Les allergies. Un faux problème médical ?

Dès 1915 les Américains à la suite des Français se lancèrent dans la chasse aux « allergènes », suivant les méthodes classiques en allopathie. Ils s’aperçurent très vite que toutes les substances avec lesquelles nous étions en contact (hormis l’eau), pouvaient être causes d’allergie. Mais pratiquement, ils limitèrent leurs recherches aux seules substances provoquant des désordres respiratoires (asthme), digestifs (eczéma) ou circulatoires (oedème de Quinck)

Les allergies

Un faux problème médical

Table des matières

I Histoire de la Découverte

On appelle « allergie” (dans l’enseignement officiel) l’état de désordre organique qui survient brusquement chez un sujet qui, ayant été mis antérieurement en contact avec une substance déterminée et ayant bien supporté l’épreuves réagit dans le présent, à un nouveau contact, d’une manière différente.

C’est au début du siècle, vers 1902 que le professeur Charles Richet fit les premières observations concernant ce phénomène.

Au cours d’une expérience destinée à autre chose, il injecta à un chien une faible dose de poison. L’animal supporta bien l’agression. Mais quelques semaines plus tard, la même dose de poison fut réinjectée au chien. Et contrairement aux prévisions, l’animal réagit violemment et mourut.

Le professeur Ch. Richet appela ce phénomène « Anaphylaxie » (du grec signifiant : « état contraire; de celui de protection »). Dans l’esprit du chercheur, il s’agissait d’une sorte de « sensibilisation » résultant de la première agression, bien supportée.

L’anaphylaxie se définit, donc, comme suit : « état d’un sujet qui, sensibilisé par l’introduction dans son organisme d’une substance donnée, réagit avec violence à l’introduction renouvelée de cette même substance ». L’allergie est donc un état d’anaphylaxie, dont le contraire est l’état de prophylaxie (ou de résistance accrue à l’agression).

Par exemple, la vaccination est un moyen prophylactique, mais l’accident post-vaccinal peut résulter d’une sorte d’anaphylaxie ou de sensibilisation préalablement acquise. L’organisme d’un individu, ayant eu une affection tuberculeuse bénigne, réagit d’une autre manière qu’un organisme vierge , une « cuti-réaction » à la tuberculine provoque chez lui une réaction locale.

Pour Richet et ses disciples : Portier et Pirquet, la sensibilisation de l’organisme s’expliquerait par la création dans les humeurs d’anticorps à la suite de la première agression. Nous savons que les leucocytes, les histiocytes et les anticorps représentent les trois catégories de défenseurs organiques qui, par vagues successives, s’opposent à tout envahisseur.

Les anticorps, derniers défenseurs, sont les plus spécialisés. Ils modèlent leur défense sur les attaquants.

Le phénomène de l’allergie (réaction contraire) résulterait donc d’un conflit entre l’antigène issu de l’allergène (substance allergique), et les « anticorps », issus d’une première agression.

En cas de victoire des « anticorps », il y aura état de prophylaxie , en cas de défaite, ce serait l’état d’anaphylaxie, avec choc plus ou moins grave, pouvant entraîner la mort.

La défaite des « anticorps » semblerait être une sorte de fusion avec l’antigène extérieur pour former une hormone spéciale ; l’histamine. Ce serait cette substance nouvelle qui serait responsable des désordres physiologiques : dilatation des capillaires, constriction des bronches, spasmes des muscles lisses, oedèmes et hypersécrétion des muqueuses.

Tout peut être Allergique

Dès 1915 les Américains à la suite des Français se lancèrent dans la chasse aux « allergènes », suivant les méthodes classiques en allopathie.

Ils s’aperçurent très vite que toutes les substances avec lesquelles nous étions en contact (hormis l’eau), pouvaient être causes d’allergie. Mais pratiquement, ils limitèrent leurs recherches aux seules substances provoquant des désordres respiratoires (asthme), digestifs (eczéma) ou circulatoires (oedème de Quinck) .

Ils remarquèrent que les protéines étaient de toutes les substances les plus allergisantes. Landsteiner écrit que les « antigènes » sont des substances de très grosses molécules, et que « les corps chimiques moins complexes, tel que l’iode en se fixant sur une grosse molécule d’albumine, acquiert un pouvoir « allergisant ».

