BRÉSIL. Le virus Zika ravage le cerveau des nouveau-nés

Transmis par le moustique tigre, le virus Zika provoque des malformations du crâne chez les nouveau-nés. Une épidémie frappe actuellement le Brésil.

Le Brésil est en état d’alerte : le virus Zika, moins connu que ses cousins le chikungunya et la dengue – transmis eux aussi par le moustique tigre – fait des ravages chez les nouveau-nés depuis plusieurs mois : il provoque une maladie congénitale très inquiétante, la microcéphalie, qui voit les bébés naître avec une boîte crânienne dont le diamètre est inférieur à la normale (habituellement supérieure à 33 centimètres), portant préjudice à son développement intellectuel. En novembre 2015, 739 cas suspects avaient été identifiés dans le pays et aucun décès n’avait été déploré. Le bilan s’est fortement alourdi depuis (NDLR, en 1 mois…!) : le ministère brésilien de la santé rapporte désormais… 3.174 cas et 38 décès suspects, selon le bulletin paru le mardi 5 janvier 2016. “L’épidémie se propage et touche maintenant 684 villes de 21 États”, est-il indiqué. L’État de Pernambouc compte le plus grand nombre de cas suspects (1.185), soit 37,33 % du chiffre total signalé dans tout le pays.

20 fois plus de cas que les années précédentes

Face à l’augmentation anormale (NDLR, des stats ?) du nombre de cas de microcéphalie chez les nouveau-nés en 2015 (2.782 cas au 31 décembre 2015), comparés aux années précédentes (voir graphique ci-dessous), les autorités sanitaires du pays avaient engagé en cours d’année des investigations pour établir son origine. Les soupçons se sont rapidement portés sur le virus Zika lorsque ce dernier a été découvert chez un nourrisson décédé, atteint de cette malformation du crâne et d’autres maladies génétiques.

© Damien Hypolite pour Sciences et Avenir

Un virus peu connu des scientifiques (NDLR : Qui n’empêche pas BigPharma de proposer un vaccin…)

Or le lien entre le virus Zika et les microcéphalies congénitales n’était pas scientifiquement prouvé”, précisait en novembre 2015 le Centre européen de prévention et contrôle des maladies. Toutefois, l’hypothèse tenait la route. “D’autres infections causées par des flavivirus (ndlr : un genre de virus comprenant celui de Zika, de la dengue, du Nil occidental, de la fièvre jaune, etc.) causent des malformations congénitales dont la microcéphalie, expliquait l’instance. Des études scientifiques restent nécessaires pour comprendre cette association et le rôle possible d’autres facteurs”. De manière générale, les scientifiques connaissent assez peu le virus Zika, contrairement à ses cousins le chikungunya et la dengue : une équipe franco-thaïlandaise a identifié en juillet 2015 la manière dont il infecte les cellules humaines, et les symptômes qu’il provoque dans la plupart des cas sont connus depuis plus longtemps : fièvre, douleurs articulaires, maux de tête et signes cutanés (et plus rarement, des complications neurologiques).

Afin d’éviter que l’épidémie ne se propage davantage, les autorités sanitaires brésiliennes recommandent aux femmes enceintes de garder les portes et fenêtres fermées et de se vêtir de vêtements couvrants et utiliser des produits répulsifs afin de se protéger des piqûres de moustiques. Elles ont même recommandé aux couples vivants non loin de lieux où le moustique prolifère de reporter leur projet d’enfant…


Ceci explique cela..? :

Dengue : le vaccin de Sanofi-Pasteur obtient l’autorisation de mise sur le marché au Mexique

Mercredi 9 décembre 2015, Sanofi-Pasteur a annoncé avoir obtenu l’AMM (autorisation de mise sur le marché) pour son vaccin Dengvaxia au Mexique. L’autorisation est donnée pour la prévention de la dengue chez les enfants, adolescents et adultes de 9 à 45 ans vivant en zone d’endémie.

La dengue est une maladie causée par 4 virus différents (DEN-1 à DEN-4) qui ne cesse de s’étendre dans les régions tropicales, subtropicales et au-delà. Selon l’OMS, on observerait 400 millions de nouvelles infections par an. La maladie est transmise par des moustiques du genre Aedes, principalement Ae. aegypti et Ae. albopictus. Ce dernier, désormais présent dans les régions tempérées, a déjà permis l’apparition de cas autochtones en France. Les recherches sur un vaccin ont commencé dès le milieu du XXème siècle dans différents laboratoires. Il a fallu à Sanofi plus de 20 ans, pendant lesquels différentes technologies ont été mises en œuvre, et un investissement de 1,5 milliard d’euros (NDLR : Subventions OMS ? Investissement à rentabliser), pour parvenir enfin au résultat (NDLR : Il est pourtant indiqué en date de décembre 2015 “que les scientifiques connaissent mal cette maladie”). Ces dernières années, l’annonce d’une commercialisation prochaine avait été faite à plusieurs reprises, mais des essais devaient encore être effectués pour préciser les caractéristiques d’efficacité et de sécurité du vaccin .

L’accord passé par Sanofi avec les autorités mexicaines prévoit que les premières doses de vaccin seront disponibles dans les semaines prochaines (NDLR, Pile quand les stats paraissent !). Trois doses administrées à 6 mois d’intervalle sont nécessaires pour obtenir l’immunisation. Le prix du vaccin ne sera connu qu’après discussion sur le programme qui sera mis en œuvre.

Des demandes d’AMM vont maintenant être déposées dans d’autres pays d’Amérique Latine, d’Asie, mais aussi en Europe et aux USA.

Dans les essais effectués jusqu’ici, le profil de sécurité de Dengvaxia s’est avéré très satisfaisant (NDLR, Quel recul ?). A présent, la large diffusion du vaccin, composé de virus recombinants atténués construits par l’homme, sera surveillée comme pour tout médicament commercialisé, à la recherche d’effets rares (!!) qui n’auraient pas été décelés.

Source : Communiqué de Sanofi-Pasteur, 9 décembre 2015, APMnews.com