Bienvenue sur SOS Harmonie   Click to listen highlighted text! Bienvenue sur SOS Harmonie

A méditer : Un réveil miraculeux après 20 ans de coma

Un américain de 42 ans impressionne en 2006 l’ensemble de la communauté scientifique. Après 19 ans de coma, il se réveille et réussi à prononcer quelques mots à la grande surprise de tous.

En 1984, Terry Wallis, alors âgé de 19 ans, tombe dans le coma après un gravissime accident de voiture. Pendant dix-neuf ans, Terry reste alors dans un état végétatif profond et sera maintenu à la vie grâce à des soins administrés quotidiennement. En juillet 2003, il sort miraculeusement de son coma et commence à prononcer de petits mots tel que « maman », « lait » ou « pepsi » pour la première fois. Aujourd’hui, il serait capable d’exprimer tout ce qu’il souhaite et commencerait même à effectuer quelques petits mouvements.

Ce cas particulier intéresse beaucoup les médecins et chercheurs du monde entier. En effet, très rares sont les cas de coma où le patient retrouve l’usage de la parole après une période aussi longue. Sauf cas exceptionnel, on considère que lorsque l’état végétatif dure plus d’un an, les chances de retrouver une activité cérébrale sont minimes.

C’est dire si ce cas et les travaux des chercheurs bouleversent bien des dogmes. Dans la plupart des cas, un traumatisme crânien important coupe les connexions nerveuses et les neurones sont détruits par la violence du choc. Or dans le cas de Terry Wallis, certaines cellules nerveuses sont restées étonnement intactes. Selon les spécialistes, c’est ce qui a fait la différence dans ce cas précis. Les neurones de Wallis ont dû partiellement recréer un réseau de connexions entre eux, ce qui lui permet aujourd’hui de pouvoir bouger et parler.

Les chercheurs aimeraient aujourd’hui comprendre pourquoi ces repousses ont eu lieu chez Wallis et non chez d’autres patients. En appréhendant ces mécanismes, il deviendrait demain possible de prédire la possible récupération du patient mais également de la stimuler.
Aujourd’hui, Terry Wallis souffre d’amnésie complète à propos des deux décennies, mais se rappelle sa vie avant son accident. Jusqu’à récemment, Terry Wallis était persuadé d’avoir 20 ans et pense que Ronald Reagan est l’actuel président des Etats-Unis.

Source : Journal of Clinical investigation du 3 juillet 2006 publié en ligne


30 jours dans le coma puis le réveil : récit d’un retour à la vie

www.lesoir.be (F

Plongée dans un coma artificiel pendant un mois, Christine Chatelain témoigne de sa difficile reprise du cours de sa vie.

Il est 18h quand Christine Chatelain, 56 ans, quitte rejoindre ses amies. Ce soir-là, elles allaient à un concert organisé dans le cadre du Nancy Jazz Pulsations, un festival de musique populaire dans l’est de la France. À peine les avait-elle rejoints que Christine s’écroule en pleine rue, victime d’une rupture d’anévrisme.

À son réveil, un mois s’était écoulé et aucun souvenir de l’accident. «  C’est assez bizarre comme sensation, comme si je m’étais endormie un jour puis réveillée un mois plus tard, sans savoir où j’étais et ce qui s’était passé  » explique-t-elle. «  D’ailleurs, je n’ai aucun souvenir de mon réveil non plus et de tous les jours qui ont suivi, c’est le flou total dans ma tête  ». Quand elle évoque cette période de sa vie, Christine la décrit comme «  un trou noir  ». «  Le plus frustrant, ajoute-t-elle, c’est de savoir que je ne retrouverai jamais mes facultés à 100 %. J’étais une femme dynamique et en pleine santé. Aujourd’hui, je suis une femme fatiguée et clouée à la maison »

Rupture d’anévrisme et coma artificiel

Après sa chute, Christine est rapidement transportée aux urgences du C.H.U de Nancy. Les premiers diagnostics des médecins tombent : rupture d’anévrisme avec hémorragie méningée, elle doit être opérée d’urgence. Elle est ensuite placée dans un coma artificiel, afin de réduire la tension dans sa boîte crânienne et mettre son cerveau au repos.