Chez l’homme, par exemple, toute substance simple ingérée peut, en se fixant sur une protéine de l’organisme, être cause d’allergie. On voit toute la complexité que soulève ce genre de recherche. Pour faciliter la lecture, nous avons classé en 4 groupes les substances considérées comme étant les plus « allergisantes ».

1) Substances alimentaires. Ce sont les substances d’origine animale (les oeufs et principalement le blanc, le lait surtout à l’état liquide, les viandes, les poissons, les crustacés, etc… ». Parmi les végétaux, citons les amidons (céréales et pains), les féculents, les légumes secs, certains fruits tels que fraises et fruits acides, le chocolat, etc.

2) Substances médicamenteuses. Les plus nombreuses. La plupart des médicaments sont allergisants,
J. Hamburger
en a établi la liste en fonction des chocs allergiques les plus fréquents dont ils sont responsables. En voici la reproduction :

Chimiothérapie : aspirine, dérivés pyrazolés, pyramidon, anesthésiques locaux, méprobamate du type procalmadiol ou equanil et quinine ; – Antibiotiques : Pérnicilline, streptomycine et certains dérivés de tétracycline,

Vitaminothérapie : toutes les vitamines de synthèse et en particulier la vitamine B1 ;

Hormonothérapie : « A C T H. » et insuline, héparine, hyaluronidase et chymotripsine ;

Parasitoses : tous les produits et en particulier les pipéraziniques contre la filariose ;

Méthodes d’investigation : toutes les injections iodées, surtout par voie parentérale, et les dérivés des phtaléines (B.S.P.)

3) Les substances inhalées (voies respiratoires) . On a noté l’action allergisante des pollens de graminés et d’arbres, des moisissures, des poussières de céréales, des poudres végétales d’iris, de lycopode, d’ipréca, etc., des plumes, des poils de chat, de chien, des poussières de maison, d’ateliers, d’usines, etc…

4) Les substances en contact avec la peau. Sont susceptibles de provoquer des allergies, tous les produits chimiques d’entretien ménager (lessives, Javel, désinfectants, poudres à récurer, insecticides, etc), tous les produits de beauté (teintures pour cheveux rouges à lèvres, crayons pour les yeux, crèmes, vernis à ongles, etc…), les fourrures naturelles ou synthétiques, les tissus teints ou à la base de substances diverses, les matières plastiques, le caoutchouc, les métaux (surtout nickel et brome), etc.,

On peut, encore, accuser les insectes, les parasites, etc… et également le froid, la chaleur, le soleil, les parfums, etc…

Principales Maladies Allergiques

Suivant l’officialité, les maladies allergiques sont donc extrêmement nombreuses. Certes, en raisonnant à la manière allopathique, il n’existe pas d’organe, voire de tissu, qui ne puisse devenir le siège d’une réaction allergique. Il est probable, même, que tous les êtres humains, au cours de leur existence, ont présenté des états allergiques, plus ou moins perçus.

Cependant, les allergologues s’accordent à dire que dix sujets sur cent sont victimes d’allergies bien caractérisées, tenaces, et souvent pénibles, telles qu’asthme, rhume des foins, urticaire, oedème de Quinck, eczéma, troubles gastro-intestinaux, dermite de contact, migraine, etc. Ils classent les « maladies allergiques » en trois grandes catégories :

Les affections allergiques de nature respiratoire.

Toutes les toux spasmodiques, les sinusites périodiques, les bronchites saisonnières peuvent être allergiques.

La plus caractéristique de ces affections (toujours d’après les allergologues) serait le fameux rhume des foins, qui se manifeste en mai et juin (parfois à d’autres mois, d’ailleurs…) et dont la cause serait une certaine sensibilisation aux pollens, d’où le nom savant de « pollinose », pour le désigner.

Une autre forme est le corysa chronique qui dans un certain sens, est un état de même nature que le précédent, mais se manifeste avec plus d’intensité. Ce corysa, spasmodique, peut durer des années, avec des phases de crise et de rémission. Les symptômes les plus fréquents sont tout d’abord le nez bouché, puis survient un écoulement clair, indolore. très fluide. qui peut durer plusieurs jours.

