L’homéopathie est une thérapie quantique (preuves).

C’est l’un des grands messages de premier congrès français de « Thérapies Quantiques », qui fut organisé à Aix-en-Provence les 20 et 21 novembre 2010.

Médecins et chercheurs spécialistes de la physique et de la chimie quantique, de l’aromathérapie et des médecines vibratoires étaient au rendez vous.

En 2005, un article du Lancet, revue médicale britannique renommée proclamait « La fin de l’homéopathie »… Le premier congrès de thérapie quantique d’Aix-en-provence vient pourtant d’en démontrer l’extraordinaire vitalité. Devant une salle comble, une dizaine de spécialistes se sont succédé pour confirmer la pertinence de cette approche au regarde des connaissances en physique quantique.

Albert Claude Quemoun, docteur en pharmacie, président de l’Institut Homéopathique scientifique est expert scientifique international à Genève, a ouvert les débats : « En entendant les mots « dimension invisible de l’information », j’ai de suite pensé aux travaux que j’ai réalisé et fait valider par l’Inserm en 1984, sur l’effet de substances indétectables sur le cerveau (…) Ces travaux qui ont été confirmés scientifiquement en 2007, grâce à l’équipe du Dr William Rostène, directeur de recherche en neurophysiologie à l’Inserm. »

Effectué sur deux groupes de rats de laboratoire rigoureusement sélectionnés, ces recherches visaient à montrer que certaines hautes dilutions homéopathiques agissent sur certains récepteurs du cerveau – les récepteurs muscariniques, qui interviennent dans de nombreuses fonctions du système nerveux parasympathique – situés dans le putamen, un ganglion de nerf profondément enfouis dans le noyau cérébral des rongeurs.

Leurre radioactif

« Ne pouvant visualiser chimiquement ou physiquement la réalité d’une réaction de médicaments homéopathiques sur le cerveau du rat, j’ai dû utiliser une technique indirecte, explique le Dr Quemoun. J’ai utilisé un leurre placé sur les récepteurs muscariniques, du QNB radioactif marqué au tritium (QNB H*). J’ai pu alors mesurer l’effet du médicament homéopathique, en suivant au microscope électronique le déplacement des leurres chassés des récepteurs par les dilutions de produits pharmacologiquement actifs. » Par la suite, à l’aide d’un compteur de particules, il est parvenu à dénombrer celles restées sur les récepteurs. Le Dr Quemoun a d’abord procédé avec des dilutions de produits allopathiques comme l’atropine ou la hyoscyamine, des molécules aux effets antagonistes sur le système nerveux. Puis avec des dilutions de plantes (la belladone, la jusquiame et la datura) contenant les mêmes principes actifs.

Au bout de quatre longue années de travail avec plusieurs collaborateurs et étudiants, le Dr Quemoun met en évidence des résultats concrets et intéressants. « Tout d’abord, plus on augmente la dilution, plus l’effet pharmacologique diminue. L’effet est proportionnel à la dilution. Plus c’est dilué, moins c’est actif, comment le Dr Quemoun, les deux mains enfoncées dans les poches. Si l’on continue les dilutions, arrive un moment où il n’y a plus d’effet. J’appelle cela des trous d’inactivation, des niveaux de dilution où il ne se passe rien. Puis de nouveau, une activité réapparaît, des leurres sont déplacés. » Et cela survient à des doses infinitésimales, en deça du nombre d’avogadro – le seuil après lequel il n’y a plus aucune molécule active dans la dilution. Il n’y « que » de l’eau.

