Enfant hyperactif, une fois de plus effet et cause sont confondus…

Connaissez-vous Pierre l’Ebouriffé, alias Crasse-Tignasse ? Ce petit garçon aux cheveux noirs, héros d’un livre écrit par le docteur Heinrich Hoffman en 1845, avait une particularité déroutante : celle de ne jamais tenir en place.

A longueur de temps, Crasse-Tignasse bouge, se tortille, s’agite et se balance d’avant en arrière. C’est comme si sa chaise était plantée de clous : jamais il ne reste assis tranquille dessus… Il refuse également que l’on lui coupe les ongles et les cheveux, ce qui explique cette chevelure dégoûtante qui lui vaut son surnom.

A travers ce personnage d’enfant terrible, le docteur Hoffman a décrit pour la première fois ce que l’on nomme aujourd’hui un enfant hyperactif.

Mais il faudra attendre 1897, pour que Désiré-Magloire Bourneville, « médecin aliéniste » comme on les appelait avant la fondation de la « psychiatrie », décrive en 1897 les symptômes de l’enfant instable.

Depuis, comme vous allez le voir dans un nouveau numéro des Dossiers Santé & Nutrition signé par le Docteur Jean-Paul Curtay , la fréquence de l’hyperactivité de l’enfant a littéralement explosé dans les pays dits « développés ». On estime aujourd’hui qu’elle affecte 3 à 11 % des enfants.

Mais très souvent, les parents ne sont pas conscients du problème.

« Pfff…C’est une maladie imaginaire »

En lisant ce dossier, vous allez voir ce qui se cache réellement derrière ce trouble encore teinté de mystère. Et comprendre pourquoi on parle aujourd’hui autant d’une maladie dont on ignorait souvent jusqu’à l’existence, il y a quelques dizaines d’années encore. D’autres explications permettent également de saisir pourquoi, notamment, on compte deux à trois fois plus de garçons que de filles qui sont atteints.

Vous allez découvrir que le diagnostic de ce trouble pose de sérieux problèmes : trop souvent, il est rangé sans ménagement dans la catégorie des pathologies « imaginaires » ou « inventées ».

Le Dr Curtay vous propose le premier tableau récapitulatif permettant de détecter le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TADH) chez l’enfant. Servez-vous en, bien sûr, et faites-le connaître autour de vous aux personnes que vous connaissez qui ont un enfant « agité ». Ils feront certainement d’intéressantes découvertes.

Car plus on détectera précocement le syndrome, plus on pourra réduire l’incidence des troubles.

Ceci est d’autant plus important que les conséquences de ce trouble s’aggravent avec l’âge adulte dans 40 % des cas et peuvent entraîner :

  • des relations sociales peu satisfaisantes,
  • une instabilité professionnelle,
  • des taux élevés de séparation et de divorce,
  • des déviances, parfois criminelles.

On estime par exemple que le risque de consommer de la drogue à l’adolescence est multiplié par 3,5 chez les enfants hyperactifs.

Les médicaments traitent le problème…à l’envers !

La passionnante étude du Dr Curtay permet d’identifier plusieurs facteurs expliquant le TADH :

  • une disposition génétique
  • une grossesse à problèmes
  • une exposition in utero à l’alcool et/ou au tabac
  • la prématurité
  • des déficits nutritionnels pendant la grossesse, en particulier en vitamines B
  • un accouchement difficile qui a pu engendrer quelques lésions cérébrales
  • un traumatisme crânien, surtout dans la petite enfance
  • etc.

Mais dans le numéro d’Aout 2015 des Dossiers Santé & Nutrition, vous verrez que les scientifiques ont commis une grosse erreur, en faisant une confusion entre la cause (le sur-régime) et les effets (l’épuisement).

Le résultat est qu’on prescrit souvent une amphétamine, qui est un accélérateur des pulsions (la plus connue étant la Ritaline). Mais c’est une erreur. Ces enfants ont certes une baisse de régime, mais elle est purement ponctuelle.