Une autre forme est celle représentée par des éternuements fréquents, accompagnés de larmoiements, de picotements dans les yeux, etc … On attribue tous ces troubles aux poussières de la maison, aux poils de chat, de chien, etc…

L’asthme bronchique est la troisième grande affection respiratoire de nature allergique. Les allergologues affirment que 40 % des asthmes sont causés par des « allergènes » pénétrant par les voies respiratoires ou digestives.

Les affections allergiques de nature digestive.

Ce sont certaines gastrites ou entérites aiguës, qui se manifestent brusquement à la manière d’un empoisonnement après un repas. On note des douleurs d’estomac ou du bas-ventre, accompagnées suivant les cas de vomissements, ballonnements, de gaz fétides, de diarrhée, avec abattements, sueurs , etc…

Les crises éclatent, généralement, après un repas ; et on accuse souvent les coquillages, les crustacés, les glaces au chocolat, les oeufs, etc… Les aphtes buccaux sont à rattacher à ces manifestations d’intolérance, avec les spasmes de la vésicule biliaire, le prurit anal, etc.

Les migraines et certains troubles nerveux (névralgies, épilepsie), vasculaires (arythmie) , articulaires (poussées d’arthrite aiguë), sanguins (purpura), rénaux (néphrite, cystite) peuvent appartenir, également, à ce groupe des maladies allergiques.

ƒ Les affections allergiques de nature cutané.

Ces troubles peuvent venir soit à la suite d’indigestion alimentaire ou médicamentaire, soit par des contacts cutanés directs (avec des substances étrangères), soit par des piqûres d’insectes, de plantes, etc… on note, en particulier, les fameuses dermites de contact ou eczémas professionnels des laveuses, coiffeurs, etc…

Les facteurs les plus souvent mis en cause sont : les produits de beauté, les produits ménagers, et les pommades médicales. L’urticaire (éruptions rougeâtres s’étendant par plaques à tout le corps), et l’oedème de Quinck (gonflement du visage) sont, encore, des réactions de nature allergique.

Les auteurs classiques prétendent que les manifestations par simples contacts tendent à devenir de plus en plus fréquents. Ils estiment que 30 % des maladies de peau sont de nature allergique.

Seront exposées plus loin, des explications concernant tous ces troubles
dont la forme « émonctorielle » nous permet de raisonner et de conclure d’une manière toute différente.

Le Médecin “Détective”

C’est une véritable enquête “médico-policière” à laquelle doit se livrer l’allergologue, s’il veut retrouver le coupable. Certes, il y a les « méthodes de dépistage”, pour aider le médecin, mais les risques d’erreurs et les pièges sont nombreux.

Un jour, une femme souffrait d’eczéma aux deux mains Le praticien consulté attribua le mal aux gants qu’elle utilisait pour faire son ménage et sa vaisselle. « C’est, dit-il, le colorant rouge des gants qui est responsable. “. La femme acheta des gants non teintés, mais l’eczéma persista. On accusa, alors, le caoutchouc, et la ménagère fit sa vaisselle sans gants. Mais l’eczéma, au lieu de céder s’étendit davantage. On passa, alors, en revue les produits d’entretien.

Enfin, on finit par découvrir l’allergène : l’eau du robinet fortement javellisée dans laquelle la ménagère faisait tremper ses mains pour les décongestionner après les travaux de la maison. On supprima les bains, et l’eczéma disparut.

Voici une autre histoire d’allergie :

Une fiancée recevait son promis tous les samedis soirs. Tous les dimanches, au réveil, la jeune fille voyait son nez couler comme une fontaine, et tout son visage était enflé et couvert de plaques d’urticaire. Chaque semaine, le même phénomène se reproduisait.

C’était, sans aucun doute, un phénomène d’allergie. L’allergologue enquêta.

Il ” testa ” les aliments du samedi, les robes que la jeune femme portait les soirs de visite, le tabac que fumait le fiancé etc. Enfin, on pensa au bouquet de roses que le jeune homme offrait à sa fiancée chaque fois qu’il venait la voir.

Cette dernière le mettait sur sa table de nuit, et en respirait le parfum jusqu’au matin. La jeune femme était devenue allergique aux arômes de ces fleurs.