Les jours et les semaines passent. La famille vient lui rendre visite mais tous les jours avec un peu moins d’espoir. Son état est pourtant stationnaire. Trois semaines plus tard, les médecins proposent alors de diminuer les sédatifs et commencer un réveil progressif de la patiente. «  Deux scénarios sont possibles, expliquaient les médecins à la famille, soit elle ne se réveille pas, soit elle se réveille mais avec des séquelles. Il faut aussi vous préparer à l’éventualité qu’elle reste dans un état végétatif  ». À ce stade, les médecins n’étaient sûrs de rien.«  Cela prendra trois à cinq jours  » avaient annoncé les médecins. Mais Christine ne se réveillera qu’au bout de deux semaines.

« Elle était incohérente la plupart du temps »

«  Elle ne parlait pas  » témoigne sa fille, Magali. «  Elle avait juste les yeux ouverts et nous fixait sans bouger  ». Pour communiquer, un clignement des yeux pour « oui », deux clignements pour « non ». «  Mais elle était incohérente la plupart du temps  » précise sa famille. Même une fois la parole retrouvée, Christine avait perdu tous ses repères dans le temps. «  Elle a demandé une fois à ma tante d’aller changer mes couches  », plaisante Magali, aujourd’hui âgée de 25 ans.


Andrew a 30 ans. Souffrant de graves lésions cérébrales, il était l’une des victimes de la catastrophe du stade d’Hillsborough, en 1989, où 95 supporters avaient trouvé la mort dans une bousculade monstre à l’occasion d’un match de football entre Liverpool et Nottingham.

Depuis ce jour, Andrew était peu à peu entré dans un «état végétatif chronique», selon la terminologie médicale. En d’autres termes, il vivait sans respiration artificielle, mais avec l’aide de perfusions pour l’alimenter.

D’ordinaire, les médecins évoquent un état végétatif chronique lorsqu’après un délai de six mois, suite à un accident, le patient ne manifeste toujours aucun signe de conscience vis-à-vis de l’extérieur. «Six mois, c’est le temps que l’on se donne pour espérer une modification de la situation clinique, et l’apparition de signes de communication», nous expliquait récemment le docteur François Tousseau, qui dirige une unité de prise en charge de ces malades, près de Lyon.

«Après ce délai, toutes les équipes médicales le disent, il est très rare qu’il se passe quelque chose.» La plupart du temps, ces personnes installées dans un coma profond ne vivent pas très longtemps. Ce sont des états instables, au cours desquels de multiples infections annexes peuvent se développer. En France, on estime à 1 200 par an le nombre de personnes souffrant d’un coma grave , à la suite d’un accident vasculaire ou d’un choc accidentel. Mais l’espérance de vie est très réduite : plus de 90% meurent la première année.

Andrew, pour sa part, vivait dans sa famille, après quelques mois passés à l’hôpital. Et, récemment donc, il aurait pu faire un signe du doigt : grâce à un petit appareil, il pourrait désormais dire oui ou non. «Ce n’est pas unique, mais c’est très rare», explique le docteur Tousseau. En Grande-Bretagne, ce «réveil» relance le débat sur l’euthanasie. Un débat confus, comme souvent en pareilles occasions. On parle de «débrancher des appareils». Mais, dans le cas présent, Andrew vit sans appareillage particulier, l’entourage se «contentant» de l’aider à se nourrir. «Dans un cas comme celui-là, ce ne serait plus de l’euthanasie passive qui entraînerait la mort. Il faudrait un geste actif de la part d’un médecin, par le biais de l’injection d’un produit mortel. Ce qui est tout à fait différent», ajoute le docteur Tousseau.

Source : Libération (Mars 1997)

Témoignage retour à la vie après 51 jours de coma


Aux frontières de la mort : revenus d’un coma, ils racontent.

18 % de ceux qui sont revenus d’un coma racontent des curieuses histoires.

Au départ il y a la récente médiatisation du livre de Jean-Paul Duc, un cadre supérieur de Haute-Savoie déclaré mort par les médecins après une crise cardiaque. Alors qu’on le transfère à la morgue, un infirmier découvre stupéfait que sa poitrine bouge. De cette mort clinique, au cours de laquelle il affirme avoir vécu une expérience extraordinaire, appelée “expérience de mort imminente” (Emi), l’homme a tiré un livre (1). Troublant.