Biais statistique

« La barrière d’Avogadro, quand on est certain qu’il n’y a plus se substance dans la dilution, c’est l’argument massue pour dire que l’homéopathie en marche pas », point avec malice Marc Henry, professeur de chimie à l’université de Strasbourg et spécialiste de l’eau, qui décrypte dans l’article du Lancet un problème de fond : « L’allopathie fonctionne, mais il manque les études à résultats négatifs, c’est ce qu’on appelle un biais statistique. Car les scientifiques préfèrent publier les bons résultats et non les mauvais. Pour l’homéopathie, il y a en revanche des études positives, mais aussi quelques études négatives, ce qui est une bonne chose. Toute la différence entre les deux approches tient uniquement au fait que les droit de régression avec intervalles de confiance pour les études à grand nombre de cas se rapprochent plus rapidement de l’effet nul pour les remèdes homéopathiques. Par contre, dès que le nombre de patients est plus réduit, les deux approches fonctionnent aussi bien l’une que l’autre. Ceci démontre tout simplement que l’homéopathie, contrairement à l’allopathie, n’est pas une médecine de masse, fait bien connu de tous les thérapeutes. »

Faits scientifiques

Aujourd’hui, poursuit-il, deux cent ans après son invention par Samuel Hahnemann, l’homéopathie présente un certain nombre de faits scientifiques. Des traits mis en évidence par le chercheur Jacques Benveniste, qui permettent par exemple de savoir que l’homéopathie devient inopérante au-dessus d’une température de 70°C, en présence de champs magnétiques ou d’ultrasons, qu’il y a une nécessité d’avoir de l’oxygène. Avec l’azote, le traitement homéopathique perd son effet. « En l’état actuel des connaissances, nous avons tout ce qu’il faut pour expliquer l’homéopathie, poursuit le Pr Henry. L’homéopathie a des bases scientifiques. Nous n’avons pas besoin de faire appel à des théories qui n’existent pas. L’homéopathie fonctionne selon deux sciences – les sciences les plus fondamentales que l’on connaisse : la mécanique quantique et la topologie du vide. »

Cohérence de phase

« Le maître, c’est l’eau », résume Marc Henry. Derrière tous les processus biologiques, il y a de l’eau. Dans la glace, dans les grappes (ou « clusters ») de molécules d’eau à l’état vapeur, on trouve toujours des structures statiques délimitant du vide. Dans l’eau liquide, on a plutôt un réseau fluctuant de liaisons d’hydrogène, mais il y a toujours du vide. La théorie quantique des champs prédit que des domaines de cohérence de phase peuvent apparaître dans l’eau liquide via un couplage électromagnétique entre les molécules d’eau d’une part et le vide d’autre part. Cette cohérence de phase quantique, continue le spécialiste de l’eau, se produit sur une échelle de 100 nanomètres et concerne donc plusieurs millions de molécules d’eau.

Etre en cohérence de phase signifie que les molécules d’eau, le vide et les photons piégés dans ces nano-domaines se comportent comme une seule chose, une seule entité indissociable. L’apport d’énergie du photon excite la molécule d’eau, ce qui fait qu’elle occupe un volume un peu plus grand. Il y a donc plus de vide pour le même nombre de molécule, ce qui explique que l’eau cohérente présente une densité légèrement inférieure à l’eau incohérente. La cohérence de phase peut être renforcée dès que l’eau se trouve au voisinage de biomolécules telles que l’ADN ou les protéines. Dès qu’il y a la cohérence, on peut stocker de l’information et cette « eau liée » acquiert le statut « d’eau vivante ».

Immatérielle mais réelle

« C’est probablement là dans ce mécanisme quantique subtil qui donne naissance aux domaine de cohérence de l’eau que doivent être recherchés le stockage et le décodage de l’information homéopathique (…) C’est pourquoi l’homéopathie est une médecine quantique par excellence, souligne le professeur Henry, parce que l’information se stabilise de manière électromagnétique via le vide quantique généré par le réseau fluctuant de liaisons d’hydrogène. L’information homéopathique se trouvant dans le vide, et non dans la matière, et parce que le vide est toujours là, même si l’on dilue le soluté à l’infini, il est possible de comprendre pourquoi l’homéopathie fonctionne. Nous sommes en effet dans de la mécanique quantique pure et dure, et non dans l’effet placebo. » Une analyse partagée pas le physicien Emmanuel Ransford qui propose l’idée qu’au moment où il n’y a plus de principe actif dans l’eau, l’information reste sous forme « suprale », c’est-à-dire invisible, immatérielle mais réelle. « Hahnemann a eu l’idée de dynamiser ses remèdes par succussion. Mon interprétation, nous explique Emmanuel Ransford, spécialiste de la physique quantique, est basée sur la présence d’une information suprale dans l’eau. Plus vous secouez les remèdes, plus les molécules du principe actif vont être confrontées aux molécules d’eau, donc plus les informations suprale du principe actif vont de diffuser efficacement dans la dilution acqueuse. Ce genre d’effet renforce mon idée qu’une partie de cette fameuse mémoire de l’eau est sans doute suprale. »