L’histoire suivante est une des premières observations médicales d’asthme allergique. Un vieux berger, qui avait vécu plus de cinquante ans au milieu des moutons, commença brusquement une série impressionnante de crises d’asthme. On l’éloigna de son troupeau, et les crises disparurent. Mais dès que le berger revenait à la ferme, son allergie se réveillait à nouveau. Il supportait fort bien tous les autres contacts avec les animaux de la ferme : chat chien, cheval, vache, etc.., mais le simple fait d’approcher un mouton provoquait une crise violente.

La plupart des maladies allergiques sont d’origine professionnelle : asthmes des boulangers, des meuniers, des fourreurs : eczémas des laveuses, des coiffeurs, des teinturiers, etc…

II Traitements Officiels

Le diagnostic est délicat. La « cuti-réaction » est le premier moyen. On pratique cette investigation par une scarification légère au niveau de la peau sur laquelle on dispose un peu de produit qu’on soupçonne être la cause du mal. 20 à 30 minutes plus tard, si le produit est bien le responsable, il se produit une rougeur autour de la plaie (réaction positive) .

L’intradermoréaction est le même procédé, mais on injecte dans la peau le produit ; et en cas de succès, il se produit une réaction oedémateuse.

On « teste » de cette façon : les poussières diverses, les poils et les plumes, les moisissures, les pollens, le blanc d’oeuf, les farines, les viandes, les fruits, les poissons, la laine, le coton, etc…

On conçoit la difficulté de telles recherches, du fait du nombre imprévisible des produits qui peuvent entrer en jeu, et du fait des réactions qui trop souvent sont imprécises, (une réaction cutanée négative, par exemple, ne permet pas d’affirmer que le produit « testé » n’est pas responsable…).

Certes, dans certains centres spécialisés, les recherches sont poussées à fond et permettent de déceler des concentrations d’anticorps de 0,000 001 mg pour 1 centimètre cube ; et on arrive à détecter le terrain allergique d’un patient par présence dans son sang de cellules sensibles aux colorants acides (cosine). Il existe encore la réaction de Prausnitz-Küster sur sujet normal, et le test de Widal-Vaughm portant sur la chute des globules blancs ; mais toutes ces méthodes d’investigation débouchent rarement sur des certitudes.

Le traitement des «  maladies allergiques » est relativement simple par rapport à la complexité des moyens de dépistage. En général, on se contente de supprimer de l’alimentation, ou du contact avec le patient, le produit jugé responsable. Mais il y a des substances difficiles à isoler (pollens, par exemple). Il faut, donc. agir sur le terrain allergique, et on le fait par autohémothérapie (on réinjecte au patient un peu de son sang), ou autosérothérapie (même chose avec le sérum du sujet).

On pratique également, des injections intradermiques de peptone, ou des injections d’hyposulfite de magnésium, ou encore d’extraits de placenta, ou de pancréas.

Sont encore utilisées les méthodes de « choc », entraînant des états de fièvre artificielle (injections sous-cutanées d’huile soufrée, de lait, de vaccins, etc …), et appartenant à la « pyrothérapie ».

En 1935, le docteur Fourneau découvrit les propriétés antihistaminiques de certains produits (phénergan, antergan, antistine, etc…) qui se révélèrent très actifs. La cortisone et ses dérivés (hydro-cortisone et cortancyl) sont également d’un emploi courant, malgré leur danger. Dans les « chocs anaphylactiques » graves, on associe l’adrénaline, les histamines, l’éphédrine, la belladone et l’atropine.

La « désensibilisation » progressive est la méthode, qui semble, actuellement, être la plus couramment appliquée. On injecte ou on administre au sujet des doses infimes de la substance incriminée et cela pendant des semaines, voire des mois, en augmentent progressivement les solutions. Les résultats sont parfois excellents, mais souvent nuls.

Dans l’oubli d’une épuration complète des humeurs, c’est-à-dire d’une réforme profonde du terrain, on ne peut rien espérer de concluant. Les allergologues, malgré tous leurs efforts, sont impuissants à guérir vraiment, car ils se contentent d’agir à l’embouchure et non à la source du mal qu’ils veulent combattre.