Le problème de fond est inverse : c’est bien un excès pulsionnel. Et vous verrez qu’un traitement adapté (voir plus loin) doit veiller à moduler et atténuer ces pulsions et non les stimuler comme le fait la Ritaline.

Mauvaise nouvelle à propos du poisson

D’autre part, vous allez comprendre pourquoi un certain nombre de facteurs environnementaux ou nutritionnels augmentent l’incidence de l’hyperactivité chez les enfants.

  • Le plomb induit des effets de type TDAH avec des effets observables dès 1,6 µg/dl de sang. C’est beaucoup moins que le seuil de 10 µg/dl retenu pour l’exposition in utero. Cela confirme la nécessité de revoir d’urgence à la baisse les niveaux de plomb tolérables pour les enfants.
  • Le mercure, ou surtout le méthylmercure (sa forme la plus bioassimilable), peuvent être en cause également. On le trouve beaucoup dans les poissons.

C’est ce qui explique que les enfants des tribus inuits, dans les régions arctiques du Nunavik canadien, sont trois fois plus enclins aux troubles de l’hyperactivité que la moyenne.

C’est pourquoi il faudrait retirer du marché alimentaire les plus gros prédateurs qui présentent les taux de mercure les plus élevés : requin, espadon, marlin, mérou, anguilles, silure, brochet

Mais ce n’est pas tout : le Dr Curtay vous révèle également quels sont les trois poissons que les femmes enceintes doivent éviter absolument.

Une semaine sans additif alimentaire : les symptômes chutent !

Parmi les autres facteurs qui tiennent une place de premier plan dans l’incidence de l’hyperactivité, on trouve les additifs alimentaires, et en particulier le benzoate de sodium.

Bien évidemment, ce n’est pas la peine de compter sur les experts, souvent en lien avec les lobbys agro-alimentaires, pour accepter une obligation d’étiquetage avertissant les consommateurs du risque augmenté de TADH avec ces additifs.

Pourtant, une étude réalisée en double aveugle sur 1863 enfants de 3 ans a montré que le retrait pendant une semaine des colorants et du benzoate de sodium est pourtant associé à une réduction de l’hyperactivité.

Voilà pourquoi le Dr Curtay a décidé de vous livrer la liste des additifs à qui les autorités de santé publique devraient retirer l’autorisation: parmi eux on retrouve les colorants, les benzoates, le mono sodium glutamate (MSG), mais aussi les médicaments contenant encore du glutamate et de l’aspartate (en France, le Sargenor reste très prescrit chez les enfants).

A côté de ces additifs à éviter à tout prix, ce numéro des Dossiers de Santé & Nutrition vous fait découvrir les substances naturelles qui agissent en défense de l’organisme.

Manque de magnésium et d’oméga 3 augmentent les perturbations

Le magnésium est un minéral qui contribue à protéger des métaux lourds dont il réduit le passage à l’intérieur des cellules. Mais surtout, le magnésium est fondamental dans la modulation des stress psychologiques.

Son déficit se traduit par des tensions musculaires, digestives, des perturbations du sommeil et de l’anxiété.

En Allemagne, une étude a été menée sur 2 841 écoliers. Elle a permis de montrer que de meilleurs apports en magnésium réduisait de façon significative le niveau de stress des enfants, qui se manifeste par exemple par des maux de ventre.

De la même manière, les études très nombreuses (le Dr Curtay en a recensé 34 !) attestent des effets positifs d’un meilleur statut en acides gras oméga 3 sur les enfants souffrants des syndromes de TADH. Pour mémoire, on en trouve dans les petits poissons (anchois, sardines, hareng), l’huile de colza, de lin, les graines de chia ou de chanvre.

Le traitement oublié par l’industrie pharmaceutique

Je vous en ai parlé au début de cette lettre : il existe un traitement nutritionnel contre l’hyperactivité qui a été totalement négligé par l’industrie pharmaceutique et les autorités de santé.

Au lieu de stimuler artificiellement l’attention, comme le font les amphétamines, il s’agit de redonner aux neurones de quoi produire normalement et durablement la noradrenaline, qui agit comme relanceur de l’attention et de la concentration.

