Georges Lakhovsky, univers et vibrations

Georges Lakhovsky était un scientifique et ingénieur des ponts et chaussées d’origine russe, qui vécut en France, ayant œuvré dans le domaine de la médecine non conventionnelle.

Les travaux de Lakhovsky sont liés à la géobiologie radiesthésique et aux ondes de forme. Ils ont inspiré la biorésonance. Selon l’AFIS, « le paranormal et les théories “vitalistes” doivent beaucoup à Georges Lakhovsky, créateur d’une vision vibratoire de l’ensemble de l’univers, dite « équilibre cosmo-tellurique ».

Il inventa une méthode de soin par les ondes et publia des ouvrages affirmant que les cellules émettent et absorbent des radiations électromagnétiques à des fréquences précises.

Il soutint que l’état de santé des êtres vivants dépend de la qualité des vibrations de leurs cellules et qu’il était possible de rehausser ses vibrations par l’application de champs électromagnétiques.

En collaboration avec Nicolas Tesla il créa un appareil radio générant des champs électromagnétiques pulsés entre deux antennes. Il présenta de nombreuses photos « avant/après » de patients guéris d’un cancer par sa méthode dans les hôpitaux du Val-de-Grâce, Necker et Saint-Louis. Il mourut à 72 ans, après avoir été renversé par une voiture.

Dans l’édition N° 167 du journal “L’homme Libre”, certains  affirmaient qu’il aurait été éliminé par un simulacre d’accident.

 

Quelques exemples de traitement réalisés par Georges Lakhovsky :

 

 Tumeur à l’œil
avant / après
Tumeur basocellulaire
avant / après
Tumeur de l’utérus
avant / après
Régénération cellulaire

 

Georges Lakhovsky fut l’auteur de nombreux essais. « Récemment, 3 oscillateurs à ondes multiples, appartenant à M. Boris Vassileff, ont été découverts. Ces machines ont été construites pendant les années 1932 – 1942 par les Laboratoires COLYSA, ancienne société Georges Lakhovsky à Paris. Une analyse technique fut réalisée par la firme MultiWaveResearch. »


Publications

  • Contribution à l’étiologie du cancer (Gauthier-Villars et Cie), 1927.
  • Les Ondes qui guérissent (Gauthier-Villars et Cie), 1929.
  • L’oscillation cellulaire. Ensemble des recherches expérimentales (Gaston Doin et Cie), 1931.
  • La Formation néoplasique et le déséquilibre oscillatoire cellulaire. Traitement du cancer par l’oscillateur à longueurs d’ondes multiples (Gaston Doin et Cie), 1932.
  • La Cabale : histoire d’une découverte, l’oscillation cellulaire (Gaston Doin), 1934.
  • Œuvres (J.B.G., 1979).
  • L’origine de la vie (Gauthiers-Villars, 1926)
  • Contribution à l’origine du cancer (Gauthiers-Villars, 1927)
  • L’Universion (Gauthiers-Villars, 1927)
  • Le Secret de la vie (éditions Gauthiers-Villars, 1926)
  • La Science et le Bonheur (Gauthiers-Villars, 1930)
  • L’Etatisme, mort des nations (SACL, 1931)
  • L’éternité, la vie et la mort (Fasquelle, 1933)
  • La Terre et nous (éditions Fasquelle, Paris, 1933)
  • La Matière (G. Doin et Cie, 1934)
  • L’oscillateur à longueurs d’ondes multiples (G. Doin et Cie, 1934)
  • Le racisme et l’orchestre universel (Alcan, 1934).

Georges Lakhovsky
est né à Minsk (1869, Russie – 1942 New York, États-Unis)

 Source : wikipedia.org


Important complément, l’Excellent dossier de Phan Duc pour Blog Danco :

 

Lakhovsky – Un génie jalousé en France

 

Si Lakhovsky gagne aujourd’hui en connaissance et reconnaissance c’est à travers sa thérapie basée sur les circuits oscillants et surtout sur son invention la plus importante et la plus révolutionnaire pour son époque, l’oscillateur à longueurs d’onde multiples (OLOM).

Sans délaisser l’apport thérapeutique, nous souhaitons, quant à nous, mettre l’accent sur d’autres idées de Lakhovsky audacieuses mais non dépourvues de fondement et peu abordées dans les écrits récents. Lakhovsky n’est pas un simple « génie des anneaux » comme le titre d’un ouvrage récent peut le laisser entendre.

C’est un inventeur-né, un chercheur infatigable qui prête attention à tout ce qui se passe dans la vie car il s’intéresse à tout. On peut dire que Georges Lakhovsky est à la fois un philosophe, un humaniste, un écrivain, un industriel, un mécène, un guérisseur [1] avec ses anneaux et son oscillateur à longueurs d’onde multiples, un théoricien, un chercheur, un savant.

* * * * *

On ne peut que se réjouir du regain d’attention du public, quelque peu averti certes, sur Georges Lakhovsky à l’heure actuelle. Brigitte Bouteiller donne entre autres, le climat et l’ampleur du phénomène Lakhovsky dans son ouvrage intitulé Lakhovsky. Le génie des anneaux. Santé, résonance et circuits oscillants [2]. Dans la dernière livraison du magazine Nexus (Science & Alternative) [3], Lim Kim Anh rend hommage à ce génie en ramenant au jour sa thérapie avec un article de 10 pages bien documenté et synthétisé.

Le petit monde

 En parcourant la toile, on peut tomber sur des articles traitant de Lakhovsky et sa thérapie révolutionnaire. Mais le monde Lakhovsky reste l’affaire des « initiés » et le nom de Lakhovsky a du mal à percer dans la presse conventionnelle soit-elle médicale ou d’information générale. Plantons peut-être le décor avec les principaux acteurs à l’heure actuelle :

  • Guy Thieux : un passage obligé pour ceux qui s’intéressent à Lakhovsky. À son retour des États-Unis après la mort de son père en 1942, Serge, le cadet des deux fils de Lakhovsky souhaitait que l’œuvre de son père fût poursuivie. Il a donc confié à Guy Thieux, ingénieur en géophysique la lourde tâche de mener à bien les expériences et applications de la thérapie basée sur les ondes électromagnétiques. Guy Thieux a donc accepté de poursuivre les recherches avec un groupe de collègues et amis au sein d’une association loi 1901, la Synapse. À l’heure actuelle c’est la personne qui connaît mieux Lakhovsky à travers Serge qui a mis à sa disposition tous les ouvrages de son père. Déjà à la retraite, mais Guy Thieux continue à faire connaître Lakhovsky par des conférences données un peu partout. Sa dernière en date remonte au 17 février 2012 à Paris. On peut trouver aussi sur le site de Margot, la compagne de Guy Thieux, des articles en vrac sur Lakhovsky :
  • Enfin, pour compléter le tableau familial on peut ajouter le site de Emmanuel Thieux, fils de Guy et Margot, qui reprend en quelque sorte le flambeau.
  • Dans le sillage de Guy Thieux on peut citer le Professeur Philippe Herzog, le Dr. Philippe Lagarde, spécialiste en oncologie et en stomatologie qui a décidé de s’installer en Italie, ce qui lui a permis d’intégrer la thérapie basée sur l’oscillateur à longueurs d’onde multiples dans ses pratiques médicales. « J’ai préféré quitter ce pays où les intérêts économiques prévalent sur les choix pertinents de santé publique. Les hommes politiques sont devenus des larbins de la mondialisation de l’industrie pharmaceutique. Les citoyens ont le pouvoir de changer la donne, mais auront-ils le courage de le faire ? La population a toutes les clés en main. Mais il faut qu’elle se dépêche d’agir, sinon, il sera trop tard» [4]
  • Le Dr. Jean-Louis Portes : sa thèse de médecine s’intitule La Vie et l’œuvre de Lakhovsky, soutenue en 1984 à l’Université Pierre & Marie Curie – Faculté de Médecine Pitié Salpêtrière. Mais la partie sur « l’intégration des outils de Georges Lakhovsky dans la médecine officielle ne fut pas appréciée à sa juste valeur  » [5]. Des membres du jury ont été sceptiques et ironiques à cet égard. Bien sûr que Jean-Louis Portes a connu Serge Lakhovsky qui a mis à sa disposition à lui aussi, les ouvrages de Lakhovsky. La thèse de JL Portes est téléchargeable à titre gracieux car l’auteur considère que son travail appartient désormais au domaine public ce qui n’est pas le cas de la majorité des auteurs de thèses [6].
  • Brigitte Bouteiller : auteur de l’ouvrage cité.
  • Lim Kim Anh : auteure de l’article sur Lakhovsky dans Nexus cité
  • Les passionnés de Lakhovsky et sa machine L’oscillateur à longueurs d’onde multiples (OLOM): ce sont d’abord Jean-Claude Dupuy, Tony Kerselaers et Bruno Sacco. Ces deux derniers sont des ingénieurs électroniciens contrairement à Jean-Claude Dupuy dont la formation est plutôt la mécanique [7]. Il faut dire aussi que les deux ingénieurs électroniciens étaient dans un premier temps les lecteurs-clients de Jean-Claude Dupuy qui a compilé sous la forme d’un CD [8], tout ce qu’il avait trouvé sur la machine OLOM d’origine en comparant avec les nouvelles machines trouvées dans le commerce. Avec ténacité, JC Dupuy a réussi à construire avec un groupe d’amis une machine Lakhovsky selon les caractéristiques techniques anciennes d’origine. Fort de cette réalisation Dupuy a alerté le public dans sa Révélation: Attention, les machines trouvées dans le commerce ne sont pas conformes à l’originale fabriquée par Lakhovsky. Tous les renseignements techniques nécessaires à la fabrication de l’OLOM sont accessibles sur le site http://users.skynet.be/Lakhovsky/ mis en place par Tony Kerselaers.
    photo
    Actuellement un seul fabricant respecte les spécificités techniques d’origine, en acceptant de corriger les données anciennes, grâce à l’alerte donnée par Dupuy : un fabricant sur l’autre rive de l’Atlantique, quelque part dans le Wisconsin. Les autres fabricants continuent à sortir leurs machines avec des spécificités techniques qui ne correspondent pas aux anciennes. Guy Thieux pourrait dire qu’il n’y avait pas un seul modèle OLOM au temps de Lakhovsky, ce qui est exact, mais d’après JC Dupuy les machines modernes ne sont pas aussi performantes que celle mise au point par Lakhovsky.
  • La revue Arkologie dans laquelle on peut trouver une interview de Serge Lakhovsky et Guy Thieux par Alex Chénière, le n° 4 avril 1988 [9].
  • Dans les années 1990 il y eut des rencontres autour de l’oscillateur à longueur d’ondes multiples regroupant des médecins, sages-femmes, ostéopathes, vétérinaires, ingénieurs, maraîchers, bio-énergéticiens, etc. L’exposé de Michel Hallatre dans ce cadre a été publié dans la revue Arkologie, n°17, décembre 1998.
  • L’ouvrage collectif composé d’articles des frères Servranx & collaborateurs parus dans la période 1946 -1967 : Circuits oscillants et forces magnétiques. Énergie et vitalité par les colliers, ceintures, bracelets et autres dispositifs, Éditions Servranx, 1997, 92 p.
  • Les Éditions Sciences libres ont réédité 2 titres de Lakhovsky : L’oscillateur à longueurs d’onde multiples (2010) et L’oscillation cellulaire (2010) [10].
  • Les Éditions Energeia vient de rééditer en juillet 2013 La terre et nous, une initiative tout à fait louable ;
  • La thèse de pharmacie d’Émile Couerbe, Contribution à l’étude critique et expérimentale de l’action des circuits oscillants, Alger, 1939. Même si le nom de Lakhovsky n’apparaît pas dans le titre, l’ingénieur chimiste Emile Couerbe s’inspire bien des travaux de Lakhovsky sur les circuits oscillants.
  • Nous allions oublier l’ouvrage de Pierra Lance, Savants maudits – Chercheurs exclus, édité chez Guy Trédaniel, dont le Tome 3 est consacré à une douzaine de scientifiques parmi lesquels figure Lakhovsky.
  • À cette liste il faut ajouter des internautes qui fréquentent des forums tels que Daniel Dubessy et bien d’autres mais qui préfèrent garder l’anonymat. Daniel Dubessy quant à lui a acheté un appareil fabriqué aux États-Unis, puis essayé de l’améliorer en modifiant des éléments [11]. Un certain nombre de sites se penchant sur les médecines alternatives ont publié des articles sur la méthode Lakhovsky. Mais cette liste ne serait pas complète si on omettait les fabricants de colliers, ceintures, bracelets selon les modèles Lakhovsky. Cela fait un petit monde qui, avec les lecteurs de Nexus ne peut que s’agrandir avec le temps, étant donné la volonté de chacun d’en faire quelque chose.

Un inventeur-né

 En dehors de ce petit monde, on peut dire sans exagération que Georges Lakhovsky est bien enterré : dans le Robert des noms propres, l’édition de 1975, l’entrée Lakhovsky n’existe pas, ni dans le Petit Robert de l’édition revue, corrigée et mise à jour de 1993, ni dans le Petit Larousse Illustré de 1989. Faut-il chercher plus loin les raisons de cet enterrement sans trompette ni clairon ? Retenons qu’en son temps la réputation de Lakhovsky en tant que chercheur et « bienfaiteur de l’humanité » [12] dépassa les frontières de l’hexagone puisqu’il était apprécié en Italie, en Grèce, en Uruguay, aux États-Unis pour ne pas allonger la liste. Par contre son nom figure dans le Dictionnaire national des contemporains, 1899-1919, comme ingénieur. Ses ouvrages étaient traduits surtout en italien, en espagnol, en allemand et certains d’entre eux en anglais. Si on veut essayer de comprendre les raisons de cet ostracisme, très caractéristique du milieu des chercheurs français, il faut remonter le temps pour trouver un Lakhovsky, inventeur travaillant au sein du corps médical parisien. Alors qui était Lakhovsky ?

Nous avons dit plus haut que Georges Lakhovsky est un inventeur-né, effectivement à 6 ans il construisit dans un ruisseau un moulin muni d’une roue à aube entraînée par le courant [13]. À cet âge il n’avait pas encore le temps d’apprendre à l’école, même des rudiments techniques, mais le résultat était là. Il n’était pas non plus favorisé sur ce plan par le milieu familial car son père était juge et professeur de Langues orientales, rien à voir avec les techniques, et pourtant. À 12 ans il partit faire ses études à Minsk qui se trouve à 50 km de son district natal, Vileuka où il était né en 1870. En 1888 il continua à Odessa ses études aux Écoles des Arts et Métiers et des Beaux-Arts. Le diplôme d’ingénieur en poche obtenu en 1894, Georges Lakhovsky voulait poursuivre ses études dans une université à l’étranger. Son père lui conseilla d’aller en France en ces termes : «C’est en France qu’il faut te rendre, mon enfant, car en France tu trouveras non seulement un pays universitaire où tu pourras apprendre, tout aussi bien que dans les autres, toutes les branches de la science et de l’Art, mais encore le pays des Droits de l’homme et de la liberté.[14] » On verra le fossé qui sépare cette réputation de la réalité quand Georges Lakhovsky a commencé à faire de l’ombre à certains pontes du milieu médical.

Début 1895 Georges Lakhovsky débarqua à Paris, la ville des Lumières, et fut accueilli par ses amis russes venus avant lui pour faire des études. Sans perdre son temps Lakhovsky suivait aussitôt les cours de physique à la Sorbonne, aux Ponts-et-Chaussées, et de Médecine à la Faculté de Médecine tout en s’inscrivant aux Beaux-Arts. En 1899 un événement tragique allait marquer sa vie, sans doute prélude à des inventions à caractère humanitaire : Lakhovsky devait prendre le train de Biarritz pour Paris, ses amis l’ont dissuadé de rentrer.

Le lendemain on apprit que le train en question avait déraillé à cause des tire-fonds qui n’ont pas tenu [15]. Lakhovsky se sentit alors culpabilisé d’avoir échappé à cette catastrophe. Comme pour payer cette dette il s’efforça avec son frère aîné de mettre au point un nouveau système de tire-fonds plus solides : ce seraient les tire-fonds Lakhovsky qu’ils ont brevetés son frère et lui et qui ont été par la suite adoptés par les chemins de fer en France puis dans d’autres pays en plein boom industriel. Cette invention lui a rapporté de quoi vivre confortablement mais quelques années plus tard en 1901, son frère décéda : il fut bouleversé [16].

photo Ses études aux Beaux-Arts n’ayant pas donné de résultats satisfaisants, il partit à Rome pour essayer de se perfectionner dans cette branche sans grand résultat. De retour à Paris il endossa la nouvelle carrière d’inventeur et voyagea à travers le monde pour promouvoir son invention. Marié en 1905 avec Anne-Marie Louise Reinach, Lakhovsky eut trois enfants avec elle : Pierre né en 1907, Nadine en 1910 et Serge en 1913. En 1907 il perdit son père, peu de temps après il décida de devenir citoyen français par naturalisation.