HISTOIRE ANCIENNE : ASCLEPIOS ET SERAPIS

Asclépios était, à l’origine, le Dieu guérisseur. Il présidait à la cure dite d’incubation et que certains naturopathes appellent la cure de désintoxication. Cette cure d’incubation se faisait au cours d’un séjour dans un temple où le patient partageait son temps entre les bains chauds, les phases de jeûne, et de longues périodes de sommeil. Ces thérapeutiques « païennes », mais de nature profondément divines, étaient et sont toujours prodigieusement efficaces.

Asclépios, pour cette raison, était appelé Soter (le sauveur). comme l’autre « Dieu thérapeute », du nom de Sérapis, débarqué en Egypte avec les anciens Atlantes.

Hippocrate, n’a fait que reprendre cet enseignement, celui des réactions salutaires produites par le corps malade quand on laisse en paix (auto-guérison) .

A propos de l’allergie, la solution est dans cette manière simpliste de voir, et non dans les remèdes complexes. Laissons l’organisme au jeûne et au repos, et tout rentre dans l’ordre en quelques jours.

La contre épreuve, vérifiant la guérison, est facile à faire en mettant le sujet en contact avec l’ancien « agent agresseur » (il ne se produit plus rien). Ainsi, un sujet allergique aux fraises (fruits crus), peut, après 15 jours de désintoxication, faire des mono-diètes aux fraises (sans ennui) .

L’image du professeur tout puissant, et celle de son pouvoir illimité par son savoir « croissant » s’effacent devant les faits et les expériences de ce genre que nous devons aux grands hygiénistes.

Le malade, dit-on, doit se “rétablir », c’est-à-dire redevenir lui-même en accord avec les lois biologiques qui commandent à sa nature. Tout médecin qui, par ses « artifices » interdit ce « rétablissement », ne sert pas la Vie, et est contraire aux intérêts du malade.

Henry L. Menckon, auquel on demandait quelle était la meilleure spécialité médicale, répondit :
«  C’est la dermatologie, par ce que le malade ne guérit jamais, et ne meurt jamais. » Il aurait pu, tout aussi bien, mentionner l’allergologie…

ššš

L’ALLERGIE ET LES ‘MALADIES ALLERGIQUES’ SUIVANT LA THÈSE DE LA MEDECINE NATUROPATHE.

 

« Le Sage a pour devise : « Tête, coeur et corps purs. »
Ce qui revient à dire que pour atteindre à la sagesse, il faut savoir épurer ses idées, ses sentiments, et ses humeurs (le corps). »

LE PROBLEME TEL QU’IL SE POSE

Pour comprendre le phénomène de l’allergie, et l’erreur de la médecine officielle en ce domaine, il faut que le lecteur saisisse bien tout le contenu de deux notions fondamentales : celle de « milieu humoral », et celle de tempête neurohormonale.

a.) Le milieu humoral est représenté par les plasmas circulants (ou mobiles), tels que le sang, la lymphe et le sérum extracellulaire. Ces liquides constituent à peu près 80 % de l’organisme humain. Nous pouvons nous comparer à une sorte de « baignoire » limitée par la peau et les muqueuses, et pleine d’eau où flottent de nombreux corpuscules. Ces liquides sont les moyens de transport des diverses substances dont ont besoin nos cellules de constitution (nutrition), et des déchets et résidus résultant de l’activité de ces mêmes cellules (élimination).

Les éléments nutritifs sont obtenus à partir de la dégradation des aliments bruts au niveau de la dernière partie de l’intestin grêle (bouche, estomac, duodénum et parties supérieures de l’intestin servant à ce « raffinage » alimentaire).

Les déchets et résidus, sous forme de colles et cristaux sont repris par les liquides ; et ceux-ci s’épurent, en passant par quatre grands filtres, appelés émonctoires, et qui ont nom : poumons et muqueuses de la face, reins, peau et intestin avec son foie et sa vésicule biliaire.

En général, les liquides humoraux équilibrent leurs transports entre l’aller et retour. C’est l’état de santé. Mais il peut se produire soit des excédents de livraison, soit des carences dans le service de « ramassage ».

Dans les deux cas (suralimentation, ou insuffisance émonctorielle), le résultat est sensiblement le même ; il y a déséquilibre, c’est-à-dire surcharges humorales.