La noradrénaline est fabriquée à partir d’un acide aminé, la tyrosine. Il suffit d’en prendre quelques jours pour que les neurones se rechargent et continuent à refonctionner de manière durable, avec beaucoup moins d’effets secondaires que les médicaments.

Dans ce numéro des Dossiers Santé & Nutrition, le Dr Curtay vous précise bien sûr la posologie, les conditions de prise, les contre-indications (grossesse, allaitement, mélanome malin, hyperthyroïdie etc.), et vous révèle une astuce pour éviter les effets secondaires possibles de la tyrosine.

Enfin, il propose également un protocole complet destiné à équilibrer l’impulsivité.

  • manger des glucides lents : légumes secs, pain semi-complet, flocons/semoules…
  • consommer des oléagineux et du chocolat noir (qui constituent l’en-cas idéal pour les enfants)
  • garder du temps pour l’expression créative de tous ordres
  • prendre du magnésium matin, midi, soir (liposoluble, avec taurine et arginine : D Stress Booster)
  • faire une cure d’un mois seulement de vitamines B à dose correctrice, comprenant le spectre entier des vitamines B, dont 50 mg de vitamine B6)
  • si insuffisant, prendre nicotinamide ou vitamine PP (Nicobion 500)
  • éventuellement : luminothérapie, mélatonine (3mg au coucher)

Source : Santé Nature Innovation (Août 2015)


Tout petits, certains enfants font preuve d’une inquiétante activité : ils bougent sans cesse, même lorsqu’ils dorment, et jamais leur regard ne se fixe plus d’une seconde sur la même chose !

Leurs mains, leurs pieds, leur tête, sont constamment en mouvement. Ils attrapent (et cassent !) tout ce qui passe à leur portée.

Si leurs parents parviennent, à grand peine, à garder patience, il n’en va pas de même des nourrices, puéricultrices et autres maîtresses de maternelle.

Parce qu’elles ont la charge d’un groupe de petits enfants, ce qui est en soi exténuant, la présence au milieu d’eux d’un bambin aussi remuant compromet leurs efforts pour maintenir le calme et organiser des activités ordonnées.

Lorsqu’elles ont épuisé leur arsenal de douceur, de promesses, puis de menaces et de punitions, elles n’ont pas d’autre choix que de convoquer les parents, pour d’abord rechercher une explication familiale au problème (« Votre enfant n’est-il pas victime de maltraitances à la maison ? ») et ensuite, quand la piste s’est révélée vaine, dispenser de savants conseils éducatifs (« Mettez-vous à son écoute », « Faites preuve de fermeté… »).

Enfin, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence que rien de tout cela ne marche, l’ultime recours est de déclarer que votre enfant est probablement malade, et que c’est donc sur les étagères d’une pharmacie que se trouve la solution à son problème.

L’enfer commence

Pour les parents qui arrivent à la fin de ce cycle, c’est en fait l‘enfer qui commence.

Ils vont devoir faire avaler à leur malheureux petit des produits chimiques qui ne font rien d’autre que modifier sa personnalité.

Les médicaments contre le Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (abrégé en TDA/H) contiennent en effet des psychostimulants.

Il s’agit de la Ritaline, du Concerta, de la Déxédrine ou encore de l’Adderrall, qui contient des dérivés d’amphétamine, une substance que les habitués des rave-party connaissent sous le nom de « ecstasy ».

Ils ont une impressionnante liste d’effets indésirables, allant des changements d’humeur aux insomnies, en passant par la dépression et les accès de panique. Dans tous les cas, ils ne « guérissent » pas le trouble et n’empêchent pas sa persistance à l’âge adulte.

Hyperactivité et troubles de l’attention ne sont pas des maladies

3 à 5 % des enfants occidentaux sont diagnostiqués comme souffrant du Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDA/H), considéré par la médecine comme une « maladie neurologique ».