Midi Libre a lancé un appel à témoins pour rencontrer des personnes ayant vécu une expérience analogue. Contre toute attente, c’est une avalanche d’histoires intimes (109 précisément) qui ont déferlé. Nous avons échangé avec 37 de nos témoins, tous faisant preuve d’une grande sincérité et de beaucoup d’humilité face à un phénomène qui les dépasse et les interroge… Récits.

“Un groupe de personnes, que j’ai appelées plus tard des êtres de lumière, s’est dirigé vers moi” 

Nicole Canivenq habite à Saint-Jean-de-Védas (Hérault). En 2003, cette brillante directrice commerciale, compétente et investie dans son travail, est au volant de sa voiture. A l’issue d’une sortie de route provoquée par l’éclatement d’un pneu, elle percute un arbre avec une grande violence.

Elle raconte : « Je n’ai pas eu conscience de l’accident. Je me suis simplement éveillée avec le sentiment de n’être pas dans le bon sens, de « flotter » au-dessus de mon corps. Il m’a fallut un effort pour me « remettre dans le bon sens ». J’étais dans un endroit très vert. L’herbe semblait vivante. Comme douée de conscience. Un groupe de personne, que j’ai appelé plus tard des « êtres de lumières » s’est dirigé vers moi. J’étais baignée par l’amour. Pas l’amour comme on le connaît dans la vie quotidienne. Quelque chose de profondément différent, et de mille fois plus intense. »

Elle revient à elle alors qu’un pompier lui tient la main, et la force à sortir de sa léthargie. 11 ans plus tard, elle a quitté son travail pour devenir sophrologue et « aider les autres ». Et son compagnon, « parce qu’à l’issue de l’année que j’ai passé à l’hôpital, je me suis rendue compte que mon amour n’était pas authentique ».

Elle n’a jamais été croyante, au sens religieux du terme. « J’ai été baptisée, comme tout le monde, mais pour moi la religion n’était qu’une succession de belles histoires pour les enfants ». Elle se dit même « très cartésienne ». Pourtant, depuis cette expérience, elle croît aux « choses invisibles » et juge qu’il existe un ordre de réalité différent et plus spirituel. Elle ne voue plus sa vie à la réussite professionnelle mais à l’aide et au partage.

« Comme quand papa revient et qu’on va jouer à la plage »

Yoan a 9 ans. A 7 ans, il a fait une chute dans l’escalier au domicile de ses parents, à Canet-en-Roussillon. Transporté d’urgence à l’hôpital de Perpignan, son cœur s’arrête pendant quelques minutes. Il a subi un traumatisme crânien, une poche de sang se forme dans son cerveau. Les médecins l’opèrent, lui sauvent la vie. Il reste onze jours dans le coma.

Il raconte : « J’étais assis et je regardais les docteurs en train de soigner un petit garçon. Ils parlaient fort et s’agitaient. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais là. J’avais peur : alors je suis allé à la recherche de ma maman. J’ai suivi un couloir très sombre, au sol mou comme de la moquette. Il y avait une lumière très forte, comme quand maman ouvre les volets le matin dans ma chambre, mais ça ne faisait pas mal aux yeux. Il y avait plein d’autres enfants qui avaient tous l’air gentil. J’étais bien. Comme quand papa revient et qu’on va jouer à la plage. J’ai entendu ma maman m’appeler, je suis revenu près de docteurs. J’ai vu que c’était moi qu’ils soignaient et j’ai eu très mal dans la poitrine. »

Chose curieuse, alors que l’enfant a été inconscient puis plongé dans un coma artificiel pendant une semaine, c’est qu’il se rappelle du prénom de l’interne qui s’est occupé de lui. Un interne qui a changé d’hôpital le surlendemain de l’accident du petit garçon.

Annick, la mère de Yoan reste inquiète : « J’entends souvent mon fils parler tout seul dans sa chambre, et dire des choses très matures pour son âge. Mais le plus stupéfiant, c’est qu’avant l’accident, il avait beaucoup de difficultés à l’école, il était bagarreur et dissipé. J’étais obligé de le faire suivre parce qu’il n’arrivait pas à apprendre à lire. Quelques mois après son retour à l’école, il était devenu le meilleur élève de sa classe, et il est devenu un petit garçon très gentil et très sage. »

« Depuis qu’on est mort, on n’a peur de rien »

Pierre Marmelat et Martine Rondeaux ont subi un très violent accident à moto le 13 avril 2009. Percutés par un chauffard, ils ont dû être amputés chacun de la jambe droite. Lui était facteur et elle suivait une formation de comptable. Ils allaient se marier. Installés à Cabeyrac (Gard), ils ont été transportés dans deux hôpitaux différents.