Ainsi, peu à peu, et à mesure que nous vieillissons, nos liquides se saturent de produits inutilisés (sucre des diabétiques) ou de déchets de l’élimination (acide urique, urée, etc.). Si peu que notre vie soit soumise à des stress nerveux : inquiétudes, soucis des affaires, chagrins, déceptions, etc…, le cerveau cortical (cerveau pensant) tire à lui toute l’énergie nerveuse, et gêne l’activité du diencéphale (cerveau neuro-viscéral) qui, par les chaînes sympathiques, commande aux organes.

L’effet de l’énervation a pour résultat de freiner davantage l’élimination.

Le moteur humain s’encrasse donc ; et personne ne pense que la source de nos maladies se trouve dans cette calamine. Et bien sûr, la plupart des médecins et des guérisseurs de toute école oublient de « vidanger » le moteur.

Chacun suivant sa spécialité cherchera, cependant, à intervenir : l’on conseillera un ” supercarburant » (aliments riches en principes X, Y ou Z) , l’autre envisagera de stimuler l’allumage (en excitant les réflexes sympathiques) ; un autre, encore, ajoutera un ” produit chimique miracle “, qui emballera momentanément « le moteur » sans pour autant chasser la « calamine » qui « colle les pistons », « court-circuite les bougies » et « corrode le métal ».

On interviendra de toutes les manières, mais jamais de la bonne : dans le sens de l’épuration des liquides par l’assèchement alimentaire de la masse des surcharges, la désénervation par libération du diencéphale, et l’ouverture systématique et concomitante des quatre émonctoires. Manoeuvres qui constituent la cure de désintoxication en naturopathie orthodoxe (ou hygiène vitale) et dont nous vous donnerons des exemples plus loin.

b) Ainsi, de saturation en saturation, le niveau des surcharges humorales, s’élève dangereusement. Il finit par atteindre le seuil de sécurité, au-delà duquel l’organisme est en danger. Ce seuil, bien entendu, est individuel. Lorsqu’il est atteint, il se produit dans l’organisme de petits signes d’alarme (fatigues, migraines, pointes d’eczéma, nez qui coule par moment, etc…). Ces petits signes sont très nombreux ; ils cèdent vite au repos, mais reprennent à nouveau au moindre surmenage digestif ou émonctoriel.

Ils finissent, à la longue, par être presque constants, et les patients, inquiets se confient au médecin qui s’efforce de réprimer ces symptômes, véritables « S.O.S » émis par l’organisme en détresse .

C’est à ce niveau des signes d’alarme (premier degré de la morbidité) que certaines « allergies » peuvent se situer.

Mais le plus souvent, l’encrassement humoral continue à évoluer ; et apparaissent, alors les troubles émonctoriels d’autodéfense soit sur le mode aigu, soit sur le mode chronique (deuxième degré de la morbidité).

La force vitale, qui siège dans le système nerveux diencéphalique, et les glandes endocrines, déclenche de véritables « tempêtes centrifuges » où sont sollicités d’une manière inhabituelle les grands émonctoires ; ce sont ces tempêtes neuro-hormonales. d’allure émonctorielle, qui sont causes des grippes, par exemple, ou des rhumes violents. des bronchites, des grandes crises d’eczéma, d’urticaire. de diarrhée. etc…

Bien sûr, encore une fois, personne n’établit de rapport entre les « signes d’alarme » précédents et les « troubles réactionnels » du moment. Et personne ne voit que l’eczéma d’aujourd’hui remplace l’asthme d’hier, ou la diarrhée d’avant-hier, ou inversement.

A ce niveau, le moindre irritation devient une cause révélatrice des surcharges et de la saturation humorale. La moindre substance allergique difficile à métaboliser ou à éliminer va provoquer la crise au niveau d’un des quatre émonctoires. Ici, un parfum, ou une poussière, vont déclencher la crise respiratoire, (le rhume des foins, l’asthme) ; ici, un aliment trop gras va déclencher la crise digestive (gastrite, urticaire, etc…).

Ailleurs, le contact d’une substance agressive va faire naître des « dermites », ou crises cutanées d’élimination. Autrement dit, l’élimination émonctorielle était éminente ; et la « substance allergisante » n’a fait qu’en précipiter l’arrivée, qui se serait produite de toute façon d’une manière ou d’une autre.