Pendant la première guerre mondiale Lakhovsky a fait don de son invention à l’État français tout en refusant toute distinction. Au retour de la paix il suivit de près les activités scientifiques et les nouvelles découvertes (de Hertz, Marconi, etc.), et se passionna pour la TSF naissante tout en approfondissant ses connaissances en physique et en biologie. La fondation qui porte son nom fut créée pour soutenir les recherches dans le domaine de la TSF, le général Ferrié qui dirigeait les travaux en radiotélégraphie militaire en devint président. Lakhovsky a offert à cette époque 10.000 francs au Radio Club de France destinés « aux ingénieurs dont les idées auront paru dignes d’intérêt, afin qu’ils puissent réaliser leur premier appareil [17]. Deux inventions mineures ont été mises sur pied grâce à son génie : le haut-parleur à membrane très amortie avec pavillon à double paroi pour améliorer la qualité du son reproduit, et la lampe « à électrode multiple » mise à la disposition du public car il a renoncé à ses droits pour que tout scientifique puisse l’utiliser dans les applications en matière de soins médicaux au profit des malades.

Homme à la charnière de plusieurs disciplines, Lakhovsky suivait de près les découvertes scientifiques de cette époque telles que les rayons X, les radiations cosmiques, les ondes électromagnétiques de hautes fréquences. C’est dans ce contexte de bouillonnement d’idées que Lakhovsky formula la théorie de l’oscillation cellulaire en 1923 sur laquelle les travaux ont été publiés la même année, et son premier ouvrage intitulé L’origine de la vie [18] est la version vulgarisée, sans jargon scientifique, pour mettre ce nouveau concept à la portée de tous ceux qui se donnent la peine de chercher à comprendre. Quoi qu’il en fût, il ne considéra pas ses découvertes comme l’aboutissement d’un travail acharné puisqu’il remarqua que : « Lorsqu’on étudie l’histoire des sciences, on ne peut ainsi qu’être frappé du rôle capital joué jusqu’ici par le hasard dans l’apparition des découvertes les plus impressionnantes des temps modernes.[19] »

De l’invention à la théorie

photo Voici donc notre ingénieur touche-à-tout devint théoricien. Ses idées se consolident avec le temps en donnant naissance à d’autres théories non moins audacieuses telles que l’origine de la vie et des maladies ; la matérialisation dans laquelle il explique d’une façon complètement nouvelle les rapports entre les rêves qu’on fait la nuit et l’état de veille, l’enfouissement des civilisations anciennes, l’ego multiple qui sous-tend la réincarnation, l’immortalité ; l’universion [20] concept sur lequel nous y reviendrons.

Bref, la métaphysique se joint à la physique dans une symphonie interstellaire dont les musiciens sont des ondes cosmiques. Ses idées sur le bonheur, car c’est un des rares scientifiques qui s’intéresse à cet aspect, font de lui un théoricien du bonheur [21].

Pour lui l’hypothèse de la radiation sur les êtres vivants apparut comme une évidence mais qui s’appuie sur des expériences. Sa théorie de l’oscillation cellulaire peut être succinctement résumée de la façon suivante. Nos cellules se comportent comme des circuits oscillants sur le plan électrique et tout être vivant émet des radiations. Il suffit de garder en mémoire à ce propos un insecte quasiment disparu désormais sur le sol français [22], , qui émet une petite lumière verdâtre la nuit, la luciole, c’est l’exemple le plus factuel et abouti vérifiable par tous.

Si on ne voit pas de radiations sortir de notre corps c’est simplement parce que nos sens ne sont pas assez sensibles pour les détecter, nous n’avons pas encore d’outils suffisamment perfectionnés pour pouvoir les détecter. Par contre en médecine, tout le monde sait maintenant ce qu’est un encéphalogramme, on peut donc mesurer à l’aide d’appareils modernes sophistiqués les ondes émises par le cerveau. « Si l’on admet que les oiseaux émettent et détectent les radiations inconnues pour nous, les mots d’instinct et de sens spécial employés pour expliquer certains traits de mœurs s’éclairent immédiatement et prennent une signification précise. » [23] Avec cette explication, le sens de l’orientation des oiseaux, en particulier migrateurs, et d’autres animaux s’explique et devient compréhensible.

Les rayons cosmiques

Voilà le décor. Que font nos cellules dans ce contexte ? Les observations plus fines permettent de constater que d’une part nos cellules sont composées d’un noyau plongé dans le protoplasma et que d’autre part, le noyau lui-même est constitué de petits filaments comme de véritables circuits électriques. Un examen plus approfondi au microscope permet de remarquer que le filament est revêtu d’une enveloppe tubulaire en matière isolante alors que l’intérieur est formé de matières organiques ou minérales conductrices. C’est donc un circuit oscillant sur le plan électrique. Mais alors qu’est-ce qui fournit de l’énergie à ce microscopique circuit oscillant lui permettant de vibrer, c’est-à-dire d’émettre des radiations ? C’est là qu’entrent en jeu les ondes électromagnétiques ambiantes qui sont des radiations d’origine cosmique venues du fin fond de l’univers, des astres voisins (soleil, planètes, lune, etc). Comme nos cellules sont microscopiques, elles n’ont besoin pour rester vivantes que d’une très petite quantité d’énergie, sinon elles seraient détruites par un apport disproportionné.

Un surplus d’énergie peut provoquer une hausse de température, c’est le phénomène de fièvre quand le corps réagit pour se défendre contre les agressions. Si le surplus d’énergie dépasse le seuil acceptable par nos cellules, la chaleur finit par les détruire. Il y a une limite pour le corps humain à cette température au-delà de laquelle, c’est la mort physique des cellules. Les observations au microscope et les études morphologiques ont permis de conclure que « chaque cellule est en état d’être le siège d’oscillations à très haute fréquence produisant des radiations invisibles sur une gamme voisine de celle de la lumière » [24].

Lakhovsky en tire la conséquence en admettant que c’est ce processus de radiations qui permet de maintenir les cellules en vie, sans sources d’énergies d’origine cosmique il n’y aurait pas de vie. D’un côté nos cellules rentrent en résonance avec des fréquences de radiations cosmiques, et de l’autre elles émettent à leur tour des radiations propres à leur composition [25]. Nos cellules sont alors de véritables oscillateurs et résonateurs sur le plan électrique dont « les constantes sont fixées par la forme et par la nature des substances » [26] qui entrent dans leur composition.

En d’autres termes, chaque cellule a par conséquent, selon sa composition chimique ou biologique, sa propre fréquence de vibration. « Le noyau rappelle en effet le circuit oscillant de Hertz, car il est assimilable à un véritable circuit électrique doué de self-induction et de capacité, et par suite, susceptible d’osciller à une fréquence très élevé. La bobine d’induction est constituée par la spire que représente le filament du noyau, le condensateur est formé par la capacité les deux extrémités du filament. Les cellules vivantes, d’après leur constitution sont capables d’osciller et d’émettre des radiations. » [27]
photo D’après Lakhovsky, les maladies ont pour cause le déséquilibre oscillatoire cellulaire provoqué par des causes extérieures ou intérieures comme « la variation du champ des ondes électromagnétiques, la déminéralisation de la matière organique constituant la substance cellulaire, les traumatismes provoquant la destruction par choc du protoplasma ou du noyau ». Et pour soigner les maladies, il suffit de rééquilibrer cet échange entre nos cellules et les ondes cosmiques. Selon la méthode Lakhovsky, il n’est jamais question de détruire les cellules malades, mais de les aider à retrouver leurs oscillations normales, habituelles, c’est-à-dire leurs propres fréquences de vibrations.

L’approche Lakhovsky est donc plus globale que celle de la médecine moderne qui privilégie le traitement local. Ceci a une conséquence sur la santé des malades. Dans les années 1920, les rayons X étaient très à la mode. Découverts par le physicien allemand Wilhelm Röntgen en 1895, ces rayons allaient bouleverser la pratique thérapeutique, beaucoup de médecins pensaient qu’on pouvait les utiliser pour soigner le cancer en tuant les cellules malades, les tumeurs cancéreuses.

Mais cette méthode était très loin d’être satisfaisante car les malades n’étaient pas du tout guéris après ce traitement de choc. On connaît déjà les conséquences graves de cette pratique dès les années 1930. Cet aspect serait une source de jalousie (ou prétexte à l’aversion) des médecins (tenants du rayon X) envers Lakhovsky qui proposait autre chose de nettement plus efficace.

De la théorie à la thérapie

Pour donner une crédibilité à sa théorie de l’oscillation cellulaire, Lakhovsky a dû construire lui-même un appareil susceptible de l’étayer. Ce fut la mise sur pied en 1923 du radio-cellulo-oscillateur qui crée « un champ électromagnétique produisant une onde entretenue modulée très courte, sur une fréquence unique comprise entre 2 et 10 mètres de longueur d’onde[28]» , autrement dit c’est un générateur d’ondes entretenues de très hautes fréquences. Son « rôle biologique consiste à rétablir l’équilibre oscillatoire de la cellule vivante, menacé par une altération quelconque, en particulier par le voisinage d’un microbe » [29].

Ce fut le premier appareil thérapeutique inventé par Lakhovsky. Il convient à ce niveau de rappeler que le professeur d’Arsonval [30] fut le premier à préconiser dès 1890 le traitement de certaines maladies par les courants de haute fréquence [31].

photo Afin d’améliorer son radio-cellulo-oscillateur permettant de générer des fréquences plus courtes, inférieures à 2 mètres, Lakhovsky a dû inventer un modèle de lampe à électrodes multiples car tout ce qui existait ne pouvait pas générer les fréquences courtes voulues. Ses lampes à électrodes multiples ont été brevetées en France et en Allemagne et il a renoncé par la suite à exploiter ses brevets dans un but scientifique et humanitaire comme nous l’avons évoqué plus haut.

C’est de ce type de radio-cellulo-oscillateur dont il s’est servi en 1924 pour traiter et guérir, à la Clinique de l’Hôpital de la Salpêtrière, des géraniums inoculés du cancer expérimental des plantes que Lakhovsky s’est fait connaître comme précurseur d’une nouvelle thérapie contre le cancer. Cette expérience fondamentale fut l’objet d’une communication scientifique à la Société de Biologie le 26 juillet 1924 dont le contenu est reproduit dans La science et le bonheur (pp. 158-163) puis dans L’oscillation cellulaire (pp. 23-26). La théorie d’oscillation cellulaire est donc vérifiée par cette expérience sur une plante.

Mais cela ne suffit pas pour en faire une thérapie généralisée. Dès le début de ses recherches dans ce domaine Lakhovsky pressentit que le champ électromagnétique ambiant peut être modifié non seulement par un générateur local d’ondes (en l’occurrence le radio-cellulo-oscillateur qu’il a mis sur pied) susceptibles de produire des interférences, mais aussi par un simple circuit oscillant. De 1924 à 1930 ce fut une longue période de recherches expérimentales sur les plantes et les animaux soignés et traités par simples circuits oscillants avant de les appliquer aux humains.

Ces recherches avaient pour horizon de soigner les tumeurs cancéreuses, guérir les malades atteints de cancer. Pendant ces cinq années, Lakhovsky travaillait à la Salpêtrière avec le Dr. Gosset qui l’accueillait dans son service. Ils se sont entendus pour ne pas publier de travaux sur ces recherches tant qu’une communication ne serait pas faite à une Société savante. Dans le monde entier, le milieu scientifique comme le milieu médical s’étonnaient de ne plus avoir de nouvelles des recherches de Lakhovsky sur le cancer.

On le croyait ayant abandonné cette piste au profit des ondes cosmiques, ce qui n’était pas du tout le cas. Il s’occupait en fait des malades principalement des cancéreux cela pendant six ans à la Salpêtrière, à la Clinique chirurgicale du Professeur Gosset et obtint des résultats remarquables avec ses appareils et selon ses méthodes. En 1929, après des résultats tout à fait encourageants, Lakhovsky remit au Dr. Gosset une communication basée uniquement sur les « faits objectifs et rigoureusement exacts » dont ce dernier a approuvé les termes. Des mois passèrent sans que la communication fût faite. Devant ce silence Lakhovsky rappela discrètement au Dr. Gosset ce qu’il était prévu de faire avec la communication. Celui-ci lui répondit après réflexion qu’il préférait que Lakhovsky fît des expériences sur des lapins. Lakhovsky construisit un appareil spécial pour cette nouvelle expérimentation mais le moment venu, le chef de service lui répondit qu’il n’avait plus de lapins. Lakhovsky comprit vite que l’on ne voulait pas de ses expérimentations, ni de ses recherches entreprises sur le cancer, il quitta la Salpêtrière pour d’autres horizons.

Quel est l’avis de Georges Lakhovsky sur cette déconvenue ? Il s’est livré dans son Oscillation cellulaire, en ces termes : « Les savants à l’esprit moderne m’encouragèrent dans cette voie [breveter son invention des colliers et ceintures thérapeutiques puis confier l’exploitation à une société], mais un petit groupe de pontifes dogmatiques, jaloux et méchants, insinuèrent que j’étais « un homme d’argent » et que, par conséquent, je ne devrais pas être considéré comme un savant, bien qu’ils sussent parfaitement que, dépensant chaque année des sommes considérables pour mes recherches, je n’ai pas besoin, de gagner de l’argent avec mes inventions ! (…) Bien qu’ayant parmi les chefs de service de l’hôpital des amis sincères et dévoués, enthousiasmés de mes travaux et des résultats obtenus, je savais que j’en comptais également quelques-uns que ces succès rendaient jaloux et haineux. Ces derniers ne manquaient pas d’occasion pour mettre en garde contre moi le Professeur Gosset, en faisant état de la publicité faite par la société. » [32]

En effet le Professeur Gosset fut mis dans une situation inconfortable, paralysante même, il en fit part à Lakhovsky : « … Je reçois des lettres anonymes ou non, les premières m’accusant d’avoir touché des millions de votre société, les secondes me mettant en garde contre votre collaboration dans mon service, en raison de la publicité faite par cette organisation commerciale. »

[33] Mais les choses ne sont pas arrêtées là puisque Lakhovsky était affecté par « le bouquet de cette affaire » :

« À la suite de la publicité faite par la société qui exploite mes circuits, j’ai reçu la visite d’un professeur d’une faculté de province, qui me tint ce langage :

– Nous avons été très péniblement impressionnés, Monsieur, par les bruits qui courent à votre sujet. Vous savez quelle admiration nous vous portons pour vos travaux, vos théories et vos découvertes. Or, nous avons été peinés d’apprendre que vous aviez commercialisé vos circuits oscillants. Vous ne vous doutez pas, Monsieur, à quel point cette réalisation a amoindri votre personnalité scientifique. »[34]

Devant cette « mentalité », cette petitesse qui transpire la jalousie et qui suscitait chez lui plutôt de la pitié que de la colère, Lakhovsky l’a remis à sa place en lui rappelant que d’autres savants inventeurs de l’époque comme Marconi ou Edison qui ont breveté leurs inventions avant de les exploiter commercialement, n’ont pas pour autant été déconsidérés, mais au contraire, on continuait à les admirer !

Quand l’ouvrage intitulé L’oscillation cellulaire qui rassemble l’ensemble des recherches expérimentales sur la thérapie à base de circuit oscillant faites depuis 1924 en France et dans d’autres pays (Italie, Allemagne, Autriche, Grèce, États-Unis, etc.) fut publié en 1931, on y apprend que nombre de cas de cancer chez des patients sur lesquels « aucune intervention médicale ni chirurgicale n’était possible » ont été simplement guéris grâce à la méthode Lakhovsky et à ses appareils. Des centaines de témoignages faits par des ex-patients, des observations de médecins français et étrangers convergent sur l’efficacité de la thérapie mise en œuvre par Lakhovsky.

Le traitement par circuits oscillants pouvait presque tout guérir : ulcères, tumeur, œdèmes, douleur, fatigue, asthme, rhumatisme, anémie, névralgies, angines, lymphangite, hémophilie, lèpre, syphilis, stérilité, impuissance, cancer, etc. Mais Lakhovsky a constaté aussi des cas d’échec dont l’origine était encore incertaine.

Les colliers miracles

Cependant il avait une petite idée sur les causes de ces échecs : la nature du sol. Selon la composition géologique du sol où on habite (le sol peut être conducteur ou isolant par rapport aux courants électromagnétiques avec toutes les nuances possibles entre ces deux états), le sol absorbe plus ou moins les radiations cosmiques et ceci a des conséquences sur la thérapie. Sur ce sujet il y eut une longue controverse entre Auguste Lumière, illustre chimiste de l’époque, et Lakhovsky. Lumière réfutait la thèse de Lakhovsky en disant en substance que la nature du sol n’a aucun rapport avec le cancer dont la population qui y habite est victime. Ses arguments, tombèrent les uns après les autres, devant les explications de Lakhovsky qui montrèrent que son contradicteur n’était pas toujours très rigoureux, ni au fait de la recherche en physique. Cette controverse, à la fois scientifique et littéraire et malgré tout courtoise, a duré plusieurs mois : les positions de l’un et de l’autre, autrement dit les questions de A. Lumière et les réponses de Lakhovsky, ont été publiées dans la Revue générale des Sciences en 1928 sur plusieurs livraisons que Lakhovsky a entièrement reproduites dans son Oscillation cellulaire. En tout cas on peut dire que l’accueil de la méthode Lakhovsky était unanimement favorable en Europe et en Amérique de la part des médecins qui l’ont essayé ou adopté.
Nous avons rapidement évoqué des cas de guérison des personnes atteintes du cancer grâce au port des colliers ou ceintures Lakhovsky. Les témoignages ne manquent pas à la lecture des correspondances de Lakhovsky avec d’autres médecins thérapeutes. En voici un parmi des milliers : le Dr. E. Cincin a adressé à Lakhovsky le 6 mars 1929 le petit mot suivant [36] :

Monsieur,
Permettez-moi de vous rappeler que vous m’aviez confié, en mai et août 1928, quatre colliers (pour le cou et la ceinture) pour une de mes clientes opérées en 1925 d’un sarcome de l’ovaire.
Cette malade commençait à ne plus très bien aller en janvier 1928 (œdèmes, légère ascite, douleurs abdominales, fatigue générale, insomnies douloureuses). Depuis mai 1928, elle porte sans discontinuer vos colliers ; elle va très bien à l’heure présente. Le chirurgien qui l’a opérée n’y comprend rien ; l’examen histologique des pièces ayant été fait, il ne peut y avoir erreur sur la nature du mal dont a été opérée la malade. Contre toute attente, celle-ci se porte mieux que jamais depuis l’application du collier et de la ceinture Lakhovsky.