Pierre, qui ne se rappelle pas de l’accident, témoigne : « J’ai eu une sensation de flottement, comme dans un trou d’air. J’ai vu mes proches. Je suis passé dans un tunnel, noir, voûté. Après, j’ai éprouvé une immense sensation de bien-être, baigné dans une grande lumière. J’avais l’impression qu’un enfant me prenait la main et j’éprouvais la même allégresse que quand ma fille me dit « allez viens, on va se promener. J’étais calme, serein, je n’avais pas peur ».

Martine, de son côté, se rappelle de toutes les circonstances de l’accident. Secouriste elle-même, elle a réalisé sur son corps les points de compression nécessaires pour limiter l’hémorragie. Plongée dans un coma artificiel par les médecins, elle raconte une histoire très détaillée : « J’étais dans une maison, au sein d’une immense famille, plus loin il y avait une vieille dame et une rivière. Pas loin il y avait la mort, la Grande faucheuse. A chaque fois que je lui disais non, la vieille dame me souriait. »

Pierre et Martine se sont retrouvés quelques mois plus tard, en centre de rééducation à Lamalou-les-Bains. « Nous avons découvert que nous avions fait tous les deux une expérience étrange. Nous avons rencontré aussi un autre patient qui nous a rapporté une histoire analogue. Les infirmières nous ont dit qu’elles entendaient régulièrement des patients en parler. »

« Nous ne parlons pas trop de ça. Les gens ne comprennent pas. Mais ce qui est sûr c’est que nous avons changé. Depuis que nous sommes mort on n’a plus peur de rien. On réfléchit plus qu’avant, mais quand on décide de faire quelque chose, on le fait. »

« Je n’ai jamais parlé de ça à personne, pas même à ma femme »

Joseph Garcia a 82 ans. C’est un vieux monsieur prudent et serein qui vit actuellement à Lagamas, dans l’Hérault. A l’âge de 21 ans, alors qu’il travaillait comme coffreur-boiseur dans la centrale thermique des Houillères de Carmaux (Tarn), l’une des barres métalliques qu’il utilise pour damer le béton entre en contact avec une ligne à haute-tension située au-dessus. « Ca a été le vide. Par la suite on m’a raconté qu’il y avait eu un arc électrique terrible. Je me rappelle de quelques images : les autres ouvriers en cercle autour de moi. Et l’ambulance où j’ai dit à un collègue « je crois que c’est la fin ».

Emporté par une émotion incroyable, le vieux monsieur, qui n’a jamais parlé de ça à personne, et l’a gardé au fond de lui depuis plus de 60 ans, raconte : « Je me suis retrouvé dans une grande salle ocre, très belle. Je me suis rendu compte que c’était un tunnel. Il y avait une tache blanche au fond. Juste le blanc. Un blanc absolu. Je n’ai jamais vu un blanc comme ça. Même la neige n’est pas aussi blanche. Je me suis vu moi-même dans la lumière, enfin, mon ombre. Je me suis senti immédiatement très léger. Je me suis dit alors : « si c’est ça mourir, je ne crains pas la mort » Là où j’étais, je ressentais un bien être total, l’extase. Le nirvàna comme on dit maintenant. »

« Quand j’étais dans le tunnel, je me suis retrouvé avec trois enfants. J’ignorais ce qu’ils faisaient là. Ce n’est qu’aujourd’hui, avec le recul, que je trouve étrange d’être réellement, aujourd’hui, père de trois enfants. ».

« Depuis j’ai essayé mille fois de retrouver cette sensation de plénitude, sans jamais y arriver. Ca m’a suivi toute ma vie. Je suis resté une dizaine de jours dans le coma, j’étais brulé sur tout le corps. Cela faisait juste un mois que j’étais marié : pour un voyage de noce ça commençais mal ! » plaisante-t-il.

