Ministère de l’Agriculture, qui sont : la grande Mosquée de Paris, la Mosquée de Lyon et la Mosquée d’Evry pour l’abattage rituel musulman ;

CASHER
Après avoir vérifié son couteau et avant l’abattage, le sacrificateur récite une bénédiction qui signifie « Béni sois-tu… Qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as ordonné l’abattage ».
Dans le cas où de nombreux animaux doivent être abattus, une seule bénédiction suffit.

L’égorgement doit être réalisé conformément à 5 règles édictées par la Thora (livre sacré du judaïsme) : aucune interruption du couteau, une certaine pression exercée sur la chair avec le couteau, une position précise du couteau, une zone d’égorgement définie, la coupure nette de la trachée et de l’œsophage.

La carcasse de l’animal est ensuite inspectée par le sacrificateur qui vérifie 18 points précis (état des organes, poumons en bon état etc.)
La carcasse de l’animal sera écartée si tous les points cités précédemment n’ont pas été strictement respectés et conformes.
D’autre part, certains organes de l’animal sont interdits à la consommation. Il s’agit notamment des reins, des intestins, des vaisseaux sanguins, du nerf sciatique et, pour le bétail, du suif (graisse).

Problématiques : Souffrances endurées

Non étourdis, égorgés à vif en pleine conscience, les animaux éprouvent des souffrances intenses. L’agonie des animaux peut durer jusqu’à 14 minutes (rapport INRA – décembre 2009).

 NDLR : à l’image de la mémoire de l’eau, les émotions (vibrations) étant véhiculées par le sang et imprimées dans la chair, se transmettent lors de l’ingurgitation. Voir aussi les expériences liées à la cristallisation sensible. AB