Veuillez agréer, pour ma malade et pour moi, l’expression de nos remerciements reconnaissants.

Signé : Dr. E. Cincin »

Les résultats de cette méthode soulevèrent l’enthousiasme dans le milieu médical ouvert dont le principal objectif était la guérison des patients et non la célébrité. Lakhovsky voyait là une solution permettant d’éradiquer le mal : « Mes travaux les plus récents me font espérer que l’on parviendra à vaincre cette terrible maladie qu’est le cancer. » [37] Du monde entier il recevait le soutien de sa méthode. Le Rapport du Professeur Sordello Attilj, Directeur du Service Radiologique de l’Hôpital de S. Spirito in Sassia, à Rome, présenté au Congrès de Radiologie de Florence en mai 1928 ne tarit pas d’éloges à son égard :

« … Je voudrais résumer les récentes conceptions d’un physicien français de valeur, M. Georges Lakhovsky de Paris, conceptions qui impriment une nouvelle orientation aux connaissances sur la cause déterminante et sur la thérapeutique du cancer, terrible fléau contre lequel toutes les nations civilisées cherchent à lutter. (…) M. Lakhovsky croit pouvoir affirmer que tous les phénomènes biologiques doivent être compris en se basant sur la propriété de la cellule d’émettre et de capter les ondes. (…) L’équilibre oscillatoire se maintient grâce à un échange incessant d’énergie à très haute fréquence et il est lié aux radiations cosmiques. (…) M. Lakhovsky, par ses conceptions, explique très brillamment certains faits jusqu’à présent complètement entourés de mystères, par exemple, l’instinct de l’orientation de certains animaux comme les pigeons voyageurs. (…) Il a fait un très intéressant travail où il étudie, à la lumière des statistiques de la Ville de Paris, les rapports qu’il y a entre le cancer et la structure du terrain. (…) L’étude du sol de Paris a permis à M. Lakhovsky de trouver la confirmation de cette assertion ; et c’est ainsi que, se basant sur le terrain, il parle de « région à cancer » et que les statistiques sur le cancer lui donnent raison. » [38]

Encouragé par ces résultats extraordinaires [39], Lakhovsky étudiait pour mettre au point une machine plus adaptée, plus performante et sans effets thermiques. Il partit de l’idée suivante : comme chaque cellule a sa propre fréquence de vibrations il faudrait une source qui générerait en théorie des milliards de fréquences différentes pour que chaque cellule puisse trouver la sienne ou vibrer en résonance : autant dire mission impossible. Mais il a constaté aussi que :

  • les ondes courtes à effets thermiques se comportent comme une arme à double tranchant : d’un côté elles peuvent stériliser le lait et de l’autre tuer les souris [40] ;
  • une onde de 4 mètres, par exemple, qui convient à un certain individu, peut être néfaste pour un autre parce qu’il n’y a pas deux personnes sur Terre qui aient les mêmes caractères, le même aspect, les mêmes qualités, les mêmes constantes physiques et chimiques, c’est-à-dire électriques [41].

Ces conditions objectives lui ont fait abandonner son radio-cellulo-oscillateur de la première période 1923-1924 qui ne produisait qu’une seule onde courte, soit-elle réglable. Si Marconi [42] qui faisait l’éloge de l’application des ondes courtes comme il a pu en témoigner : « J’y ai recours moi-même et j’en constate les heureux résultats. Elles rendent le travail agréable et donnent une nouvelle énergie. Quand je suis fatigué, les ondes courtes me reposent« , Lakhovsky était persuadé qu’il était mort de l’abus des ondes courtes :

« Il est regrettable que Marconi, qui fut un incontestable génie, ait ignoré la physiologie et la vie cellulaire. Il ne se doutait pas que, comme la lampe de T.S.F, chacune de nos deux cents quintillions de cellules renferme des filaments ultra-microscopiques : chromosomes et chondriomes, qui sont à la base même de la vie, mais qui peuvent se fondre et se détruire dans un champ électrique trop intense. » [43]

À propos de l’application des ondes courtes comme thérapie, Lakhovsky s’inquiétait des lacunes chez les médecins qui la pratiquaient car « la plupart des médecins qui manient ces appareils ignorent à la fois la physique et la biologie »[44] alors que les physiciens connaissaient bien la biologie et les biologistes la physique.
La lutte contre le cancer devenait pour lui un des buts de sa vie. Il se dépensait, dépensait sa fortune pour la recherche, pour arriver à mettre au point un appareil thérapeutique au profit des malades. Rappelons que dans les décennies 1920-1930 les idées sur les causes du cancer étaient très nombreuses dans milieu médical, parmi lesquelles on peut citer 3 groupes :

  • « celles qui font dépendre cette maladie du développement de germes aberrants d’origine embryologique ;
  • celles (et elles sont très nombreuses) qui affirment l’origine parasitaire ;
  • celles, les plus récentes, qui s’appuient sur un déséquilibre harmonique ou vitaminique. » [45]

Georges Lakhovsky s’éloigna de ces sentiers battus pour chercher les causes de cette terrible maladie dans le déséquilibre sur le plan de l’oscillation cellulaire avec les ondes électromagnétiques d’origine cosmique, tellurique ou atmosphérique selon sa théorie.
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L’oscillo contre le cancer

Toutes ces réflexions et observations aboutirent à la réalisation de l’Oscillateur à longueurs d’onde multiples (OLOM), son invention géniale qui apporta une solution simple à bien des maladies dont certaines incurables avec des méthodes connues de l’époque. Avec le temps son nom finit par s’identifier à son invention, c’est aussi la raison pour laquelle beaucoup de personnes ne connaissent Lakhovsky qu’à travers son oscillateur à longueurs d’onde multiples. Écoutons Lakhovsky qui s’explique sur son invention :

« À la suite de nombreuses recherches, je suis arrivé à construire un appareil qui crée un champ électrostatique, dans lequel se trouvent toutes les fréquences, depuis 3 mètres jusqu’à l’infra-rouge. De sorte que dans ce champ, chaque cellule peut trouver sa fréquence propre pour vibrer en résonance.
Nous savons en physique, qu’un circuit alimenté par des courants de haute fréquence amortis suscite de nombreux harmoniques.
J’ai ainsi obtenu un oscillateur qui donne toutes les longueurs d’onde fondamentales de 10 centimètres à 400 mètres, c’est-à-dire toutes fréquences de 750.000 p/s à 3 milliards. Mais chaque circuit émet, en outre, de très nombreuses harmoniques, qui, avec leurs ondes fondamentales, leurs interférences et les effluves, peuvent atteindre jusqu’à la gamme de l’infra-rouge et même de la lumière visible (1 à 300 trillions de vibrations par seconde)[46]

Ainsi naquit l’OLOM en 1930 avec tous ces efforts, espérances et enthousiasmes accompagnés d’un espoir de libération du fléau. Dès l’année suivante Lakhovsky mettait en application son OLOM dans des différents hôpitaux et centres de recherches de Paris. Ayant quitté la Salpêtrière, il fut intégré à Saint-Louis, au Val-de-Grâce, au Calvaire (que certains surnommaient l’antichambre de la mort), à Necker, au Dispensaire franco-britannique, au Laboratoire de la Fédération Nationale des blessés du poumon, à l’Institut de Physique Biologique. Cette invention et son efficacité ont très vite emporté l’adhésion de médecins tels que les docteurs Pierre Rigaux et Foveau de Courmelles qui n’hésitèrent pas à présenter l’appareil à la Société Médicale des Praticiens. Le 20 janvier 1933 [47], le Dr. Rigaux, Médecin-chef de l’Institut de Physique Biologique, fit la « présentation d’un malade atteint d’un cancer de la verge » :

« Le colonel T. de Bucarest, ici présent, a 67 ans. Pendant 30 ans il a souffert continuellement d’un phimosis. (…) Fin juillet 1932, le malade, conseillé par certains médecins de Bucarest, vient à Paris pour se faire soigner à l’Institut Curie. (…) En octobre, il vient à Paris et se présente à l’Institut Curie. En raison de l’évolution de la maladie on est d’avis de faire une nouvelle intervention chirurgicale. Il voit également notre confrère le Dr. Dartigues qui est du même avis. Cette opération doit être large, on préconise l’émasculation totale. Le malade s’y refuse et c’est à ce moment qu’il arrive chez moi.
Le colonel T. avait entendu parler de la méthode de Georges Lakhovsky dont je m’occupe en collaboration depuis plus d’un an, méthode sur laquelle je vous donnerai de plus amples renseignements si vous le désirez, dans une autres séance. Il s’agit du traitement par l’oscillateur à onde multiples Lakhovsky. (…) Depuis un an : il ne dormait plus, mangeait mal, souffrait jour et nuit et actuellement depuis le 6 octobre, date à laquelle j’ai commencé le traitement, il a engraissé de 5 kilogrammes, n’a plus de glycémie, ni de sucre dans les urines. Il est euphorique, content de vivre, alors qu’il ne songeait antérieurement qu’à se détruire. (…) Le cas que je vous présente, est pris au hasard parmi une centaine de malades que nous avons traités en collaboration et qui ont déjà recueilli les bienfaits de cette méthode. Cette méthode ne donne pas seulement des résultats dans les cas de néoplasie, mais également dans la tuberculose pulmonaire, dans toutes les algies et même nous avons une observation de radiodermite guérie, par le Professeur suédois Sven Johansson, avec l’oscillateur à ondes multiples Lakhovsky. (…) Bien entendu, dans cette méthode comme dans toutes les méthodes, il y a des désillusions. (…) [48]

Signalons en passant le cas d’une dame de 68 ans qui avait un epithélioma de l’angle de l’œil gauche sur le côté gauche de la racine du nez datant de 3 ans, qui avait été traitée aux rayons X pour une tumeur de la face il y avait 23 ans. En arrivant à Saint Louis elle déclara avoir « perdu la mémoire, et dans la rue », elle pleurait sans savoir où elle était ni où elle allait. Après le traitement par l’OLOM, cette patiente a recouvré entre autres sa mémoire [49].

À l’étranger, l’OLOM faisait parler de lui dès ses premières années d’apparition dans le milieu médical comme en Espagne, en Belgique, en Hollande, en Italie, en Suède, en Uruguay, en Argentine, en Grèce, aux États-Unis, etc. De Bologne, le chef de clinique, le Dr. Léonida Roversi adressa le message suivant à Lakhovsky :

« Monsieur et cher Professeur,
Dans l’espoir de vous être agréable, je tiens à vous informer que je continue les expériences et les traitements au moyen de votre oscillateur à ondes multiples.
J’ai déjà recueilli de nombreuses observations et obtenu des guérisons satisfaisantes. À part quelques cas négatifs, concernant des maladies trop avancées ou des personnes trop âgées, j’ai obtenu des résultats excellents pour les affections les plus diverses. Voici quelques cas, parmi ceux qui paraissent dignes d’être mentionnés et dont je ne vous ai pas encore entretenu :
Un adéno-carcinôme du sein, chez une dame de cinquante ans, un lipôme volumineux chez une autre dame, un cas de calculs rénaux qui causaient de fréquentes et douloureuses coliques, accompagnées d’une hématurie intense, d’insomnie et d’inappétence, ce qui entraînait naturellement une alimentation générale défectueuse. Le malade s’est remis en un temps relativement court ; il se trouve bien, son poids a augmenté de six kilos. La radiographie de contrôle a montré que le calcul avait perdu les extrémités anguleuses qu’il présentait antérieurement et qu’il est aujourd’hui plus uniforme et plus lisse. (…)
J’ai obtenu, en outre, de bons effets dans deux cas de paralysie du nerf facial, dans un cas de névrite multiple datant de huit ans (…) deux cas d’artériosclérose et dans d’autres cas encore dont je me ferai un plaisir de vous entretenir ultérieurement. » [50]

De Montevideo, le Dr. Raul Araujo dont il était question plus haut, lui envoya un mot de reconnaissance :

« Cher Maître,
J’aurais dû vous écrire depuis longtemps. (…) Une fois mis au point, votre notable appareil m’a donné d’énormes satisfactions et de merveilleuses guérisons. Dans le cancer, la radiodermite, l’épilepsie, les anémies, les hypertensions, les urémies, les ulcères gastro-intestinaux, etc., etc., les résultats dépassent les espérances.
Croyez toujours à la sincère admiration et amitié de votre dévoué.
Signé : Dr. Raul Araujo » [51]

Un autre petit mot du Dr. Postma de Groningue (Hollande) :

« Mon cher Monsieur Lakhosky,
J’ai reçu d’Allemagne un oscillateur à ondes multiples établi selon vos théories. Nous l’avons installé chez le Professeur Michaël et le Dr. Kliser. Pour l’expérimenter, nous avons choisi un patient ayant un cancer très ulcéreux de 6 centimètres sur 12. Il avait déjà été opéré deux fois et on n’avait vraiment aucun espoir de le guérir.
Après douze séances d’un quart d’heure, s’échelonnant sur un mois, notre malade est presque guéri. Les ganglions ont disparu et la tumeur s’est rapidement nécrosée. Elle est maintenant réduite à 3 centimètres sur 2.
Nous avons donc le ferme espoir que notre malade va guérir . Nous faisons bien entendu, traiter d’autres cas de cancers, car nous avons pu nous rendre compte de l’efficacité de votre appareil.
J’espère qu’en France vous devez enregistrer aussi de grands succès et je suis persuadé que votre méthode est de la plus grande importance.
Veuillez …
Signé : Dr. Postma. »[52]

Terminons cette série de citations par quelques extraits de la communication de Georges Lakhovsky et celle du Professeur De Cigna faites au deuxième Congrès international des ondes courtes, en Physique, Biologie et Médecine qui eut lieu du 12 au 17 juillet 1937 à Vienne (Autriche) :

(…) Dès 1931, j’ai commencé les applications de cet oscillateur à ondes multiples dans divers Hôpitaux de Paris. (…) Parmi les nombreuses guérisons que j’ai obtenues avec ce traitement, je signalerai notamment celles de divers cas de cancer sur lesquels les rayons X et le radium avaient complètement échoué. Ces sujets guéris depuis six ans, n’ont eu aucune récidive et se portent parfaitement bien à l’heure actuelle. Dans tous les cas pathogènes, ce traitement donne de très bons résultats. Ne s’attaquant pas aux microbes directement, il ne détruit pas les tissus vivants. Mais au contraire, il renforce la vitalité de l’organisme par l’accélération de l’oscillation cellulaire : c’est donc la résistance de l’organisme ainsi renforcé qui lutte victorieusement contre le microbe et toute cause pathogène.
Ainsi, contrairement aux rayons X et au radium qui tuent à la fois les microbes, les cellules néoplasiques et les tissus sains, – ce qui explique d’ailleurs tous les accidents graves qui surviennent après ces traitements, – les radiations de hautes fréquences (ondes courtes) appliquées à distance et sans effet thermique guérissent les maladies de toutes sortes, voire même les affections de la prostate dans une proportion considérable (presque cent pour cent). (…)[53]

Au même congrès, le Professeur De Cigna, de l’Université Royale de Gênes fait une longue communication dont le contenu repose principalement sur la « Thérapeutique par l’Oscillateur à ondes multiples Lakhovsky » :

C’est depuis 1934 que je m’occupe de l’étude de l’oscillateur à ondes multiples de Lakhovsky et les cas soumis à cette méthode spéciale de traitement atteignent aujourd’hui quelques centaines. Parmi ceux-ci, un certain nombre se rattachent aux formes bien définies aujourd’hui des maladies du système nerveux organo-végétatif.
Je dois admettre, à la suite des expériences que j’ai faites, que l’oscillateur à ondes multiples Lakhovsky fournit, dans ce domaine, un excellent moyen de traitement avec des résultats d’une rapidité parfois inespérée et durables. (…) [54]

Et le Professeur De Cigna de citer les principaux cas traités : 4 cas d’épithélioma basocellulaire du visage, 1 cas de lupus érythémateux, 4 cas d’ulcères gastriques et gastro-duodénaux primitifs, 2 cas d’otite moyenne suppurée et chronique, 2 cas concernant des lésions des régions génitales de la femme, et 2 cas d’hypertrophie de la prostate, avant de terminer avec quelques remarques d’ordre général. [55]

Certains thérapeutes ont aussi signalé que l’appareil ne représente aucun risque pour l’opérateur comme pour le patient. Il n’est pas inutile de rappeler qu’au temps du radio-cellulo-oscillateur, Lakhovsky a pris deux fois une décharge d’environ 1600 volts en manipulant son invention, il a failli aller « rejoindre ses ancêtres » (comme auraient dit familièrement certains peuples), mais à chaque fois il s’en est sorti avec des soins thérapeutiques légers (kinésie surtout). Comme il a échappé à la mort par trois fois, il n’avait plus peur de la mort, ce qui a renforcé ses idées sur la vie, la mort, l’immortalité, etc. Nous y reviendrons.