La jeune femme « allergique » aux fleurs de son fiancé ; la ménagère sensible à l’eau de Javel, ou le vieux berger au suint de ses moutons, dont nous avons plus haut raconté les histoires, auraient pu fort bien se « désensibiliser » en épurant leurs humeurs par une cure de désintoxication. Ils se seraient tous retrouvés dans leur état premier d’insensibilité.

La spécificité de l’allergène peut être troublante. Mais lorsqu’on sait que le tempérament indique le sens de l’élimination, on comprend qu’un « sanguin » fera surtout des crises d’allergie digestive, qu’un respiratoire sera tout désigné pour des crises nasales, ou qu’un nerveux sera enclin aux migraines.

La signature des crises allergiques est dans la typologie et non dans la chimie des corps étrangers.

Un ancien athlète, champion de natation, souffrait en vieillissant de rhume des foins. Cette allergie aux pollens fut soignée sans succès par tous les procédés connus, y compris une « désensibilisation » qui dura plusieurs mois. Désespéré d’avoir toujours le nez qui coulait, en toute saison, au moindre changement de température, après les repas, etc… il vint consulter ailleurs.

« J’en suis arrivé, nous dit-il, à vivre avec le mouchoir à la main, et voilà bientôt trois ans que je supporte ce rhume des foins ». .

En vérité, il s’agissait d’un coryza chronique qui, sur un terrain neuro-arthritique de respiratoire comme le sien, allait dégénérer très vite en bronchite, voirie en asthme. Encore, à la période floride de la quarantaine, le sujet était un bon vivant, amateur de viande rouge et de vin de qualité. Ne pratiquant plus aucun sport (sauf l’auto, le dimanche en famille) Il s’était empâté à la manière des respiratoires (oeuf colonial) .

Une petite réforme alimentaire, et la reprise de l’entraînement physique deux fois par semaine, eurent raison de l’allergie ; et cela se fit en moins de trois mois !

Le docteur H.M. Shelton, le vulgarisateur de l’hygiénisme américain, raconte l’histoire suivante :

« Un homme, venu de l’Alaska, vint un jour me voir et m’acheta mon livre sur les « combinaisons alimentaires ». En quittant San Antonio où j’habite, il alla à New York, chez un ami qu’il trouva souffrant d’allergie alimentaire. Il lui laissa le livre et continua son voyage vers Boston. En revenant, après une absence de plusieurs semaines, il s’aperçut que son ami avait non seulement lu le livre mais encore pratiqué les principes qu’il contenait. Et le résultat était qu’il ne souffrait plus d’allergie et consommait tous les aliments qui auparavant le rendaient malade… »

La plupart des « allergies alimentaires » ne sont rien de plus qu’une simple indigestion, et cette indigestion provient, dans de très nombreux cas, de combinaisons alimentaires indésirables

Un homme et une femme, originaires de l’ouest, étaient dans l’incapacité de manger des melons, et cela depuis des années ; je leur fis manger les melons, seuls, et tout alla bien. .

Le Dr W.F. Havard avait coutume de mettre ses malades, allergiques aux fraises, à une « monodiète » aux fraises ;.pendant quelques jours …”

De nombreux systèmes médicaux sont basés sur des fondements irréels ; l’allergie en témoigne. En ce domaine, tout est illusion. Essayez de trouver une base physiologique à l’emprisonnement du malade, et voyez où vous en viendrez. La physiologie doit commander à la médecine ; et l’observation de la vie dans son cadre naturel est le meilleur livre de la physiologie.

En résumé, les phénomènes allergiques s’expliquent très bien par le milieu humoral des individus qui, peu à peu, se saturent des déchets et résidus métaboliques, et par la qualité du système neuro-endocrinien et émonctoriel de l’autodéfense.

Milieu et autodéfense varient chaque jour ; ce qui fait les tolérances et les intolérances.

Il faut bien que quelque chose ait été toléré un jour, pour qu’on puisse savoir que cette même chose est devenue intolérable. Plus le sujet est jeune, plus sa fonction de tolérance est apte à s’exercer. Avec l’âge, l’usure et les excès, les « intolérances » se précisent et deviennent plus nombreuses.

Les « allergies » constatées par la médecine surviennent, en général, sur des individus « pléthorisés » par la suralimentation ou la malnutrition, sédentarisés à l’extrême, et de surcroît soucieux ou énervés pour diverses « raisons ».

