La présence d’un chien dans une maison protège l’enfant contre asthme et infections.

Le microbiote intestinal pourrait expliquer pour partie cette action.

Plusieurs études suggèrent que lorsqu’il est exposé régulièrement à un chien dans la plus tendre enfance, le risque de développer allergie ou asthme diminue chez l’enfant.  Et maintenant, des chercheurs indiquent que des changements dans la flore microbienne intestinale pourraient être le mécanisme derrière cette protection. Ils publient les résultats d’une étude effectuée chez la souris dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences «.

Ils expliquent que lorsque les souris étaient exposées aux poussières de maison où vivait un chien, la communauté des microbes dans leur intestin – connue comme le microbiote intestinal – était remaniée.

Cela aboutissait aussi en une diminution de la réactivité du système immunitaire aux allergènes communs. Dans leur étude, les investigateurs mirent en présence des souris des cafards ou des allergènes protéiques et observèrent que les réponses inflammatoires au niveau pulmonaire – qui sont associées avec l’asthme – étaient significativement réduites chez les souris qui avaient été exposées aux poussières de maison où vivaient des chiens, comparées à celles qui étaient exposées aux poussières de maison sans chien.

En particulier, les chercheurs ont isolées une espèce de bactéries appelée Lactobacillus johnsonii. Lorsqu’elle était donnée par voie orale à des souris, elle prévenait l’inflammation des voies respiratoires attribuée aux allergènes ou à l’infection au virus syncytial respiratoire (virus qui est associé avec un risque augmenté d’asthme dans l’enfance).

Le niveau de protection offert par à L. Johnsonii, elle seule, est inférieur à celui qui est fourni par le catalogue complet microbien des poussières provenant des maisons ou habitaient des chiens. Cela suggère que d’autres espèces bactériennes sont sans doute nécessaires pour une protection complète de l’arbre respiratoire.

Les auteurs sont convaincus que la composition et la fonction du microbiote intestinal  influencent fortement les réactions immunes et présentent une nouvelle voie de recherche pour le développement de thérapeutiques vis-à-vis de l’asthme allergique et d’une variété d’autres maladies.

Cette étude montre que de souris exposées à des poussières de maisons, dans lesquelles vivent un chien, sont protégées contre des allergies et l’asthme, ce qui expliqueraient que les enfants vivants, depuis leur naissance, dans une maison avec un chien ont un risque réduit d’allergie !

La manipulation du microbiote intestinal représente une nouvelle voie thérapeutique prometteuse pour protéger des individus à la fois contre des infections pulmonaires et/ou une maladie allergique respiratoire.

 Source : www.vetopressbox.com (Novembre 2014)