Les observations et témoignages sont nombreux, presque unanimement en sa faveur mais Lakhovsky ne se sentit pas pousser des ailes, il resta modeste avec son invention et sa thérapie en citant des cas d’échec :

« Maintenant que vous avez vu ces nombreux cas de guérison à peu près sans échec, il ne faudrait pas croire que mon oscillateur peut guérir tous les cancéreux quel que soit leur état.
Dans divers cas, la tumeur cancéreuse ayant détruit un certain nombre de vaisseaux, mon appareil est impuissant à reconstituer le tissu de ces vaisseaux avant que survienne une hémorragie fatale.
À l’appui de ces phénomènes, je vous citerai trois cas, qui constituent les trois échecs que j’ai éprouvés au cours des innombrables traitements que j’ai faits avec mon oscillateur à ondes multiples. »[56]

Et Lakhovsky de mentionner deux cas de cancer de la gorge très avancés à l’Hôpital Saint-Louis et un cas de cancer du thorax au Val-de-Grâce. Voici ses observations :

« Nous avons cherché la cause de cet échec et nous l’avons expliqué par le même phénomène qui avait provoqué l’hémorragie des deux cancéreux de la langue et de la gorge à l’Hôpital Saint-Louis. Ce malheureux était atteint de son cancer depuis trois ans : le tissu néoplasique par une évolution progressive, s’est lentement développé en profondeur et avait sectionné l’artère sou-clavière ou l’artère scapulaire supérieur.
Par l’enveloppement du tissu néoplasique, la partie détériorée par la néoplasie de ses artères était maintenue par la tumeur indurée. Le jour où ces artères furent libérées par les nécroses de la tumeur, une hémorragie interne se déclara et entraîna une issue fatale. » [57]

« Lakhovsky … je vais vous couper les ailes »

Si nous insistons sur le traitement du cancer c’est parce que, d’une part, cette thérapie appliquée au cancer représentait une grande importance pour Lakhovsky, et d’autre part pour mieux saisir la suite des événements et les enjeux de cette thérapie révolutionnaire, autrement dit les enjeux du cancer. Or cette thérapie n’a pas été découverte par un médecin ou un professeur du corps médical mais par un ingénieur, qui a certes, des connaissances en médecine pour avoir suivi des cours à la Faculté. On peut nuancer en disant que ce fut le Professeur d’Orsonval qui avait eu l’idée de soigner certaines maladies avec des ondes de hautes fréquences. Cependant Lakhovsky n’a pas fait que reprendre l’idée de son maître qu’il respectait et à qui il faisait confiance. Non, Lakhovsky est allé plus loin : formuler une théorie, celle de l’oscillation cellulaire qui était la base de ses réflexions et de ses inventions, puis expérimenter sur les plantes, dont les vignes, et les animaux avant de l’appliquer aux malades avec lesquels la médecine a épuisé ses ressources en renonçant à les soigner.

Le Professeur d’Arsonval était certes, un personnage de premier rang et unanimement apprécié du milieu médical ou plus généralement du milieu scientifique mais il n’était pas allé aussi loin que Lakhovsky dans ses réflexions et dans ses recherches pour aboutir à une théorie sur laquelle serait venue reposer sa thérapie, c’était simplement de l’empirisme.

Le mérite de Lakhovsky était donc irréprochable, sans partage. Rappelons que dans la période 1924-1929, Lakhovsky distribuait, « avec un esprit franciscain », gratuitement aux malades des colliers et des ceintures qu’il avait personnellement fabriqués [58]. Certains collègues médecins, chef de service, lui demandaient des colliers pour leur famille et leurs amis [59].

C’est un homme avec un idéal humaniste capable de donner beaucoup et non un « homme à argent » comme ses ennemis ont essayé d’en répandre la rumeur. Le cancer absorbait une bonne partie de ses énergies si ce n’était pas entièrement. Dès 1927, il a publié un ouvrage sur ce sujet pour faire connaître ses idées [60], et on peut dire que le cancer ou plutôt la lutte contre cette effroyable maladie était un véritable enjeu pour lui. D’où ses misères aussi.

Suite à la réalisation de l’OLOM il a bien sûr voulu faire breveter son invention, mais c’était mission impossible en France et en Belgique : on lui opposa un refus catégorique[61]. Pourquoi ? On ne saura jamais. illus Devant cette barrière bien réelle et non imaginaire, il est allé en Suisse pour la faire breveter et là, la Suisse n’a pas fait la fine bouche. Est-ce que la Suisse était moins exigeante que la France ou la Belgique en matière d’innovation et de recherche thérapeutique ? Lakhovsky devait-il se consoler pour dire que « Nul n’est prophète dans son pays », et surtout en France ? Nous laissons le plaisir aux autres de spéculer. Nous nous bornons aux faits.

Comme fait, on peut dire que si Lakhovsky et sa thérapie étaient bien accueillis par bien des médecins français et étrangers, il faisait de l’ombre sans le vouloir à certains chefs de service ou médecins traitants du petit monde parisien. La jalousie maladive de certains avait raison de l’efficacité de sa thérapie. Dans La cabale, l’ouvrage dans lequel il raconte l’histoire de l’invention de sa machine, Lakhovsky rapporta que l’un des deux ou trois médecins d’un groupe qui lui était hostile lui a dit un jour, texto : « M. Lakhovsky, vous volez trop haut, je vais vous couper les ailes »[62]. Quel aveu ! Du moins c’est clair ! Il gênait malgré lui.

Examinons un autre angle de cet enjeu de carrière pour certains. Les ennemis de Lakhovsky étaient soit des médecins-traitants soit des chefs de service, ils avaient des titres, des honneurs, des positions sociales alors que Lakhovsky n’avait pas leurs titres, il n’était ni Chef de service, ni médecin-traitant, mais simplement un ingénieur, un chercheur à ses frais, un inventeur sans titre officiel et de surcroît naturalisé français[63] . Même si Lakhovsky connaissait beaucoup de monde à Paris, des gens qui comptaient, Jean-Louis Portes rappelle qu’il était « initié » [64] (sans autre précision, peut-être bien franc-maçon), sa position était fragile au sein du corps médical. D’ailleurs il déplorait :

« Je ne puis m’empêcher d’être attristé en songeant, qu’en France, je suis seul, depuis huit ans, à poursuivre avec un acharnement et une foi absolus mes recherches dans cette voie. Non seulement je n’ai reçu aucun encouragement, mais j’ai été combattu par des personnalités qui se réclament de la science officielle, comme par les dogmatiques et ignorants qui, brouillés avec la physique moderne, ne connaissent même pas la physique classique. J’ai été raillé par des physiciens ignorant la biologie et par des biologistes ne connaissant rien à la physique et qui, par conséquent, ne peuvent comprendre ni mes théories, ni mes travaux.
Au moment de faire paraître ce livre, des échos me parviennent du dehors. Certains praticiens officiels, qui prétendent monopoliser le traitement du cancer, se révoltent contre ma prétention à étudier le même problème qu’eux. C’est assurément le succès des résultats positifs obtenus suivant mes méthodes qui les empêche de dormir. Ils crient à qui veut les entendre que je suis devenu un danger mondial, parce que j’empêcherais, selon eux, les malades de se faire opérer ou traiter par le radium en temps voulu. (…) Au surplus, loin de combattre le traitement chirurgical et même le radium, comme ce livre en est témoin, j’ai toujours préconisé jusqu’à ce jour l’emploi de mes circuits comme dernier recours lorsque les anciens moyens avaient échoué.
Mais tout esprit observateur a le droit d’être inquiet. Depuis un quart de siècle que l’on emploie Rayons X et Radium, le nombre de cancer a-t-il diminué? Il semble que le contraire se soit produit. Chacun connaît les cas trop nombreux où radium et rayons X, non contents d’avoir fait des victimes héroïques parmi ceux qui les appliquent, ont abouti à des résultats thérapeutiques contraires. » [65]

Un autre détail technique qu’il convient de signaler, d’après Jean-Louis Portes, Lakhovsky n’a pas tenu compte des interférences générées par son appareil (OLOM) qui empêchaient « toute écoute radio dans le voisinage » [66]. Il nous manque des précisions pour apprécier cette remarque. Qu’est-ce qu’on doit entendre par « voisinage » ? Quel est le rayon d’action de ces interférences ? Quel est le cadre de ces écoutes radio, hôpital ou le chez soi ? Si c’est à l’hôpital et qu’on invoque cette objection, cela reviendrait à privilégier le « confort » de certains aux dépens de la santé des autres !

Dans l’entrevue avec Serge Lakhovsky et Guy Thieux réalisée par Alex Chénière, et parue dans la revue Arkologie, n° 4 avril 1988, Serge Lakhovsky a évoqué le même problème technique à propos de l’OLOM : « … qu’on a pas le droit d’utiliser du fait qu’il interfère avec la télévision, la radio et toutes ces histoires-là. » On n’en sait pas plus. Cependant dans une étude technique intitulée « Frequency Analysis of the Lakhovsky Multiple Wave Oscillator from 20 Hz to 20 GHz » et présentée à la Convention annuelle de l’Association étatsunienne de psychotronique en juillet 1983, les deux auteurs Toby Grotz & B. Hillstead ont constaté que dans la bande passante de 15 à 250 MHz, l’OLOM de Lakhovsky ne produit aucune interférence avec les postes de radio et de télévision installés dans la même pièce [67].

Un peu plus loin dans le même entretien Serge Lakhovsky a dit quelque chose qui nous paraît capital pour la compréhension du problème : « Moi, je suis le fils de Lakhovsky, mais je ne parle pas du cancer, étant donné que c’est cela qui a crucifié mon père, en réalité, du fait qu’on guérissait mais qu’on ne savait pas comment, avec soit le radio-cellulo-oscillateur à une certaine époque, soit après avec l’oscillateur à longueurs d’onde multiples. »

On risque d’anticiper sur la chronologie si on veut creuser encore ce thème. En effet Georges Lakhovsky quitta la France en 1940 sur les conseils de ses amis au gouvernement pour éviter des ennuis. Comme son dernier ouvrage avant son départ n’était pas tendre avec la théorie raciste du nazisme, il devait s’attendre à des représailles. D’où son départ pour les États-Unis à 71 ans pour refaire sa vie ! On a appris par la suite que les autorités allemandes, une fois installées à Paris, ont saisi ses biens et brûlé tous ses papiers[68]. Il l’a échappé belle. Mais le destin s’acharnait sur lui, deux ans plus tard à New York, il a été renversé par une voiture. Il voulait qu’on le ramenât chez lui mais il s’est retrouvé à l’hôpital Adelphi à Brooklyn, où il est décédé le 31 août 1942 des suites de l’accident quelques heures après. Le lendemain le New York Times annonça la disparition du savant français [69], chose curieuse : son laboratoire a été vidé aussitôt (par qui ?).

On peut dire qu’ici s’achève la notoriété publique de Lakhovsky et son œuvre avec, malgré le brevet sur l’OLOM qu’il a déposé et qui a été accepté aux États-Unis. Le contexte joue bien évidemment : on était en pleine guerre mondiale, et qui dit guerre dit rupture, cassure, etc. Après cette disparition, la famille Lakhovsky (l’épouse et les deux fils, la fille, Nadine, étant déjà morte en France) continua à vivre aux États-Unis. Serge Lakhovsky s’y lança dans la parfumerie jusqu’à son retour en France vers 1958. Les recherches de Lakhovsky ont pu continuer grâce à Guy Thieux qui voulait bien reprendre, comme nous avons vu. Mais ces recherches étaient cantonnées par la force des choses dans un cadre presque « confidentiel ».

Au retour de la paix, Lakhovsky était « oublié » dans le milieu médical même si la société COLYSA qu’il avait fondée au début des années 1930 continuait à produire des colliers et des ceintures Lakhovsky, société que Serge a reprise à son nom à son retour en France.

Au temps de Lakhovsky, malgré des difficultés rencontrées et des dénigrements de sa méthode par certains, il était le porteur de ses idées dans le milieu médical, il avait un pied dedans. Après sa disparition, cette position n’existait plus. Les médecins n’avaient plus intérêt à reprendre ses idées et sa thérapie. Et avec le temps le monde change. Les connaissances ne sont plus transmises dans le cadre officiel, la montée des firmes pharmaceutiques d’après-guerre qu’on surnomme Big Pharma sur l’autre rive de l’Atlantique, leur méthode de marketing agressive et leur contrôle sur le milieu médical, ont fait le reste. Les médecines alternatives sont raillées, menacées, neutralisées avec des méthodes vieilles comme le monde : on commence progressivement par les dénigrer, puis les accuser, les incriminer, avant de les mettre hors circuit grâce aux accointances du monde médical, industriel, politique. La méthode Lakhovsky et lui-même sont renvoyés au cimetière de l’injustice où s’alignent d’autres tombeaux de la malédiction.

Savants persécutés sur l’autel du marché du cancer

Au temps de Lakhovsky, le corps médical était encore pluriel et ouvert, le serment d’Hippocrate avait encore un sens, l’hôpital était encore un lieu d’accueil et de soins où l’humanitaire primait sur le gestionnaire et la rentabilité, même si certains patrons le combattaient. Le cancer de la pensée unique n’avait pas encore fait surface, à l’heure actuelle ses ravages dans le monde médical désespèrent même certains médecins ayant encore une âme et une conviction de sauveur de vies. La lettre ouverte du Dr. Nicole Delépine à Mme La ministre de la Santé contre l’asphyxie accélérée de l’hôpital [70], et la déclaration du docteur Philippe Lagarde, spécialiste en oncologie et en stomatologie que nous avons mise en exergue illustrent bien cette situation. Dans ce contexte d’absence de critique et d’appauvrissement de connaissances dont la médecine conventionnelle a sa large part de responsabilité, la méthode Lakhovsky ne peut séduire au risque de railleries et d’ennuis, que des insoumis à la pensée unique en matière médicale, des esprits ouverts qui regardent les faits au lieu d’écouter des opinions qui sont soit infondées soit idéologiques.

René Quinton

Ceux qui refusent de considérer cette méthode, par ailleurs toujours appliquée en Russie depuis des décennies, se fondent sur des opinions et non des faits. Or les opinions sont comme la croyance, elles font peu de cas des faits ou des preuves. Quand on a affaire à des dogmes et des croyances, les opinions écrasent les faits et les preuves, sans parler de la mauvaise foi de certains qui est bien réelle. C’est ainsi que des centaines de milliers, certains parlent de millions, de destins et de vies humaines ont été jetées au brasier pendant l’Inquisition.

Si on se permet une petite association d’idées, le cas de Georges Lakhovsky présente des similitudes avec celui de René Quinton [71] : ils ont tous les deux connu une célébrité rapide et ce grâce au soutien d’un grand nom, d’Arsonval pour ce qui concerne Lakhovsky et Marey [72] pour Quinton. Ils ont tous les deux trouvé des explications hors des sentiers battus aux questions touchant à la médecine, et des méthodes efficaces et aux moindres frais contre des maladies. Circonstance aggravante pour Quinton, il était autodidacte. Après leur disparition, on les a relégués aux oubliettes en compagnie d’autres maudits à titre posthume. André Mahé qui a consacré un ouvrage aux travaux de René Quinton, a dans sa préface, écrit à ce propos : « On dirait qu’un véritable complot du silence s’est fait autour de Quinton et de son œuvre« [73] . On pourrait dire exactement la même chose concernant Lakhovsky.

Mais la méthode Lakhovsky n’est pas tout à fait unique en son genre car dans les années d’après guerre (les décennies 1950-1960) un autre ingénieur, Antoine Prioré (1912-1983) a trouvé une méthode de soins à base de rayonnements électromagnétiques. Mais Prioré n’a pas connu de reconnaissance officielle, même partielle, par le corps médical qui était muré dans son refus de considérer l’appareil inventé par Prioré. Avec le temps, le dossier Prioré a été définitivement enterré par les gouvernements successifs malgré l’effort des hommes politiques tels que Chaban Delmas qui voulait faire éclater la vérité, en vain, et Prioré est mort dans la désillusion et l’écœurement [74]. Encore un immigré [75] jeté aux orties au bonheur de la médecine officielle et conventionnelle.