Trou d’activation

Comment cependant expliquer les trous d’activation mis en évidence par Albert-Claude Quemoun ? Pourquoi une certaine dilution restera-t-elle sans effet, au contraire de celle qui la suit ou la précède ? Désireux de résoudre ce paradoxe, le Dr Quemoun a mis en place une seconde salve de tests, basée sur la réflexion que l’homéopathie est efficace sur les sujets « sensibles ». Il a donc décidé de rendre ses rats sensibles aux substances avec lesquels il travaille. Pour cela, il leur donne tous les jours des dilutions homéopathiques de ces substances, jusqu’à 15 CH. Le Dr Quemoun a donc artificiellement créé chez ses sujets des symptômes pour que ceux-ci soient en demande de la même substance pour les guérir, pour qu’ils y soient sensibles.

Son hypothèse est juste. La seconde batterie de tests du Dr Quemoun montre que si le sujet est sensibilisé, non seulement l’effet homéopathique s’accentue, même à très hautes dilutions, en deça du nombre d’Avogadro (10-24), mais les trous d’inactivation diminuent largement. « Plus le sujet est sensible et moins il y a de trous d’inactivation. Toutes les dilutions du même principe actif auront tendance à produire un effet. » De quoi regarder autrement la sensibilisation des personnes aux substances toxiques et aux pollutions chroniques, souligne Albert-Claude Quemoun, qu’il s’agisse de nanoparticules fines, de pesticides ou d’ondes électromagnétiques. Une fois sensibilisé, le corps réagira même à des niveaux d’exposition très faibles. Une piste pour comprendre les électrohypersensibles ou les intolérances alimentaires est ouverte.

« Le choix du médicament homéopathique peut être juste, mais la dose choisie tomber sur un trou d’inactivation propre à la sensibilité de l’individu. Il est bon alors d’essayer d’autres dilutions du même médicament avant de dire qu’il ne marche pas », suggère aussi Albert Claude Quemoun, qui clôt son exposé sur ses recherches en matière de Parkinson. « Ces premières expériences ont permis d’étendre la connaissance du mode d’action de médicaments à usage homéopathique sur la maladie de Parkinson sur des récepteurs dopaminergiques sensibilisés et non sensibilisés. »

Symptômes psychologiques

La science de l’homéopathie reste ouverte. Des inconnues subsistent, à l’image des questions soulevées par le Dr Martine Gardenal, le célèbre médecin homéopathe, également présente à ce congrès. « La toxicité des substances donne des symptômes chez un sujet sain, mais les remèdes homéopathiques réalisés avec ces substances traitent chez un malade un spectre de symptôme beaucoup plus large… Comment expliquer par exemple l’apparition d’une efficacité sur des symptômes psychologiques avec des dilutions homéopathiques ? Pourquoi pour une même substance, selon les dilutions, les effets diffèrent ils ? Voire deviennent inverses comme pour Arnica Montana qui peut soit fluidifier soit coaguler le sang ? Et enfin, si nos dilutions s’impriment dans le vide, comment expliquer les différences d’effets relevées ente les dilutions hahnemanniennes, où l’on change de tube à chaque étape de la dilution, et les dilutions korsakoviennes où l’on utilise un seul tube ? » Autant d’interrogations ouvrant le terrain de l’homéopathie à de nouvelles pistes de travail scientifique. A suivre dans un prochain congrès…

Par Miriam Gablier et Maxence Layet – Nexus – Janvier février 2011