La Cour suprême US approuve une méthode d’injection létale controversée

La Cour suprême des États-Unis a donné son avis sur une méthode contestée de peine capitale par injection létale précédée par l’utilisation d’un anxiolytique controversé, le  midazolam.

Plusieurs cas d’exécutions pénibles et longues à se terminer avaient été rapportées.

Cinq juges sur quatre ont ainsi validé le recours à ce produit censé rendre “inconscient” le condamné à mort avant l’administration de la substance finale mortelle. Les magistrats de la Cour suprême ont estimé dans leur jugement que la méthode d’exécution appliquée est en conformité avec le 8e Amendement de la Constitution qui proscrit les souffrances “cruelles et inhabituelles”.

Les Etats américains, où la peine de mort est toujours en vigueur, manquent cruellement de barbituriques pour les exécutions capitales, et utilisent le midazolam.

Le 16 janvier 2014, dans l’Ohio, Dennis McGuire a rendu l’âme après 26 minutes d’intenses suffocations. Le 29 avril dans l’Oklahoma, Clayton Lockett est mort au terme de 43 minutes de “râles et gémissements”. Le 23 juillet, Joseph Wood en Arizona est décédé 117 minutes après l’administration de l’injection létale, contre une dizaine de minutes dans les exécutions qui se passent normalement.

Source : zinfos974 (Juin 2015)