Mais il faut bien réaliser que, contrairement à d’autres maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, il n’y a aucun test psychométrique, biologique ou physique, comme un scanner du cerveau par exemple, qui permette de diagnostiquer le TDA/H.

C’est pourquoi cette « maladie » est avant tout fondée sur l’opinion du médecin, sur l’idée qu’il se fait de la façon dont devrait se comporter un enfant normal. Le diagnostic de TDA/H est d’ailleurs généralement fait à la suite de difficultés scolaires, autrement dit d’une incapacité de l’enfant à s’astreindre aux contraintes de l’enseignement collectif, parce qu’il est sans cesse en train de remuer et d’être intéressé par tout ce qui l’entoure, au lieu d’écouter sagement le professeur.

Ce qui nous amène à une très intéressante réflexion sur l’origine réelle du TDA/H.

Les enfants hyperactifs à l’époque de Cro-magnon

Imaginez-vous que vous viviez, non en 2012, mais il y a 20 000 ans, dans une tribu de chasseurs-cueilleurs, et que vous ayez donné naissance à un enfant « souffrant » de TDA/H.

Au lieu de rester bien tranquillement dans votre case, cet enfant n’a de cesse que de partir dans la forêt, tout explorer autour de lui. Absolument infatigable, il s’active du matin au soir à pêcher dans les rivières, grimper aux arbres pour cueillir des fruits, gratter la terre pour déterrer des racines, quand il n’est pas en train de traquer tous les malheureux volatiles, lièvres et marcassins qui passent à sa portée.

Eh bien je prétends que, loin d’être une malédiction pour votre famille, vous seriez absolument RA-VI d’avoir un enfant « hyperactif » !! Par contre, vous auriez été toute la journée sur le dos de cet autre enfant, calme, obéissant et désespérément occupé à faire des dessins sur les murs de votre caverne…

Il en va de même si vous aviez été un paysan du Danube, au Moyen-Âge. Dès 3 heures du matin, votre petit hyperactif aurait été debout pour traire les vaches. A 5 heures, vous l’auriez retrouvé en train de nettoyer l’écurie. A 7 heures, il aurait été aux champs, puis se serait emparé de la hache pour couper du bois, serait allé tirer de l’eau du puits, et ainsi de suite jusqu’à tard dans la nuit.

Ce qui signifie que ce n’est pas un hasard si cette « maladie » a fait son apparition tout récemment. Au Canada, le nombre de prescriptions de Ritaline a été multiplié par 5 de 1990 à 1997 (1). Il a aussi doublé entre 2001 et 2008. (2) Aux Etats-Unis, ce sont déjà 15 % des garçons de 11 ans blancs qui sont considérés comme touchés, et qui par conséquent prennent des médicaments contre le TDA/H. (3)

Pendant des centaines de milliers d’années, les individus « hyperactifs » ont été une bénédiction pour leur famille, et les sociétés humaines étaient parfaitement adaptées pour les accueillir. Ils rendaient service à tout le monde !

Mais aujourd’hui où tous les enfants de 3 ans sont soumis au même rythme uniforme de l’école maternelle, les petits hyperactifs sont devenus des perturbateurs, des empêcheurs d’enseigner en rond. Alors on leur donne des médicaments pour les forcer à entrer dans le moule des crèches, des garderies, des écoles, et des petits appartements des grandes villes.

Droguer les enfants pour améliorer leurs notes ??

Bien souvent, la prise de médicaments contre le TDA/H est causée par l’angoisse des parents face aux mauvaises notes de leur enfant. Cette angoisse peut bien sûr être communiquée à l’enfant lui-même, qui prend l’habitude de prendre ces médicaments qui, effectivement, améliorent la capacité de concentration, du moins provisoirement.

Le problème est que, selon les témoignages d’anciens malades accros à l’Adderall, ce médicament vous permet de travailler et de vous concentrer avec l’efficacité d’un robot, mais vous devenez indifférent aux aspects physiques, émotionnels et sociaux de l’existence, ainsi qu’à vos anciennes passions.