Drôle de science où les connaissances ne sont pas reconnues, la transmission d’une génération à l’autre n’est plus assurée, pire elle est combattue. Est-ce une spécificité française d’enterrer, ou condamner comme hérétiques les chercheurs atypiques, non conformistes qui cherchent à atteindre de nouveaux horizons, et ils y sont parvenus, au lieu de profiter confortablement de leur statut comme la plupart de leurs collègues qui cherchent et qui ne trouvent rien et qui ne sont ni dérangés, ni inquiétés par quoi que ce soit ? Sans doute non, car ailleurs aussi, des savants insoumis connaissent des misères à cause de leurs connaissances, de leurs trouvailles, mais il semble bien que la France est particulièrement douée dans la persécution de ses savants, et ce jusqu’à nos jours : le chercheur Mirko Beljanski qui travaillait dans l’ombre de Jacques Monod, prix Nobel de physiologie en 1965, a connu les pires ennuis quand il commença à affirmer ses idées et ses méthodes qui allaient à l’encontre de celles du patron.

Quand Beljanski finit par mettre au point un remède à base de plante -le ginkgo- pour soigner le cancer et qu’il a voulu le commercialiser en toute légalité selon la filière la plus commune, ce fut insupportable pour les mandarins imbus d’eux-mêmes. Même un président de la République qui a bénéficié des bienfaits de ce remède pour terminer son deuxième septennat, s’est abstenu de le reconnaître publiquement. Tous les moyens ont été mis à la disposition des autorités sanitaires pour l’arrêter, on voulait qu’il renonçât à son projet ravageur, alors on l’accusa de faire partie d’une secte à lui tout seul et sa famille. Peu importe si l’accusation était fondée ou non, le but n’était pas là, on cherchait plutôt à le discréditer aux yeux de l’opinion, à le menacer.

Si Pierre Lance, directeur et rédacteur en chef de la revue L’Ère nouvelle a trouvé de la matière sur ce thème pour en faire une œuvre en 4 volumes [76], soit une petite cinquantaine de savants maudits en l’espace d’un siècle et demi, et la liste n’est pas exhaustive, cela fait beaucoup de gâchis et de misères injustifiés, beaucoup de malades qui auraient pu être sauvés mais sacrifiés, certes involontairement pour que les dogmes triomphent, que Big Pharma trône en monopole et en particulier dans la lutte contre le cancer.

Avec du recul, on s’aperçoit que le cancer est devenu un véritable marché pas seulement pour les firmes pharmaceutiques mais aussi pour le monde médical. C’est un gros gâteau à partager entre les seigneurs de guerre, la guerre contre le cancer. Le scandale de l’ARC qui a éclaté dans les années 1990 ne constitue sans doute que la partie visible de l’iceberg. Plus on lutte contre le cancer plus le chiffre du butin de guerre est important.

Des millions puis des milliards provenant des contributions citoyennes prélevées sur les impôts, ou des dons ont été investis dans la lutte contre le mal depuis des décennies et des décennies sans qu’on voie le début de la fin du tunnel.

Pire, le cancer se manifeste à un âge de plus en plus jeune même chez les enfants, par conséquent les cancéreux deviennent de plus en plus nombreux (1000 nouveaux cas de cancer par jour en 2011 selon InVS – Institut de veille sanitaire-) et les décès pour cause de cancer aussi. illusA-t-on fait des progrès en matière de traitement par chimiothérapie qui passe pour solution ultime de la médecine officielle ? À en croire une étude récente de trois médecins australiens oncologues, la chimiothérapie n’est efficace qu’à 2,3 % des cas [77], soit dans 97,7 % des cas la chimiothérapie est un échec sans parler de ses effets secondaires.

Ce qui est incompréhensible pour le commun des mortels quelque peu informés, c’est les raisons pour lesquelles la médecine conventionnelle s’obstine à maintenir cette thérapie désastreuse et dispendieuse en refusant de considérer d’autres thérapies ou remèdes, car remèdes et thérapies efficaces contre le cancer existent bien et depuis Lakhovsky.

Les produits Beljanski ont fait leur réputation, le 714-X du biologiste Gaston Naessens n’a plus à prouver son efficacité, les produits Solomidès également, pour ne citer que les plus connus. Alors pourquoi cet entêtement maladif au point que Pierre Lance écrit qu’ » En France, on ne veut pas guérir le cancer » ?

Le journal Aux écoutes ne dit pas autre chose lors du procès en 1957 contre Jean Solomidès qui a trouvé un remède « le plus efficace » contre le cancer et sans risque d’effets secondaires : « Si l’Ordre des médecins poursuit le docteur Solomidès , c’est peut-être parce que si ses théories sont acceptées officiellement, beaucoup d’installations coûteuses ne seraient plus utilisées. »

Mais il n’y a pas que des installations, il y a aussi beaucoup de pilules à faire avaler au propre comme au figuré. On n’a pas besoin de chercher bien loin les raisons qui ont motivé les seigneurs de guerre à refuser de reconnaître les autres remèdes ou thérapies contre le cancer, il suffit de suivre leurs agissements : c’est clair comme de l’eau de source.

Lors du procès contre Solomidès pour exercice illégal de la pharmacie, l’accusé outré lorsqu’on lui reproche de n’avoir pas demandé les visas (autorisation de mise sur le marché, AMM pour notre époque, et que certains traduisent par autorisation de mise à mort!) : « Mais nous les avons demandés, s’indigne Solomidès, et nous les avons obtenus en 1949, en 1951, en 1952 … tant que nous ne les avons pas sollicités pour le cancer, mais pour l’eczéma et la bronchite. Cela a passé tout seul. Mais quand nous avons demandé le visa pour le cancer, qui nous a t-on envoyé comme experts ? Des gens qui nous traitent d’avance et ouvertement de charlatan et d’illuminé. L’atmosphère est telle à Villejuif et à l’Institut curie qu’il n’y a pas moyen pour moi d’y faire faire une expertise impartiale. Quant à la contre-expertise, c’est un droit totalement méconnu en matière de visa. Pourquoi les syndicats de médecins n’ont-ils pas convoqué nos malades, soulagés ou guéris par nous ? Ils se contentent de réclamer des dommages et intérêts. »[78].

Cela paraît clair : le cancer est la chasse gardée des seigneurs de guerre, qui ose s’y aventurer y laissera ses plumes comme le dindon (de la farce). Et le crime peut se poursuivre car il est parfait au point que la majorité des gens continue à croire que cela est impossible : « Si c’était vrai ça se saurait ! », la réplique des gens ayant bonne conscience sans jamais accorder une seconde pour réfléchir sur la question. Nous sommes en 2013, plus d’un demi siècle depuis l’affaire Solomidès, le cancer et son marché continuent à se développer pour la gloire des seigneurs de guerre.

Le terrorisme médical et la dictature de la pensée unique règnent en maîtres. Malheur à ceux qui les dénoncent. On est loin de l’époque de Lakhovsky, n’empêche, les racines du mal étaient déjà là, quelques pontes de la médecine bloquaient les innovations en piétinant les faits qui n’étaient pas à leur avantage.

Ici s’achève le volet médical concernant Lakhovsky. Comme ce savant est une personnalité protéiforme nous allons passer en revue ses principales idées exprimées au gré de parution de ses ouvrages.

Jusqu’à présent nous avons affaire à un Lakhovsky scientifique, un chercheur en bioénergétique pour employer un vocable moderne de notre temps. Mais Lakhovsky est aussi un philosophe dont les idées se sont retrouvées dans plusieurs ouvrages : L’Universion, Le grand problème, La science et le bonheur, etc. Si son attitude devant la vie quant au bonheur peut paraître ascétique pour l’époque, elle nous est particulièrement familière à l’heure actuelle.

Selon lui, l’être humain qui aspire au bonheur doit respecter trois principes : « croire à la longévité », cela sous-entend rester en bonne santé, « éviter de compromettre notre vie en s’abstenant d’être jaloux, envieux ou méchant, ne pas avoir peur de la mort, croire à la survie, c’est-à-dire en Dieu ». « En outre, il faut vivre dans la paix du cœur et dans l’équilibre moral que confère à chaque homme le sentiment de la justice et de la bonne volonté. » [76] Le but de la vie selon lui est d’atteindre le paradis de l’Universion [77] et d’en jouir pleinement. Le principe de longévité repose sur plusieurs paramètres qui dépendent d’autres par exemple, la santé est conditionnée par l’hygiène de vie qui, elle-même, dépend entre autres de l’alimentation. Lakhovsky observa déjà à son époque que les gens mangeaient trop à chaque repas, deux ou trois fois plus que nécessaire au bon fonctionnement du corps humain, surtout chez les gens riches.

Il fait sienne la devise qui prétend que « nous ne mourons pas : nous nous tuons » [78]. Pour atteindre la longévité, devenir centenaire, il convient de préserver le plus longtemps possible l’harmonie entre toutes les facultés physiques et intellectuelles, autrement dit maintenir « l’équilibre oscillatoire cellulaire de tout l’organisme ». Et il cita le cas du premier ministre anglais William Ewart Gladstone (1809-1898) qui se faisait encore le plaisir d’abattre un arbre à la hache la veille de sa mort à 89 ans. Si Gladstone n’a pas atteint l’âge respectable des centenaires, Lakhovsky fournit maints exemples de centenaires à travers l’histoire, d’Est en Ouest et de l’antiquité à l’époque contemporaine en restant prudent sur certains cas comme Mathusalem qui aurait vécu 969 ans ou le roi de l’Île Locmians, 802 ans, dont parlent Pline et Valère Maxime [79]. Certaines régions sont de véritables viviers de centenaires tels que le Penjab, >la Serbie, la Russie, la Turquie, l’Égypte, Buenos-Aires, les États-Unis.

Si l’excès de nourriture, la quantité, nuit à la santé, sa qualité devrait être recherchée dans les « éléments vivants », c’est-à-dire les produits crus pour les végétaux et certaines viandes et poissons également. Il donne l’exemple des Norvégiens qui consomment du saumon cru, les Japonais et les Russes qui consomment certains poissons crus et assaisonnés, les populations côtières du pourtour méditerranéen et les Bretons qui mangent beaucoup de coquillages vivants (huîtres, palourdes, moules, coques , oursins, etc.). Les habitants de Bulgarie, Turquie, Égypte, Russie, Algérie, Inde ont tous un point commun : ils consomment beaucoup d’oignons crus et de fruits crus et Lakhovsky nous apprend par ailleurs que ces populations ne connaissent pas le cancer. Pour lui le rôle de l’oignon est indéniable. Le voilà nutritionniste avant l’heure.

La tête sans queue

L’ouvrage intitulé La science et le bonheur a été publié en 1930, avec un recul de plus de 70 ans, on ne trouve pas grand-chose à redire sur ce volet nutritionnel. Ce qui n’est pas le cas de ses doctrines politiques que nous allons voir maintenant.

Si Lakhovsky conseille à ses lecteurs de « pratiquer la bonté, éviter la jalousie, l’envie et la haine », quelqu’un qui a un esprit sain ne peut qu’être d’accord avec lui. Lakhovsky donne plusieurs exemples de jalousie et de rivalités : jalousie entre fratrie, entre collègues (il cite son cas personnel victime de méchanceté de la part de certains de ses collègues [80]). Cela dit certains exemples de jalousie donnés par Lakhovsky sont discutables :

« La jalousie est le microbe le plus virulent qui existe. Il se développe surtout sur le bouillon de culture de la démocratie et du suffrage universel.
Ainsi Karl Marx, qui a découvert ce microbe, a tué sans s’en douter des nations entières. C’est ainsi qu’au nom de cette jalousie on a massacré ou fusillé un grand nombre de Russes. Il reste 130.000.000 d’individus réduits à un esclavage que la barbarie la plus reculée n’a jamais connu.
Lénine, le plus grand jaloux du siècle, est mort relativement jeune, vers 54 ans.
Le socialisme et le bolchevisme, toutes deux philosophies de l’ »Égalité », ne sont rien d’autre que des politiques de la jalousie.
» [81]

Pour un scientifique humaniste comme Lakhovsky, et qui assimile la recherche d’une justice sociale à la jalousie cela peut surprendre plus d’un. On peut tout à fait ne pas être d’accord avec Marx ou Lénine pour des raisons idéologiques c’est une chose, mais dire que c’est la jalousie qui est le moteur des idées et actions de Lénine, cela relève de l’irrationnel. Si on cherche à comprendre le pourquoi de cette prise de position qui échappe à la raison chez Lakhovsky, un détour par sa biographie peut nous aider à y voir plus clair. Lakhovsky est né en 1870, l’année de la guerre austro-française doublée de la Commune de Paris, il est arrivé en France en 1895, s’y est marié en 1905, et s’est naturalisé français en 1907. Bref, c’était un Russe du temps du tsarisme, et la révolution de 1905 puis celle des bolcheviks en 1917 qui ont mis par terre l’ancien régime du Tsar n’ont rien changé à l’affaire, Lakhovsky est resté fidèle à l’ancien régime et demeura un Russe blanc comme on appelait à l’époque les émigrants russes en France restés fidèles au Tsar.

C’est son droit le plus ultime : les opinions de chacun doivent être respectées. Mais dans la défense de ses idées si on fait des amalgames ou des erreurs de jugement, avance des arguments sans queue ni tête, manipule des sources avec mauvaise foi, etc., alors ses idées ne peuvent être défendues car elles sont sans fondements.

Ce n’est bien sûr pas le cas de Lakhovsky qui se détermine uniquement par conviction et par constat superficiel. Dire que c’est Karl Marx qui a « découvert le microbe » de la jalousie, c’est comme si on se laissait emporter par la colère, car la jalousie a toujours existé chez l’homme, Karl Marx n’est pas non plus le premier à instrumentaliser la jalousie, à supposer qu’il ait agi par jalousie, au profit d’un but politique. C’est vrai qu’on a du mal à suivre les doctrines sociales et politiques de Lakhovsky qui voit en l’ordre ancien un moindre mal, chaque catégorie sociale à sa place, chacune sa fonction et ses responsabilités : les agriculteurs cultivent, les ouvriers travaillent, les cadres dirigent, le gouvernement gouverne mais avec bonté. Les riches font marcher leurs entreprises et ils doivent aussi prêter une oreille compréhensive envers les pauvres (d’où les organisations caritatives où patronnent des femmes de la classe dirigeante), etc.

À l’approche du deuxième conflit mondial Lakhovsky prit parti pour Mussolini au grand étonnement de ses collègues et amis en Italie. Devant cette incompréhension, il réalisa qu’il s’était égaré et s’éloigna définitivement du fascisme [82]. Cette incursion chez les fascistes est d’autant plus difficile à comprendre qu’il a failli être victime du nazisme s’il n’avait pas quitté Paris à temps. Voilà une autre facette de Lakhovsky qui ternit quelque peu sa célébrité de scientifique mais sans arriver à l’anéantir.

L’univers et ses ions

Si Lakhovsky s’est fait un nom de son vivant c’est grâce aussi à ses écrits résumant ses recherches ou en rendant compte. Il faut reconnaître qu’il a une facilité à écrire et cette qualité est d’autant plus admirable qu’il écrivait dans une autre langue que sa langue maternelle, puisqu’il s’agit du français.

Lakhovsky a publié au total une vingtaine de titres dont certains ont été traduits en espagnol, en allemand, en italien mais très peu en anglais (voir bibliographie en fin de chapitre) et tous ces titres n’ont pas la même consistance. On peut dire rapidement que ses œuvres écrites sont de deux ordres : les ouvrages de base à caractère théorique tels que L’Oscillation cellulaire. Ensemble des recherches expérimentales ; Contribution à l’étiologie du cancer ; L’Universion ; La Matière ; La Science et le bonheur ; Le Grand problème ; Le Secret de la vie ; et les autres qui sont des ouvrages de vulgarisation de ses idées déjà abordées dans les précédents. C’est la raison pour laquelle on retrouve dans les ouvrages de la seconde catégorie les mêmes thèmes abordés dans les ouvrages théoriques mais abrégés ou vulgarisés, par conséquent un thème peut se trouver dans plusieurs ouvrages.

À côté de ces deux catégories, on trouve aussi de petites brochures sur un thème précis comme le cas de L’oscillateur à longueurs d’onde multiples, Radiations et ondes. Sources de notre vie, etc. Et pour être exhaustif, il faut aussi citer les ouvrages d’un autre genre parus à l’approche de la deuxième guerre mondiale : il s’agit des essais à caractère politique et social tels que : La Civilisation et la folie raciste ; Le Racisme et l’orchestre universel ; De Moscou à Madrid. Le paradoxe de la démocratie ; L’Étatisme et la mort des nations. Conseils à mes enfants. Hélas, nous n’avons pas encore l’occasion de mettre la main sur ces ouvrages, un détour vers la thèse du docteur Jean-Louis Portes peut en donner des aperçus.

Il nous est difficile de donner un avis argumenté et étayé sur tous les ouvrages de Lakhovsky dans ce cadre limité, cependant nous essayons de rendre compte rapidement de quelques titres moins connus aujourd’hui tels que L’Universion, Le grand problème [83].
Signalons au passage que les ouvrages de Lakhovsky sont à l’heure actuelle soit introuvables soit hors de portée pour les petites bourses. Heureusement quelques éditeurs ont, comme nous l’avons signalé dans la première partie de ce papier, commencé à rééditer certains titres tombés dans le domaine public.

