Climato Intox : Finalement la couche de glace grandit plus vite que ses glaciers ne fondent !

Selon une récente étude réalisée par l’agence spatiale américaine NASA, les gains de masse de la couche de glace de l’Antarctique sont suffisants pour compenser les pertes croissantes des glaciers de la région.

D’après le document, le calotte glaciaire antarctique a gagné 112 milliards de tonnes de glace par an entre 1992 et 2001 (principalement dans l’est), et 82 milliards de tonnes par an entre 2003 et 2008. Ces chiffres vont à l’encontre des observations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui affirmait en 2013 que l’Antarctique avait perdu pas moins de 147 milliards de tonnes de glace entre 2002 et 2011.

Relatées dans le Journal of Glaciology, ces découvertes ne nient pas que les glaciers fondent à un rythme accéléré en raison du réchauffement climatique, mais font observer actuellement des gains supérieurs aux pertes dans d’autres zones.Les chercheurs ont en outre constaté que l’épaississement de la glace dans la région orientale de l’Antarctique est resté stable sur la période 1992-2008 à 200 milliards de tonnes par an, tandis que les pertes dans l’ouest de la région ont atteint à 65 milliards de tonnes par an.

Selon le chercheur principal du NASA Goddard Space Flight Center, Jay Zwally, si les pertes continuent à augmenter au même rythme que les augmentations, les pertes rattraperont les gains d’ici 20 ou 30 ans et il n’y aura pas suffisamment de chutes de neige pour les compenser.

Les résultats obtenus par la NASA montrent également à quel point il est difficile de mesurer les changements dans l’Antarctique. Les scientifiques US ont étudié les variations de la hauteur de la surface de la calotte glaciaire antarctique au moyen d’instruments radar de deux satellites de l’Agence spatiale européenne, de 1992 à 2001, ainsi qu’à l’aide de capteurs laser sur un satellite de la NASA de 2003 à 2008.

D’autres chercheurs ont également observé un gain de glace dans l’est de l’Antarctique, mais l’ont attribué à de récentes chutes de neige. Les chercheurs ont utilisé les données météorologiques remontant à 1979 pour montrer que la couche de glace dans la région s’était en fait épaissie.

Source : Sputnik News (Novembre 2015)