Cela pose un grave problème pour le développement affectif des enfants qui ont pris ce médicament à l’âge de 8 ou 9 ans, et qui ne savent absolument pas quels sentiments ils auraient éprouvés, quels intérêts ils auraient développés, s’ils n’avaient pas été sous influence.

Si vous avez un enfant hyperactif et que vous voulez l’aider à l’école

Maintenant, je comprends que, puisque la préhistoire est terminée, il faut bien trouver une solution pour que votre enfant hyperactif ne soit pas trop malheureux dans notre société. Mais avant de recourir aux médicaments, des changements de régime alimentaire, une meilleure gestion des émotions, et une moindre exposition aux toxines peuvent déjà améliorer considérablement le comportement de votre enfant – et ses notes à l’école.

De plus en plus, des observations scientifiques montrent que nourrir correctement votre flore intestinale avec des bactéries bienfaisantes que l’on trouve dans les nourritures fermentées de façon traditionnelle (et dans les probiotiques) est très important pour le bon fonctionnement du cerveau, ce qui inclut le bien-être psychologique et l’égalité d’humeur. Le Dr Natasha Campbell-McBride a démontré la puissance et l’efficacité de cette théorie. Dans sa clinique de Cambridge, en Angleterre, elle traite les enfants et les adultes souffrant de TDA/H mais aussi d’autisme, de problèmes neurologiques, psychiatriques, immunitaires et digestifs grâce à un programme nutritionnel qu’elle a développé, le GAPS (Gut and Psychology Syndrome, ou syndrome intestinal et psychologique). La théorie qui sous-tend le GAPS est expliquée dans son livre, Gut and Psychology Syndrom, qui n’existe malheureusement pas en version francophone. (4)

Dans une interview donnée au Dr Joseph Mercola, le Dr Lendon Smith, un expert mondial du traitement naturel du TDA/H, explique :

« Lorsque j’ai développé ma connaissance de la nutrition, j’ai remarqué que si les médicaments stimulants avaient un effet calmant (comme c’est le cas avec la TDA/H), cela signifiait que l’enfant n’avait pas assez de norépinéphrine (une hormone et un neuro-transmetteur) dans le système limbique, et que je pouvais aider avec un bon régime alimentaire et des compléments qui pourraient activer les enzymes dans le cerveau qui fabriquent ce neurotransmetteur.

  • Si l’enfant a déjà fait des infections dans les oreilles, j’arrête les produits laitiers et je lui donne du calcium – 1000 mg – avant le coucher. (Selon le Dr Mercola, arrêter les produits laitiers est une bonne chose, mais pas donner du calcium ; il considère que donner un complément de magnésium est beaucoup plus efficace) ;

  • Si l’enfant est exagérément chatouilleux, je lui donne du magnésium – 500 mg est une dose sûre pour un enfant comme pour un adulte ;

  • S’il a une personnalité du type « Dr Jekyll et Mr. Hyde » (changements d’humeur brutaux), cela signifie qu’il souffre d’hypoglycémie intermittente et qu’il a besoin de grignoter toute la journée pour conserver un bon taux de sucre sanguin. Lui faire augmenter sa consommation de protéine et baisser sa consommation de glucide pour stabiliser son taux. Pas de produits à base de farine blanche, ni de sucre.

  • S’il ne se souvient pas de ses rêves, il a besoin de vitamine B6 – 50 mg par jour ;

  • S’il a déjà fait de l’eczéma, ou s’il a la peau sèche et écailleuse, il doit prendre des acides gras essentiels (oméga-3) ;

  • S’il a des cernes sombres sous les yeux, c’est qu’il mange quelque chose auquel il est intolérant : lait, blé, maïs, chocolat, œufs, agrumes. »

Autres thérapies à essayer avant de donner des médicaments contre l’hyperactivité à votre enfant