Tombe de la famille Lakhovsky au cimetière de Passy (Paris)

L’Universion a été publié en 1927 par les Éditions Gauthiers-Vilars & Cie à Paris, et préfacé par le Professeur d’Arsonval que Lakhovsky considérait comme son maître. D’abord « Universion » était un néologisme forgé par Lakhovsky lui-même pour exprimer une de ses nouvelles idées originales. Sur la forme, l’ouvrage n’a pas été écrit comme ses autres essais mais a été conçu comme un dialogue entre Lakhovsky et un professeur de philosophie [84] , un de ses proches qui lui rendait souvent visite et chaque visite donna lieu à une causerie autour de cette notion centrale du livre. Nous avons vu que Lakhovsky a formulé la théorie de l’oscillation cellulaire dans son ouvrage intitulé L’origine de la vie puis reprise dans Le secret de la vie. Les ondes cosmiques et la radiation vitale.

À ce propos, le Dr. Hulda Clark a, de son vivant, mis au point un appareil fort simple à réaliser et capable de mesurer la fréquence de nombre de « présences » dans le corps humain : les levures (80-140 kHz) ; virus, bactéries, vers et ascarides (300 à 430 kHz) ; ténias et organismes unicellulaires (350 à 475 kHz) ; l’homme (1520 à 9460 kHz).[85] Ces découvertes viennent confirmer la théorie de l’oscillation cellulaire que Lakhovsky a formulée voici presque un siècle sans les instruments suffisamment précis comme ceux d’aujourd’hui. De ce point de vue c’est un véritable visionnaire, et on peut dire que la notion d’universion est la suite logique de cette théorie.

L’universion est donc une théorie globale pour expliquer l’origine de la vie, la vie elle-même, de l’infiniment-petit à l’infiniment-grand, en passant par les mécanismes célestes, les phénomènes électriques, électromagnétiques, les radiations cosmiques, la pensée et Dieu. Selon Lakhovsky, l’universion qui est présent partout, en tout, peut être associé au milieu ambiant qui permet, entre autres, aux ondes, radiations, rayonnements de voyager à travers l’univers comme l’air qui permet aux ondes sonores de se matérialiser. Cette explication des phénomènes physiques se veut aussi une tentative de succéder à la notion d’éther qui a traversé le XIXe siècle et le début du XXe sans parvenir à une définition acceptable pour tous les scientifiques car chacun, chaque spécialité avait sa propre notion de l’éther. Laissons à Lakhovsky la tâche de nous expliquer ce qu’est l’universion :

L’universion est partout, est en tout, pénètre tous les corps, tous les êtres, tous les mondes, s’étend dans l’immensité de l’univers et occupe notamment tout le vide interastral. C’est en quelque sorte la promatière, la substance-mère de tous les corps matériels, qui ne sont que de l’universion condensée.
L’universion est matériellement vide et caractérisée par l’absence de toute matière : mais il est peuplé de corpuscules et de germes d’atomes et de molécules qui s’appellent les électrons et les ions. C’est ce qui explique que le vide absolu interastral est cependant un monde très habité. L’universion possède une élasticité et une mobilité absolues, dont la matière ne peut nous donner qu’une faible idée. [86](…)
Ainsi l’universion nous apparaît comme la cause et l’essence de toute matière, de toute forme, de toute action, de tout mouvement, de toute vie. Malgré nous, l’universion s’impose à nos conceptions métaphysiques, il les domine, il en apparaît comme la raison d’être.
Si l’universion est la source de la matière et de la vie, il n’y a pas loin à admettre qu’il s’identifie aussi facilement avec ce qu’il y a de plus subtil dans la création : avec la sensation, avec l’intelligence et la pensée, avec l’âme, avec Dieu même !

Qu’est-ce qui va changer avec cette théorie ? Rien car « ce qui change, ce n’est pas l’univers mais c’est seulement notre façon de le comprendre. » [87]

Nous connaissons Lakhovsky qui est un scientifique, qui pose des questions sur les phénomènes de la vie, de l’univers, qui observe la vie, qui fait des expériences pour vérifier ses idées, ses théories. Sa démarche scientifique est répartie dans l’ensemble de ses œuvres écrites et L’Universion ne fait pas exception. Chaque chapitre de L’Universion aborde donc un aspect de la notion qui est cernée petit à petit jusqu’à sa découverte intégrale par le lecteur, guidé par un pédagogue soucieux de se faire comprendre. Quand on arrive à la fin on peut dire que Lakhovsky est parvenu à expliquer d’une façon qui se veut scientifique à travers la notion d’universion quelque chose qui a toujours préoccupé l’humanité et qu’on nomme Dieu, puisque l’universion est partout, en tout, à l’origine de tout. Pour lui l’universion se confond avec Dieu d’où son expression Universion-Dieu. À cet égard le lecteur ne doit pas s’étonner de découvrir tout à fait à la fin de l’ouvrage une prière mise dans la bouche du professeur de philosophie :

« Ô Universion-Dieu !

Je crois que tu es le Créateur de l’univers entier, des astres, des planètes, des étoiles et des nébuleuses. C’est toi qui entretiens par tes vibrations la régularité de leur mouvement, la puissance de leur rayonnement et l’harmonie admirable du ciel !
Je crois que tu es le Créateur de la matière la plus condensée, comme la plus subtile, de la molécule, de l’atome, de l’ion, de l’électron et des ondes !
Je crois que tu présides à tous les phénomènes physiques et naturels, aux forces mécaniques, électriques et magnétiques, à l’énergie sous toutes ses formes.
C’est toi qui as créé par tes radiations la vie et la mort.
Je crois que la volonté, la pensée et l’âme sont ton émanation et que tu es leur éternel gardien.
C’est toi qui es toute liberté, toute justice, toute bonté et toute miséricorde !
C’est toi qui es la substance unique, infinie dans le temps et dans l’espace, immuable et éternelle.
Ô Universion-Dieu, tu es en tout et partout, tu es mon essence et mon maître ! »

Là on atteint la limite de la pensée. Quoi qu’il en fût, Lakhovsky se défendit d’être positiviste ou rationaliste. Il reconnut que l’idée de Dieu l’habitait depuis longtemps sans en avoir trouvé une explication acceptable, soit-elle religieuse ou philosophique. Sa théorie sur l’universion vient combler ce vide béant qui le travaillait.

Prière en guise d’épitaphe sur la tombe de la famille Lakhovsky

Transmission & matérialisation

Un autre ouvrage moins connu que nous estimons digne d’intérêt est Le grand problème édité en 1935 par la Librairie Félix Alcan et qui fait 159 pages. Nous avons vu que Lakhovsky a émis des idées et théories qui, tout à fait neuves et originales pour son temps, étaient soutenues par des expériences et observations diverses. Il ne s’agit pas des idées farfelues sans queue ni tête mais des idées novatrices qui vont jusqu’à la limite des connaissances scientifiques, en d’autres termes les limites sont repoussées. Quant à celles qui sont développées dans cet ouvrage, elles sont simplement vertigineuses et renversantes. La notion-clef autour de laquelle l’ouvrage est structuré est la matérialisation, d’ailleurs Lakhovsky la met en exergue sur la couverture : « Dans l’univers rien n’est création, mais tout est reproduction par matérialisation ». Kesako ?

Il s’agit d’un « mécanisme de transmission de la matière sous forme de rayonnements à travers les espaces interstellaires ». On se doute bien que la notion de matérialisation est en rapport direct avec les radiations et rayonnements cosmiques, sources de vie puisque les idées de Lakhovsky sont cohérentes entre elles et elles forment un système cohérent. Pour faciliter la compréhension pour la suite, il convient aussi de signaler que pour Lakhovsky la dualité matière-onde (ou matière-rayonnement) n’est qu’apparente car à l’échelle de l’infiniment-petit, les éléments constitutifs de l’atome tels que l’électron, le positron, etc. ne sont plus de la matière mais du rayonnement, autrement dit des ondes électromagnétiques.

Sur ce plan, Lakhovsky était bien en avance sur son temps car les scientifiques se débattaient encore longtemps, et chacun tirait la couverture à soi, pour dire que la lumière est soit corpusculaire pour les uns, ou un phénomène ondulatoire pour les autres. Lakhovsky nous donne plusieurs exemples de matérialisation observables mais passés inaperçus à cause de notre ignorance en l’absence d’explications scientifiques acceptables. Prenons-en quelques exemples : le premier relève du domaine biologique, la culture des microbes :

« Il suffit d’en ensemencer une ou deux colonies dans une boîte de Pétri ou dans un ballon scellé à verre, enfermant de la gélose ou tout autre bouillon de culture. Si l’on cherche à doser les substances minérales contenues dans ces colonies de microbes – des staphylocoques, par exemple – c’est à peine si l’on peut déceler un millionième de milligramme de fer ou de phosphore.
Or, dans cette boîte de Pétri exposée dans le thermostat, à la température de 37° C, on peut recueillir au bout de 48 heures des milliards et des milliards de staphylocoques qui contiennent au total plus d’un gramme de fer, de phosphore ou d’autres minéraux.
D’où proviennent tous ces minéraux ?
Ni de la boîte de Pétri, ni de la gélose, qui ne contiennent pas toutes ces substances, ni même de l’atmosphère ambiante. » [88]

Deuxième énigme, la forêt de Fontainebleau :

« Savez-vous que des dizaines de milliers d’hectares de terrain de cette forêt sont exclusivement composés, sur une grande profondeur, de sable très fin qui ne renferme, en dehors de la silice pure, pour ainsi dire aucune substance minérale.
Or il pousse dans cette forêt, des arbres magnifiques et des végétaux de toutes sortes qui contiennent tous les minéraux que nous avons indiqués plus haut et qu’on trouve ordinairement dans les cellules de tout être vivant.
Je vous pose à nouveau la question que j’ai posée pour la boîte de Pétri : d’où peuvent venir tous ces minéraux ?
Vous me direz : c’est l’eau qui les apporte. On pourrait, à la rigueur, admettre pour certains potagers arrosés avec l’eau de source ou de puits, ou, encore, pour certaines forêts traversées par des rivières.
Mais la forêt de Fontainebleau n’est arrosée par personne, comme les potagers, sinon par l’eau de pluie distillée à peu près pure, ne contenant, pour ainsi dire, aucune substance minérale. (…) D’où viennent tous ces minéraux que contiennent leurs cellules ? » [89]

L’énigme des villes enfouies :

« Nous savons que les archéologues, qui font des fouilles dans les pays de civilisations anciennes, grecques, romaines, égyptiennes et autres, découvrent parfois dans ces pays des villes entières avec leurs monuments, leurs palais, leur rues pavées et leurs cours recouvertes de mosaïques à quelques vingt ou trente mètres de profondeur dans le sol.
Comment expliquer que ces vestiges de civilisations anciennes soient descendus aussi profondément dans la Terre ? Vous me direz que c’est le poids énorme des maisons en pierre de taille, avec leurs murs épais et leurs colonnades, qui les a enfouies dans le sol petit à petit au cours des siècles.
Je ne puis admettre cette hypothèse, car si elle était vraie, les divers matériaux ne seraient pas enfoncées aussi régulièrement que l’indiquerait l’état de conservation de ces monuments au moment de la découverte.
Et, en effet, s’il en était ainsi, les colonnes et les murs à cause de leur poids, se seraient enfoncés davantage que les petites statues, les dallages des rues, les pavages des cours. Or nous constatons que, lorsqu’on découvre ces villes, tous ces éléments architecturaux restent à leurs emplacements respectifs. »[90]

Pour Lakhovsky la seule explication satisfaisante de ces énigmes, parmi tant d’autres encore, est la matérialisation des rayonnements spécifiques d’origine cosmique au contact de la matière vivante sur terre par résonance. Autrement dit chaque matière vivante sur Terre (cellule, minéral, etc.) a sa propre fréquence de résonance, la matérialisation se produit quand cette matière reçoit des rayonnements d’origine cosmique spécifiques.

C’est le mécanisme de transmission de la vie à travers les espaces interstellaires et non pas de transport car aucune cellule vivante ne peut survivre aux conditions extrêmes dans l’espace interstellaire (le froid proche du zéro absolu, la nocivité des rayonnements). Ce qui explique le principe de matérialisation formulé par Lakhovsky : « Dans l’Univers, rien n’est création, mais tout est reproduction par matérialisation. » Et Lakhovsky va encore plus loin en appliquant ce principe à l’homme :

« … nous pouvons maintenant parfaitement concevoir comment notre corps même peut se trouver matérialisé éternellement sur d’autres astres éloignés de notre Terre d’un certain nombre d’année-lumière. (…) Supposons un homme qui meurt sur terre à l’âge de 75 ans, par exemple. Le rayonnement issu de sa personne, dès sa conception lors de l’accouplement nuptial, aura, en ces 75 années, parcouru, à travers l’Universion qui lui sert de support une distance de :
300.000 X 365,25 X 24 X 3600 X 75 puisqu’il y a 365,25 jours par an, 3600 secondes par heure et 24 heures par jour, soit 710.048.000.000.000 km.
Le rayonnement émis par cet homme au moment de l’accouplement nuptial rencontre un autre astre à une distance de notre Terre égale à 75 années-lumière, de sorte que cet homme commence maintenant à renaître sur cet autre astre justement au moment où il disparaît de notre planète à 75 ans. (…) D’ailleurs, on peut admettre, sans que rien ne s’y oppose, que ces complexes de rayonnements trouvent sur leur trajet d’autres astres et reforment des êtres vivants, non seulement au moment de la mort de l’individu dont ces rayonnements sont issus, mais à tout instant, pourvu que ces rayonnements rencontrent des terres où ils peuvent se matérialiser par accouplement. » [91]

C’est simplement renversant et du coup l’idée de la réincarnation chère aux cultures indiennes trouve ici une explication rationnelle. Ainsi chez Lakhovsky la science fait sa rencontre avec la philosophie. Un autre aspect de cette rencontre mérite aussi d’être signalé : pour Lakhovsky, la vie sur Terre n’est qu’un lieu de passage, c’est aussi la conception de certains peuples d’Asie du sud-est, la Terre n’est donc « qu’une sorte d’enfer ou de purgatoire, où, à travers des épreuves sans nombre, nous devons nous purifier sans cesse pour pouvoir, après notre mort, jouir pleinement, sur une autre planète, d’incomparables félicités »[92].

Si on accepte cette théorie sur la matérialisation des rayonnements cosmiques dans tout l’univers, l’existence simultanée de plusieurs « moi » sur plusieurs astres différents en devient une simple conséquence. Et ces « moi » séparés par des années-lumière continuent à se transmettre des rayonnements. Pour Lakhovsky, la preuve de ces transmissions se trouve dans les rêves nocturnes. Peu de gens accordent aux rêves une importance digne de ce qu’ils représentent surtout dans le monde moderne envahi et désacralisé par la vie matérielle, alors que chez les peuples dits primitifs, les chez Amérindiens par exemple, les rêves sont très importants car ils essaient de les comprendre au réveil, s’ils n’y parviennent pas ils demandent alors aux devins, médiums ou autres dépositaires de ces connaissances de leur éclairer. Lakhovsky rejoint à ce propos les peuples vivant un peu à l’écart des courants civilisationnels dévastateurs :

« Nous rêvons souvent des choses qui nous sont complètement inconnues : nous avons l’impression de contempler avec nos yeux des villes, des paysages, des personnes que nous n’avons jamais vus et cependant tous ces rêves sont des faits.
Nous savons que, scientifiquement, il n’existe pas d’effets sans cause. Toutes les visions de nos rêves présentent la gamme entière des vibrations lumineuses, c’est-à-dire de 420 à 750 trillions de vibrations à la seconde. Le cerveau qui enregistre ces vibrations, inconsciemment si vous le voulez, ne peut les détecter si elles n’existent pas. Quelle est donc la cause qui fait vibrer notre cerveau sous l’action de toute cette gamme de vibrations ?
(…) La logique et la réflexion ne nous permettent pas d’entrevoir d’autre explication que ce rapport de cause à effet, c’est-à-dire que les visions de nos rêves : les villes, les paysages, les personnes, et tout ce que nous voyons en rêve existent réellement sur d’autres planètes. (…) Ce vibrations peuvent facilement être détectées par notre cerveau, lorsqu’il se trouve en complet repos et déchargé de toute préoccupation et de toute excitation sensorielle provenant, à l’état de veille, de notre vie terrestre.
(…) Quant à moi [93], repris-je alors, connaissant la cause de mes rêves, les cultivant et les classant, je pourrais vous décrire par le menu la topographie des villes où je retrouve mon autre « moi » pendant mon sommeil. Parmi celles-ci, il en est une qui revient plus souvent dans mes rêves. C’est une très grande cité, une capitale certainement, dont vous ne pouvez pas imaginer la magnificence. » [94]

C’est simplement prodigieux, même la science-fiction n’est pas allée aussi loin.

Nous terminons cet aperçu de l’ouvrage par un autre aspect de la personnalité de Lakhovsky qui est comme nous l’avons signalé multiple. Ouvert d’esprit, il s’intéressait à tout et essayait de comprendre les choses au lieu de les rejeter comme beaucoup d’hommes qui se réclament de la science mais qui rejettent les faits quand ils n’arrivent pas à les comprendre ou à les expliquer. Ces hommes dits de science sont en fait de véritables entraves à la bonne marche de la science.