« Pendant des semaines à l’hôpital, alors que le médecin s’occupait de ma peau avec les nouvelles techniques issues de la découverte des antibiotiques, je me suis trouvé hors de mon corps. Plus tard mes voisins de chambre m’ont dit que je n’avais pas cessé de hurler et de geindre, et pourtant moi je n’ai rien senti. Puis mon corps a été pris de crise de hoquet tellement violentes que j’en faisais trembler le lit. On m’a fait boire des sirops pendant des jours entiers. Le médecin disait que je ne passerais pas la nuit. Je me voyais d’au-dessus : comme si quelqu’un d’autre était à ma place. Ca peut paraître illogique mais c’est ainsi. Je sais aussi que malgré le fait que j’étais dans le coma, je me rappelle très bien du nom et du visage de l’infirmière en chef qui a désobéi au médecin pour continuer le bon traitement pour moi et qui m’a donc sauvé la vie. Comment j’ai pu connaître son nom ? »

« Au final, à la sortie de l’hôpital, je me suis retrouvé invalide à 60% et dans l’incapacité de faire un travail manuel. Je suis retourné à l’école, puis j’ai passé un concours pour entrer à la Caisse d’allocations familiales du Tarn. A la fin de ma carrière j’en étais devenu le fondé de pouvoir.  Depuis l’accident, je suis capable de déceler l’authenticité chez mon interlocuteur, alors qu’avant j’avalais tout ce qu’on me disait. »

« On m’aurait pris pour un fou ou un menteur »

Marc-Paul, de Poussan (Hérault) a voulu nous en dire plus. Ingénieur des mines à la retraite il a la tête bien sur les épaules. « Je n’en n’ai jamais parlé parce qu’on m’aurait pris pour un fou ou un menteur. »

« J’ai saisi l’occasion de votre appel à témoin pour parler de ça. Je sais que je n’ai pas rêvé, c’était trop fort et trop réel. Un rêve ou un cauchemar ne vous perturbe pas toute une vie comme cette expérience l’a fait. »

Il est blessé près de Constantine, pendant la guerre d’Algérie, d’une balle qui lui percute la tempe et dont il garde une trace profonde. Il est hospitalisé et reste inconscient pendant un mois entier. Curieusement, alors qu’il n’a jamais rien lu sur ce sujet, il nous raconte une histoire analogue. Un tunnel, une lumière éblouissante et accueillante, des êtres qui l’entourent, une sensation de bonheur inoui. « J’ai pensé : la mort c’est le meilleur moment de ma vie. »

« Ce qui me rend certain au sujet de mon expérience c’est que j’ai eu à savoir, pendant mon « absence », plusieurs choses que je ne pouvais qu’ignorer. Notamment l’amour que me portait une femme que j’avais perdue de vue depuis le lycée. Qui est devenue mon épouse depuis. Les circonstances de la mort de mon oncle, à Verdun, que j’ai vérifiées dans les archives militaires lors de leur ouverture au public dans les années 80. Personne ne le savais puisque ça n’était jamais sorti des archives militaires. Et pour cause : il avait été tué par un de ses officiers alors qu’il refusait de lui fournir des faveurs sexuelles. J’ai aussi vu comment j’aurais à résoudre longtemps après un problème technique très particulier dans le creusement d’un tunnel dans les Alpes suisse. La présence d’une poche d’eau et d’une faille sédimentaire dans un massif dont j’ignorais jusqu’à l’existence au moment de mon accident. Dont j’ai compris, lorsque la question s’est posée sur le chantier en 1991, que j’en possédais déjà la réponse. »

« Pourtant, je n’avais jamais parlé de ça. Sauf à ma mère. Je sais que c’est la vérité, mais je sais aussi qu’on me prendrait pour un fada si je le racontais. Mais ce qui est clair, c’est que toute ma vie aura été traversé par cette conscience. Par l’absence de peur de la mort et par une affection pour tout les humains. »

Ils discutent avec des morts…

D’autres témoignages encore. Une vieille dame de Lunel qui raconte avoir discuté avec son mari, mort depuis sept ans, alors qu’elle sombrait dans le coma à l’hôpital Lapeyronie. Un couple de motards du Gard qui ont vécu une expérience similaire dans deux hôpitaux différents après un accident tragique. Une jeune maman qui est passée à côté de la mort en accouchant et qui raconte un étrange dialogue avec son enfant mort-né.

Des dizaines d’histoires troublantes enfin, de témoins qui ne cherchent pas la publicité mais vivent avec ce souvenir qui les dépasse et guide leur vie entière. Et pose bien des interrogations.

Source : Midilibre.fr (2012)

Click to listen highlighted text!