  • Diminuez fortement ou éliminez de son alimentation le sucre et en particulier le fructose ;
  • Evitez de lui donner de la nourriture industrielle, en particulier celle qui contient des colorants, des arômes artificiels, et des conservateurs. Cela inclut les plats préparés et les charcuteries, y compris les saucisses type Knacki ;
  • Remplacer les boissons gazeuses, jus de fruit et lait par de l’eau ou des tisanes sans sucre. C’est très important car ces boissons sont l’une des principales sources de fructose dans l’alimentation des enfants aujourd’hui ;
  • Assurez-vous que votre enfant reçoit d’importants et réguliers apports de bactéries saines, issues de nourritures fermentées biologiques ou des probiotiques de haute qualité ;
  • Donnez à votre enfant beaucoup d’aliments riches en oméga-3, donc de l’huile de colza, des poissons gras et assurez-vous qu’il a un bon équilibre oméga-3/oméga-6 ;
  • Mettez autant de légumes bios que possible dans son régime alimentaire, à la fois pour réduire son exposition aux polluants et pour augmenter ses apports en nutriments essentiels (vitamines et minéraux) ;
  • Réduisez la part de céréales dans son alimentation, surtout de blé. Même le blé entier peut avoir des effets néfastes sur l’équilibre mental, parce qu’il contient de grandes quantités d’agglutinine de germe de blé (AGB) qui ont une action neurotoxique. Le blé inhibe aussi la production de sérotonine, un neuro-transmetteur qui agit sur l’humeur, et dont l’essentiel de la production a lieu dans vos intestins, pas dans votre cerveau. Essayez d’abord d’éliminer le blé pendant une à deux semaines puis observez si vous remarquez une amélioration radicale du comportement de votre enfant.
  • Evitez les édulcorants artificiels de toutes sortes ;
  • Faites faire à votre enfant autant d’exercices et d’activités de plein-air que possible ;
  • Faites lui prendre le soleil pour maintenir un taux optimal de vitamine D. Les scientifiques sont actuellement en train de s’apercevoir que la vitamine D joue un rôle dans le cerveau, car ils ont récemment découvert la présence de récepteurs de la vitamine D dans la moelle épinière et le système nerveux central. La vitamine D pourrait contribuer au processus de détoxification du cerveau. Si une exposition suffisante au soleil n’est pas possible dans votre région, donnez-lui des compléments de vitamine D3 ;
  • Aidez votre enfant à analyser et canaliser ses émotions. Des exercices de relaxation sont nécessaires mais vous pouvez contribuer à son calme intérieur en adoptant une attitude positive avec lui. Le Dr Smith pense que les parents devraient dire à leurs enfants des choses positives au moins deux fois plus souvent qu’ils ne leur donnent des ordres ou ne leur posent des questions. Si vous criez et grondez plus souvent que vous ne lui parlez de façon bienveillante, cela peut contribuer à entretenir son excitation.
  • Limitez son exposition aux métaux et produits chimiques toxiques en remplaçant les produits d’hygiène, les détergents et les nettoyants d’intérieurs par des produits naturels. Des métaux comme l’aluminium, le cadmium, le plomb et le mercure sont courants dans des milliers de produits alimentaires, objets et produits domestiques, et produits industriels. La présence de ces métaux toxiques dans le corps de votre enfant peut interférer avec d’innombrables phénomènes physiologiques, avec bien sûr des conséquences possibles sur son humeur et son comportement.

Pour en savoir plus à ce sujet, je vous invite à regarder l’interview du Dr Smith sur le site du Dr Mercola, mais encore une fois, elle est intégralement en anglais… non sous-titré… (5)

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

  1. Enquête sur le trouble de l’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) diagnostic et traitement au méthylphénidate chez les médecins canadiens, Santé Canada, 1999. [Consulté le 30 juin 2010]. www.hc-sc.gc.ca
  2. IMS Health Canada cité dans Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. Institut du développement de l’enfant et de la famille. [Consulté le 30 juin 2010]. www.mrj-utopia.com
  3. http://www.huffingtonpost.com/larry-diller/overuse-of-prescription-drugs_b_950802.html
  4. http://products.mercola.com/gaps-diet/
  5. http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2001/01/07/lendon-smith.aspx