Hier comme aujourd’hui ces hommes suffisants qui ne trouvent rien de leur vie s’opposent, car ils détiennent le pouvoir sur les autres, à des idées nouvelles et hardies des autres, aux remises en cause, aux innovations et découvertes fécondes. La science piétine ainsi dans le marécage des bêtises et des enfantillages de certains. Heureusement de temps en temps il existe des hommes de science qui ne se laissent pas intimider par des conservateurs immobilistes dont l’action est dictée par d’autres considérations que la science, mais ces véritables hommes de science doivent payer cher leur liberté et leur indépendance d’esprit. Lakhovsky fut de ceux-là parmi bien d’autres avant et après lui.

Radiesthésie, magnétisme & corporatisme

Revenons dans notre contexte, nous sommes dans les années 1930. L’Association des Amis de la Radiesthésie créée en 1929, comptait dans les 300 membres en 1931, puis 400 l’année suivante. C’est en 1932 aussi que se tient en Avignon du 24 au 27 avril un grand congrès des sourciers présidé par le Dr. Jules Regnault. L’année 1931 voit paraître le premier numéro du Bulletin des Amis de la Radiesthésie [95]. En 1933 le Congrès des radiesthésistes a lieu à Paris même auquel participa l’abbé Mermet [96], une personnalité célèbre du milieu [97].

Ce mouvement en faveur de la radiesthésie s’intensifie à tel point qu’une revue spécialisée La Radiesthésie médicale voit le jour en 1935 [98]. En effet, cette science nouvelle se développe dans ces années un peu partout en Europe [Espagne, Angleterre, Italie, Suisse, Autriche, Tchécoslovaquie, Pays-Bas et même Outre-Atlantique (États-Unis, Canada, Uruguay)]. Quelqu’un d’aussi curieux que Lakhovsky n’aurait pas laissé passer cette occasion : il ne se contentait pas d’observer ce phénomène mais l’étudiait en s’appuyant sur ses propres théories au lieu de le rejeter comme nombre de ses collègues qui, par dogmatisme, qualifiaient la radiesthésie de fumisterie et de charlatanisme. Il rencontrait et connaissait ainsi nombre de sourciers et radiesthésistes célèbres dont les deux abbés Bouly et Mermet [99], il essayait de comprendre et expliquer le phénomène.

« Je vais donc m’efforcer, écrit-il dans La nature et ses merveilles, à la lumière des théories et des principes que je viens d’exposer au sujet de l’oscillation cellulaire, de la pensée-vibration, de l’universion, de la résonance, etc., de donner de la radiesthésie une synthèse et une explication assez limpides, mais suffisamment précises pour qu’elles puissent être comprises par des profanes
(…) Pourquoi, lorsque le sourcier s’approche d’une nappe d’eau souterraine, la baguette se met-elle à se plier dans les mains, pourquoi le pendule se met-il à osciller ou à tourner ?
(…) Nous allons voir comment la résonance intervient dans la pratique des sourciers.
Nous savons que certaines personnes, douées d’une sensibilité exceptionnelle, éprouvent des sensations spécifiques en rapport avec la nature du terrain sur lequel elles se promènent, quand bien même elles n’auraient à la main ni pendule, ni baguette.
(…) Vous avez vu, dans les précédents chapitres, que notre corps contient tous les minéraux qui se trouvent dans l’écorce et dans l’atmosphère terrestre, c’est-à-dire les 92 corps simples de la chimie.
Lorsqu’un sourcier se promène avec le pendule entre les doigts ou avec la baguette entre les mains, tout à coup il sent que le pendule se met à osciller ou la baguette à s’incliner. Que se passe-t-il alors ?
Chaque fois que le sourcier se trouve au-dessus d’une masse minérale importante, du fer par exemple, tous les atomes de fer de son organisme se mettent à vibrer en résonance avec le fer qui se trouve sous ses pieds, même à une profondeur assez grande, à quelques dizaines de mètres de profondeur dans le sol.
Le choc de cette résonance agit évidemment sur l’oscillation cellulaire de tout l’organisme. Il se produit alors une action électrique spécifique dans l’organisme de ce sourcier, qui se traduit inconsciemment par des réflexes mécaniques de ses muscles, réflexes qui ont si peu d’amplitude qu’ils sont invisibles. Mais ces réflexes donnent au pendule de minuscules impulsions qui, en se répétant, le font osciller en résonance de telle ou telle façon correspondant avec la nature du minerai qui fait réagir l’opérateur.  (…) Naturellement vous pensez que ce n’est pas vous qui agissez et que c’est la baguette elle-même qui fléchit. Mais c’est une illusion de vos sens, car vous sentez bien une contraction musculaire qui détruit l’équilibre instable de cette baguette et qui la fait dévier immédiatement.»[100]

Il faut dire aussi que les théories de Lakhovsky sont venues au secours des radiesthésistes qui, malgré leurs pratiques avancées, n’arrivent pas à expliquer leurs actions ou leurs résultats. Ami des radiesthésistes qui sollicitaient ses rencontres, Lakhovsky a été nommé membre d’honneur de la Société des Amis de la Radiesthésie [101. Il est devenu « un fervent et un convaincu de la radiesthésie ». [102

Le monde de la baguette et du pendule n’est pas loin de celui des guérisseurs qui étaient pourchassés hier par les syndicats des médecins et aujourd’hui par l’Ordre des médecins qui les traitent de charlatans. Certains ont été poursuivis en correctionnelle dans des procès retentissants comme celui contre Germaine de Rouen ou Camille Eynard de Nantes. Témoin impuissant de ces procès, Lakhovsky avait pourtant constaté les « prouesses extraordinaires de certains guérisseurs qui ont rendu la santé à un grand nombre de malades abandonnés comme incurables par la médecine empirique ». Il relata cette tyrannie des puissants à l’égard des guérisseurs en ces termes :

« J’ai suivi avec intérêt les péripéties de ces procès et j’ai été frappé de cette multitude de braves gens de toutes les classes de la société, aussi bien simples ouvriers et paysans qu’intellectuels de grande valeur, professeurs et autres, qui sont venus témoigner avec enthousiasme en déclarant qu’ils avaient été guéris par ces magnétiseurs des maladies les plus graves après être abandonnés par la Faculté de médecine.
Malheureusement, les lois actuelles qui, avec juste raison, cherchent à protéger la médecine contre les charlatans, ne permettent pas au public de recourir à cette thérapie remarquable. » [102]

Un exemple de plus sur l’attitude des médecins organisés en corporatisme qui rejettent et condamnent ceux qui arrivent à soigner des malades renvoyés par eux-mêmes pour attendre que la mort les emporte. Hier comme aujourd’hui ceux qui font la pluie et le beau temps en médecine officielle se moquent des patients nombreux qui sont venus témoigner, lors des procès, de leur guérison par d’autres thérapeutes qu’eux, ils se bandent les yeux devant les faits inexpliqués, c’est la fuite en avant guidée au mieux par l’ignorance, si ce n’est pas par dogmatisme stérilisant. C’est encore la loi du plus fort, un euphémisme pour ne pas dire la loi de la jungle.

Dans ce domaine aussi, contrairement à beaucoup d’autres, Lakhovsky cherche à comprendre et étudie avec ses moyens et ses idées au lieu de rejeter un phénomène encore inexpliqué par les connaissances scientifiques. Et il parvient à comprendre puis à expliquer l’action des guérisseurs sur les malades en s’appuyant une fois de plus sur ses propres théories (nous sommes désolé de recourir à une longue citation, mais le jeu en vaut la chandelle) :

« Nous avons vu, dans un chapitre précédent, comment certains minéraux manquant à notre organisme peuvent se matérialiser par rayonnement. Vous connaissez déjà d’autre part, ma théorie de l’oscillation cellulaire.
(…) Or, il arrive à certains moments de notre existence et par suite de différentes causes, que nos cellules se mettent à osciller mal, ou même que certaines d’entre elles s’arrêtent d’osciller, d’où le déséquilibre oscillatoire cellulaire et la dématérialisation qui, rapidement, entraînent la maladie et la mort. Je vous ai expliqué, par l’autosuggestion, que même avec votre propre rayonnement, que vous provoquez par la pensée, vous pouvez rétablir l’oscillation des cellules et permettre la matérialisation des éléments qui leur manquent.
J’ai donc pensé, pour donner un choc oscillatoire aux cellules et pour leur permettre d’osciller normalement, à créer un appareil à ondes multiples, dont je vous ai déjà parlé et avec lequel j’ai guéri, dans les hôpitaux de Paris, les maladies le plus graves et notamment le cancer.
Eh bien ! Le magnétiseur possède cette faculté d’émettre un rayonnement à longueurs d’onde multiples, bien plus actif et bien plus naturel que mon appareil physique, puisque dans ce rayonnement de guérisseur, rayonnement qui provient de l’oscillation de ses cellules, se trouvent tous les rayonnements de chaque organe et de chaque tissu humain, radiations susceptibles de faire vibrer en résonance les cellules de l’organisme du sujet traité, quel que soit son état de déséquilibre, quelle que soit la maladie dont il peut être atteint.
Supposons un individu qui a une maladie très grave de l’estomac. Supposons qu’une grande partie des cellules de cet estomac cessent d’osciller ; il en résulte que, dans les parties de l’estomac où ces cellules oscillent mal ou n’oscillent pas du tout, cet organe ne fonctionnant plus, s’ulcère et se décompose, d’où la maladie et la mort qui s’ensuivent.
Si alors le magnétiseur concentre, par l’effet de sa volonté, son rayonnement à travers ses mains formant antennes, il envoie ce rayonnement, analogue à celui de mon appareil à ondes multiples, à travers le corps du sujet traité. Immédiatement, toutes les cellules de l’estomac se mettent à vibrer en résonance avec celles du même organe chez le guérisseur et le rayonnement de tous les minéraux contenus dans l’estomac de ce guérisseur permet la matérialisation de ces mêmes minéraux dans l’estomac du sujet traité.
Bien plus, si une partie de cet estomac est déjà détruite par la maladie, le rayonnement du guérisseur permet à cet organe de se reconstituer par matérialisation puisqu’il existe dans l’estomac des cellules qui oscillent encore et qui, par conséquent, constituent des points de résonance. C’est ce qui explique les résultats miraculeux obtenus au moyen de cette méthode, résultats que jamais aucune autre thérapie ne permettrait d’enregistrer.
La même explication est valable pour toutes les autres maladies, et pour tous les autres organes.
Cette action des guérisseurs est extrêmement facile et leur nombre est beaucoup plus grand qu’on ne le croit. En effet, beaucoup de personnes possèdent ce don, sans même le savoir. Il suffit d’un certain exercice pendant quelques semaines pour pouvoir concentrer sa volonté vers un malade et se servir de son rayonnement propre comme celui de l’appareil à longueurs d’onde multiples.
Je m’adresse ici aux pouvoirs publics de tous les pays, en leur suggérant de créer des chaires d’enseignement dans les Facultés et de diplômer les guérisseurs reconnus bons qui deviendraient des auxiliaires remarquables pour la médecine. Ce serait un grand bienfait pour l’humanité, car il y a là un moyen thérapeutique incomparable que n’égale, dans bien des cas, aucun traitement empirique employé par la médecine officielle. » [104

Si Lakhovsky est catégorique sur ce sujet c’est non pas seulement parce qu’il a entendu et est témoin de nombreux cas de guérison… miraculeuse comme on dit, grâce aux passes des magnétiseurs, mais il a étudié le phénomène avec des appareils de mesure disponibles à cette époque.

« Nous disposons du reste, actuellement, de tous les moyens pour mesurer le pouvoir fluidiques de chaque individu. Il existe des appareils, notamment celui de E.K. Müller, de Zürich, qui consiste essentiellement en un condensateur intercalé dans un circuit comprenant une pile et un galvanomètre. Normalement, le courant de la pile ne peut traverser le condensateur qui est isolant, mais, si l’on approche la main de ce condensateur, le fluide humain qui s’en échappe rend le diélectrique conducteur et l’on observe une déviation du galvanomètre qui, naturellement, doit être très sensible. Ces déviations sont proportionnelles au pouvoir fluidique de chaque individu. M. Müller a ainsi réussi à mesurer exactement la capacité de rayonnement de nombreux magnétiseurs. »[105

En effet les mains et particulièrement les doigts de ceux qui ont le don de magnétisme sont de véritables émetteurs [106 . D’après Lakhovsky, chacun peut faire de l’auto-massage avec ses bouts de doigts car au moins 90 % des humains sont magnétiseurs -sans le savoir. Un masseur-kinésithérapeute qui possède un don de magnétisme peut ainsi soulager ses patients plus vite que ses collègues qui n’en possèdent pas. C’est ce qui est arrivé à Lakhovsky quand il a été électrocuté par son radio-cellulo-oscillateur. Après quelques jours d’hospitalisation et des mois d’inaction son état était assez grave (ecchymose sur tout le corps, muscles paralysés ou déchirés…), il s’est adressé alors à un masseur très connu à l’époque, et au bout de huit jours il fut complètement rétabli. D’après Lakhovsky ce n’était pas le massage qui agissait mais le pouvoir fluidique remarquable du masseur [107, en d’autres termes ce masseur possède le don de guérisseur sans le savoir. Si les guérisseurs ne savent pas expliquer le résultat de leurs passes, ils ne sont pas plus ignorants que les prétendus scientifiques qui rejettent tout ce qu’ils ne comprennent pas y compris les faits observables, à cette différence près : les uns guérissent bien des maladies ou infections, ce que les autres sont incapables de faire et pourtant ces derniers les traitent de charlatans ! C’est bien ignorance et dogmatisme qui se muent en tyrannie avec comme combustibles la défense d’un corporatisme et les intérêts de carrière personnelle. Face à cette situation pour le moins aberrante, ne faut-il pas comme disent les peuples du désert, « Laisser aboyer les chiens, la caravane doit passer. » L’invention de l’OLOM date du début des années 1930, cet appareil qui a fait ses preuves du vivant de Lakhovsky, s’appuie sur sa théorie de l’oscillation cellulaire. Qui dit l’oscillation dit vibration, transmission, communication, etc. Or la science d’aujourd’hui est formelle pour dire que les ondes scalaires sont la base de la communication entre les cellules, voire entre les êtres vivants eux-mêmes. Ces ondes se propagent longitudinalement autrement dit en vortex, et non transversalement comme leurs sœurs électromagnétiques. Les ondes émises par le cerveau sont aussi de cette nature, leur vitesse peut dépasser celle de la lumière : Lakhovsky pensait qu’un récepteur, en l’occurrence un autre cerveau, peut capter instantanément les ondes émises par un cerveau, quelle que soit la distance qui sépare les deux. C’est son génie. Il était en avance sur son époque. On vient aujourd’hui, janvier 2014, d’apprendre que les scientifiques arrivent maintenant à fabriquer des appareils de type Lakhovsky à caractère thérapeutique qui fonctionnent non en très haute tension de l’ordre de 400.000 V comme les OLOM, mais en très basse tension de l’ordre de 2 à 3 V. [108 Les patients pourraient, espérons-le, trouver ce genre d’appareil plus facilement que les OLOM de Lakhovsky, mais quand on regarde le prix de l’appareil moderne fabriqué en Allemagne et déjà commercialisé en France, cela dissuade encore plus les patients que l’OLOM de Lakhovsky. En tout cas, espérons que tous les centres hospitaliers et de soins en possèdent un pour le bien des patients. Un vœux pieux ?

Les mots de la fin

Nous avons essayé de donner les grandes lignes des œuvres de Lakhovsky, inventions et découvertes, littéraires et thérapeutiques. Bien sûr que demain les théories de Lakhovsky seraient dépassées, au train où va la science mais il en a contribué à bâtir les fondements. Retenons tout de même que Lakhovsky remettait déjà à son époque en question les idées de Newton sur les forces gravitationnelles, la vitesse limite de la lumière chère à Einstein ; effectivement ces fondements scientifiques ont par la suite été remis en cause car ils n’expliquent pas d’une façon satisfaisante les mécanismes des astres, les phénomènes de rayonnement des ondes appelées aujourd’hui scalaires qui peuvent voyager à une vitesse supérieure à celle de la lumière. Bien sûr que toutes ces questions passionnaient Lakhovsky parce qu’il s’aventurait aussi loin que possible dans beaucoup de domaines, à la limite du temps et de l’espace. C’est à cet égard que Lakhovsky est un génie et le sort des génies n’est pas forcément enviable eu égard à l’opinion ambiante générée par la jalousie, la méchanceté, l’égo disproportionné, etc. Nous n’avons pas la prétention de faire réhabiliter Lakhovsky car cela ne rentre pas dans le cadre de nos compétences, néanmoins nous essayons de faire connaître ses idées, ses théories à un public ouvert qui n’est pas guidé par les opinions fabriquées des milieux dominants qui étouffent toute voix discordante. Nous tenons à remettre la vérité à sa place quand elle est bafouée ou occultée pour que ceux qui sont à sa recherche ne se sentent pas seuls, pour qu’on sache que l’humanité ne ne compose pas uniquement d’esprits petits et mesquins mais d’aussi de grands esprits même si la société est rarement dirigée par ce qu’elle a de meilleur.

Phan Duc

* * * *

Notes :

[1]. Dans le sens propre de celui qui guérit et non le sens péjoratif de la médecine conventionnelle.
[2]. Guy Trédaniel Éditeur, 2012, 208 p.
[3]. N° 86, mai-juin 2013
[4]. Brigitte Bouteiller, op.cit., p. 157
[5].Ibid., p. 115.
[6]. Signalons tout de même que cette version électronique n’est pas complète : certains passages sont manquants, notamment les pages 29 à 35 à propos du cancer justement, le sujet qui fâche, et les pages 191-212 concernant l’influence de la nature du sol et les autres domaines de recherche scientifique.
[7]. Brigitte Bouteiller, op.cit., p. 130.
[8]. Lakhovsky. La révélation.
[9]. Dans cette interview, il est question vers la fin, d’une prière écrite par Lakhovsky et reproduite à quelque chose près comme épitaphe sur la tombe de la famille Lakhovsky au cimetière de Passy à Paris. Cette prière se trouve dans L’Universion et non dans La matière comme l’indique l’article.
[10]. Si on doit saluer la réédition de L’oscillation cellulaire, initiative prise par les Éditions Sciences libres (sauf pour les égoïstes qui voient par la même occasion la « valeur de leur patrimoine » chuter ou le monopole de leurs connaissances anéanti), on peut signaler que sur la forme la réédition n’est pas une réussite car en utilisant le procédé de fac-similé et en réduisant le format de l’ouvrage ancien, sa lisibilité devient problématique : caractères trop petits, par endroits on dirait qu’il n’y a pas assez d’encre.
[11].http://retro-forum.com/
[12]. Terme décerné par le Dr. Raul Araujo, médecin de l’Institut prophylactique de l’Uruguay, à Montevideo, qui souffrait d’une infection du larynx avec une lymphangite généralisée. Lakhovsky l’a soigné avec avec son collier. Par la suite le Dr. Araujo a adopté cette méthode à Montevideo avec des résultats remarquables. Cf. L’oscillation cellulaire, G. Doin & Cie Éditeurs, 1931, p. 141.
[13]. Nous sommes frappé par cette similitude avec la biographie de Nikola Tesla, un autre grand inventeur de la fin du XIXe – début XXe siècles. Dans une biographie consacrée à ce dernier, Nikola Tesla. L’homme qui a éclairé le monde, traduction de l’anglais (USA) par Michel Biezunski & Catherine de Léobardy, Éditions Un infini Cercle bleu, 2010, l’auteure, Margaret Chenet, rapporte à la page 18 : « Dès son plus jeune âge, il inventa des objets originaux. À cinq ans, il construisit un petit moulin à eau tout à fait différent de ceux qu’il avait vus dans la campagne. La roue était lisse, sans aubes, mais tournait de manière régulière avec le courant. » Et ce n’est pas la seule similitude dans la biographie de ces deux savants d’origine slave, l’un serbe et l’autre russe.
[14]. Jean-Louis Portes, La Vie et l’œuvre de Lakhovsky, op.cit. p.4.
[15]. Les tire-fonds servent à fixer les rails sur les traverses en bois.
[16]. Nous avons fait le parallèle de certains aspects de la vie de Lakhovsky avec celle de Nikola Tesla : ce dernier aussi a perdu son frère (jumeau) quand ils étaient encore jeunes, événement qui l’a marqué profondément comme Lakhovsky.
[17]. Le Figaro, « La Fondation Lakhovsky pour les recherches scientifiques en T.S.F. », 28 juin 1923.
[18]. Chez Gauthier-Villars Éditeur, préface du Professeur d’Arsonval, 1924.
[19].L’oscillation cellulaire, « Introduction », G. Doin & Cie Éditeurs, 1931, p. 13.
[20]. Ce néologisme, formé de « univers » et « ion », fut créé par Lakhovsky pour expliquer ce que sont en réalité les phénomène physiques, biologiques et toute manifestation de la vie.
[21]. Voir La science et le bonheur, Gauthier-Villars & Cie, Éditeurs, 1930.
[22]. Dans les années 1990, nous avons encore trouvé des lucioles dans les environs de Château-Chinon, en Morvan, dans la commune de Châtin (58).
[23].Le secret de la vie, Gauthier-Villas & Cie, Éditeurs, 1925, p. 36.
[24].Le Secret.. op.cit., p. 80.
[25]. Ici Lakhovsky nous rappellent que Gurwitsch et Franck venaient de mettre « en évidence les « rayons mitogénétiques » qui émanent des tiges et des racines de végétaux fraîchement coupées, parce que le noyau cellulaire n’est pas encore détruit. », Le Secret.. op.cit., p. 89.
[26].Le Secret., op.cit., p. 88.
[27]. JL. Portes, op. cit., p. 111.
[28].Radiations et ondes. Sources de notre vie, p. 11.
[29].La science et le bonheur, p. 157.
[30]. Jacques-Arsène d’Arsonval (1851-1940) fut un savant-inventeur du début du XXe siècle. Professeur au Collège de France, il assistait de 1878 à 1887 Charles-Edouard Brown-Séquard, successeur de Claude Bernard, membre de l’Académie de Médecine dès 1888, puis de l’Académie des sciences en 1894, il fut l’un des fondateurs de l’École supérieure d’Électricité. Il fut considéré par Georges Lakhovsky comme son maître, d’ailleurs le Professeur d’Arsonval a préfacé plusieurs de ses ouvrages dont L’Origine de la vie, Le secret de la vie, L’Universion, et La science et le bonheur lui est spécialement dédié. Ajoutons aussi que d’Arsonval fut l’homme qui a voulu rapprocher la médecine et la physique, concilier ces deux domaines qui avaient en apparence peu de choses en commun.
À ce propos, il y a eu une petite controverse entre le Professeur d’Arsonval et Nikola Tesla sur l’antériorité de la découverte de la production de chaleur due au bombardement des tissus par des courants alternatifs de haute fréquence. Quand Tesla apprit que d’Arsonval déclarait qu’il avait découvert ce phénomène physique, il quitta New-York pour Paris afin de faire valoir ses droits en tant que le premier découvreur. Mais le charme de d’Arsonval a complètement désarmé Tesla, qui s’est contenté des faits établissant que ses publications précédaient celles de d’Arsonval. Anecdote racontée par Margaret Cheney, Nikola Tesla, op. cit. p. 96.
[31].La science et le bonheur, p. 148.
[32].Oscillation cellulaire, p. 153, 155.
[33]. op.cit., p. 155.
[34].op.cit., p. 154.
[36]. L’oscillation cellulaire, op.cit., p. 159.
[37]. Ibid.
[38]. Ibid., p. 190-193
[39]. Lakhovsky était très exigeant avec ses méthodes : il acceptait de s’occuper d’un malade quand l’hôpital ne savait plus rien faire pour le soulager.
[40]. Radiations et ondes. Sources de notre vie, Éditions S.A.C.L, p. 4.
[41]. Ibid., p. 3.
[42]. Qui passe pour être l’inventeur de la T.S.F aux dépens de Nikola Tesla le vrai inventeur. Par contre Marconi a construit un oscillateur à ondes courtes, à grande puissance, travaillant sur 6 mètres de longueur d’onde pour la thérapie, qu’il appelait « Marconithérapie ».
[43]. Radiations et ondes, op.cit., p. 5.
[44]. Ibid. p. 62-63. Lakhovsky rapporte l’anecdote suivante : lors du Congrès des Ondes courtes à Vienne en 1937, il aborda un médecin qui avait signalé dans sa communication des cas mortels pendant le traitement, pour mieux en connaître les raisons et les détails :
– « Pourriez-vous me dire, mon Cher Professeur, quel est le montage de l’appareil que vous avez utilisé ? Quelle est sa puissance ? Combien de lampes il possède ? Si ses ondes sont amorties ou entretenues ?
Je suis stupéfait de constater l’embarras de mon interlocuteur. Il resta d’abord bouche bée sans pouvoir me répondre. Enfin il se ressaisit et me dit :
– À vrai dire, mon cher collègue, vous m’en demandez trop ! Je ne connais rien au fonctionnement ni à la nature de cet appareil. La seule chose que je sache, c’est qu’il y a deux réglages : 16 et 20. – 16 et 20 quoi ? Sans doute 16 et 20 mètres. De longueur d’onde ?
C’est cela, c’est cela… » reprit-il sans conviction. »
[45]. La science et le bonheur, op.cit., p. 191.
[46]. L’oscillateur à longueurs d’onde multiples, p. 6.
[47]. Les propos de cette séance ont été reproduits dans le Bulletin de la Société Médicale des Praticiens, fév. 1933, L’oscillateur..., op.cit., p. 30.
[48]. Ibid. pp. 30-34
[49]. Radiations et ondes. op.cit., p. 18.
[50]. L’oscillateur, op.cit., p. 10.
[51]. Ibid. p. 36-37.
[52]. Ibid. p. 39-40.
[53]. Radiations et ondes …, op.cit., pp. 47-48.
[54]. Ibid., p. 29.
[55]. Ibid., pp. 29-44.
[56]. Ibid., p. 49.
[57]. Ibid., p. 53.
[58]. L’oscillation cellulaire, op. cit. p. 153, 217.
[59]. Ibid., p. 152.
[60]. Contribution à l’étiologie du cancer, Ed. Gauthier-Vilars. Nous regrettons de ne pas avoir encore pu lire cet ouvrage devenu inaccessible aux petites bourses.
[61]. Brigitte Bouteiller, op.cit. p. 39.
[62]. Ibid., p. 33.
[63]. Malgré le fait que la France et la Russie avaient de bons rapports dans l’histoire, une certaine frange de l’opinion française était hostile à la Russie. Et encore à l’heure actuelle, la Russie de Poutine est raillée par bien des Français. Le fait que Lakhovsky a adopté la naturalisation française n’était certes pas la cause principale de ses mesaventures, mais cela n’a pas aidé.
[64]. Ibid., p. 115
[65]. L’oscillation cellulaire, op. cit., pp. 313-314.
[66]. J-L. Portes, op.cit., p. 252.
[67]. http://www.rexresearch.com/lakhov/lakhusps.htm
[68]. Lettre du 20 mai 1941 au Dr. Kobak qui l’a reçu à New York et avec qui il allait travailler, J-L Portes, op.cit. p. 7.
[69]. Brigitte Bouteiller, op.cit. p.36.
[70].
http://www.nicoledelepine.fr/message-nicoledelepine.php
[71]. Pour plus de détails voir l’ouvrage de Pierre Lance, Savants maudits, chercheurs exclus, tome 1, Guy Trédaniel Éditeur, pp. 97-122.
[72]. Étienne-Jules Marey était Professeur d’histoire naturelle au Collège de France, membre de l’Académie de Médecine et de l’Académie des Sciences.
[73]. André Mahé, Le secret de nos origines, Éditions du vieux colombier, Paris, 1962, p. 8.
[74]. Pierre Lance, op.cit., pp. 219-245.
[75]. Antoine Prioré est d’origine italienne. Prisonnier des Allemands pendant la deuxième guerre mondiale il a été affecté grâce à ses connaissances en électronique, en tant que personnel technique dans un camp à Bordeaux. À sa demande, un résistant a pris le risque de le faire sortir du camp et le cacher dans la région. À la libération il a choisi Bordeaux comme son lieu de prédilection par attachement pour ceux qui l’ont aidé.
[76]. Pierre Lance, Savants maudits. Chercheurs exclus, 4 tomes, Guy Trédaniel Éditeur, 2003-2010. Chaque volume est consacré à douze savants.
[77].
« The contribution of Cytotoxic Chemotherapy to 5-year Survival in Adult Malignancies » in Clinical Oncology, 2004 Dec;16(8):549-60.
[78]. Pierre Lance, op.cit., tome 1, p. 265.

[76]. La science et le bonheur, op.cit., p. 5.
[77]. Ce néologisme a été forgé par Lakhovsky pour les besoins de la cause : cette notion sera abordée plus bas.
[78]. La science et le bonheur, op.cit., p. 11.
[79]. Ibid. p. 7.
Les Vietnamiens trouveront sans doute dans cette liste de centenaires à travers l’histoire dressée par Lakhovsky un nouveau souffle créditant la réalité de la dynastie légendaire de Hồng Bàng (2879 – 257 av. JC) dont descendent les 18 rois Hùng. En moyenne chacun de ces 18 rois et les deux fondateurs auraient vécu cent trente et un ans sur cette période.
[80]. Écoutons Lakhovsky qui raconte cette mésaventure : « … J’ai été moi-même victime de la malveillance et de la jalousie au cours de mes travaux. Dans l’un des laboratoires où j’expérimentais mes circuits oscillants sur des souris inoculées de sarcome, j’avais disposé des circuits oscillants autour de l’un des bocaux en verre contenant des souris inoculées, l’autre bocal sans circuits renfermant les témoins également inoculés. Les expériences suivaient leur cours normal et au bout d’un mois tous les témoins étaient morts tandis que parmi les souris traitées trois étaient guéries et vingt-sept sur le point de guérir.
Un lundi matin, en arrivant au laboratoire, je constatai avec stupeur que mes souris étaient toutes mortes empoisonnées. Tout le personnel du laboratoire se récusa et stigmatisa, comme il convient, l’ignominie du procédé. Pour ne pas soulever de difficultés administratives, je n’ai pas voulu donner suite à cette affaire. Mais il n’en reste pas moins que la jalousie avait fait son œuvre. », in La science et le bonheur, op.cit., p. 25-26.
[81]. La science et le bonheur, op.cit., p. 19-20.
[82]. J.-L. Portes,
op. cit., p. 173
[83]. La thèse du Docteur Jean-Louis Portes donne un large aperçu sur l’ensemble des ouvrages de Lakhovsky.
[84]. Lakhovsky tient à prévenir ses lecteurs que ce professeur est un personnage fictif qu’il met en scène.
[85]. Pierre Lance, Les savants maudits, tome 3, pp. 277-278
[86].
L’Universon, pp. 5-6.
[87]. L’Universon, p. 18.
[88]. Le Grand problème, pp. 27-28.
[89]. Ibid, pp. 28-29
[90]. Ibid, pp. 25-26
[91]. Ibid., pp. 36-38.
[92]. Ibid., p. 60.
[93]. Cette partie de l’ouvrage est rédigée sous forme de conversation entre les invités de l’auteur et l’auteur autour d’un repas.
[94]. Ibid. p. 120-122.
[95]. Yves Rocard, La science et les sourciers. Baguettes, pendules, biomagnétisme, Ed. Dunod, 1996, pp. 63-64.
[96]. Fils du plus grand sourcier alpin du XIXème siècle, Alexis Mermet est né en 1866 aux Ollières en Haute Savoie, puis ordonné prêtre en 1890 et après voir occupé plusieurs fonctions de vicaire en France, il est « excorporé » en Suisse dans les années 1900, où nous le retrouvons à Seiry où il entreprend la construction de l’église grâce aux dons que lui procure son talent de sourcier. [Cette note est empruntée au site http://www.lesamisdelaradiesthesie.fr/insolite.php.] L’abbé Mermet est membre fondateur de l’Association des Amis de la Radiesthésie créée par l’abbé Bouly à Lille le 29 décembre 1929. L’abbé Mermet est auteur de Comment j’opère, édité en 1935, très grand classique de la radiesthésie. Cet ouvrage vient d’être réédité en 2010 aux Éditions Exergue. Il a aussi donné son nom à un modèle de pendule, celui qui est creux permettant d’y mettre des échantillons de métaux.
[97]. La Nature et ses merveilles, Librairie Hachette, 1936, p. 171
[98]. Y. Rocard, op.cit., p. 64.
[99]. Radiesthésistes très célèbre dans ces années, voir note 95 ci-dessus.
[100]. La nature et ses merveilles, op.cit. pp. 158-166.
[101]. Cette association regroupe en son sein entre autres, des ingénieurs, des médecins, des polytechniciens, des savants, des membres de l’Institut, tels que le professeur d’Arsonval, les docteurs Foveau de Courmelles, Jules Regnault et Leprince, etc.
[102]. Ibid. p. 174.
[103]. Ibid. p. 118-119.
[104]. Ibid. p. 119-124.
[105]. Lakhovsky, L’éternité, la vie, la mort, Fasquelle Éditeurs, p. 97
[106]. Les travaux récents d’Yves Rocard font apparaître d’autres centres de récepteurs magnétiques tels que les arcades sourcilières, les coudes, les genoux, les talons, l’arrière du crâne, etc., Y. Rocard, op.cit. p. 95-98.
[107]. Ibid. p. 98-99.
[108].Voir : Nexus, n° 90 jan-fév 2014, pp. 64-72 :
– Alexandre Rougé, « Ondes scalaires, clés du vivant »  &
– Hervé Janecek, « Nous sommes des machines à énergie libre »

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Crédits illustrations :

  • L’oscillateur à longueurs d’onde multiples : Radiations et ondes. Sources de notre vie, Éditions S.A.C.L., Paris, 1937, p. 15.
  • Lakhovsky : http://www.centrolakhovsky.com/
  • Tirefonds : http://www.delcampe.net/
  • Cellule : Radiations et ondes. Sources de notre vie, p. 10
  • Circuits oscillants : La science et le bonheur, p. 98
  • d’Arsonval : http://commons.wikimedia.org/
  • Lakhovsky (2è à partir de la droite) dans le Service du Dr. Marquer au Calvaire, Radiations et ondes. Sources de notre vie, p. 57.
  • Couverture de l’ouvrage de Pierre Lance, Savants maudits – Chercheurs exclus, Guy Trédaniel Éditeurs.