L’allergène existe bien, mais il n’est pas plus la cause de la maladie dite allergique que le faux pas est cause de la fracture du col du fémur chez un vieillard décalcifié.

Allergène et faux pas sont des causes secondes, révélatrices d’un terrain surchargé ou carencé. La cause véritable dans ces deux cas est l’état anormal du terrain organique.

L’allergologie moderne nous fait penser à la microbiologie classique des agressions microbiennes et virales. La chasse à l’allergène est comparable à la chasse au microbe ; et la « vaccination » est le moyen commun aux deux disciplines pour faire « supporter » à un organisme ce qui lui est devenu intolérable.

Si l’on veut raisonner à fond, en partant de l’expérimentation qui consiste à épurer le terrain humoral pour faire accepter ce qui était auparavant cause d’allergie, on peut affirmer sans se tromper que toute substance peut à un moment ou à un autre devenir allergisante, et qu’aucune ne l’est en réalité.

C’est dans l’homme et uniquement dans lui, que se tient le mystère de l’allergie. et non dans une substance allergique quelconque. En sachant agir sur le terrain, en le rééquilibrant, en le normalisant, tout phénomène allergique disparaît comme par enchantement. Mais, si on veut inversement agir sur le phénomène sans modifier le terrain, on s’engage dans une folle aventure médicale.

L’allergie est. donc. une réaction d’autodéfense de l’organisme, soit au stade du signal d’alarme soit à celui du trouble réactionnel.

En fin de compte, l’allergie est un phénomène courant, et dont la fréquence ne doit pas nous étonner. Sur ce point, il est possible de rejoindre les allergologues. Mais ce phénomène est loin d’avoir la portée que ces derniers lui prêtent. La nature de l’allergie n’est pas celle de l’allergène, mais celle du terrain organique du sujet qui supporte l’agression. Il faut, une fois encore, tourner nos regards vers le dedans, et non vers l’extérieur.

« Le microbe n’est rien, le terrain est tout, c’est Claude Bernard qui a raison », a déclaré Pasteur, le père de la microbiologie des agressions, quelques jours avant sa mort, remettant ainsi en cause toutes ses propres recherches et s’efforçant par cette loyale observation d’orienter les recherches futures.

La même chose pourrait se dire et se dira à propos d’allergie : « L’allergène n’est rien en soi, c’est le terrain organique qui est tout. »

Et pour terminer sur une note humoristique, rappelons ce mot d’un journaliste à la fin d’un congrès médical :

« La mort ? Après tout ce n’est peut être rien d’autre qu’une allergie à la vie. » Dite dans l’intention de faire rire, cette boutade contient, néanmoins, une grande part de vérité.

Le premier opéré du coeur (coeur greffé) fut Louis Washkansky (3 déc. 1967 à l’hôpital Groote-Schuur, au Cap, opéré par le chirurgien Cl. Barnard. Il ne vécut que 18 jours ; le second opéré fut le dentiste Ph. Blaiberg qui résista plus longtemps, mais mourut également. Tous les « greffés du coeur » ont des survies très courtes ou difficiles. Pour éviter le fameux « rejet » du tissu étranger qui est une manifestation de autodéfense organique par le jeu des immunités naturelles, ils doivent subir une médication intensive « anti-immunitaire ».

Ces « médicaments » ont pour but de combattre les « anticorps » du malade, qui se manifestent spontanément face aux « antigènes » du greffon (corps étranger). Il en résulte un affaiblissement considérable des moyens autodéfense du malade qui supporte bien sa « greffe », mais devient de plus en plus vulnérable à tous les germes infectieux et en meurt (infection pulmonaire, notamment) .

L’allergie est un phénomène comparable, sur le plan de l’immunologie. Des substances étrangères (colles et cristaux, issus des métabolismes) menacent le bon fonctionnement organique ; le seuil de saturation humoral étant atteint, la crise de rejet va éclater à la moindre occasion (alimentaire, respiratoire ou autre) .

Combattre l’allergie par des médicaments anti-immunitaires, c’est affaiblir l’organisme « pour lui faire accepter sa situation physiologique catastrophique… ».

Toute substance métabolique, inutile, est considérée par l’organisme comme étrangère au même titre qu’un corps, introduit par fraude dans l’organisme, hors des voies légales que représente le tube digestif.

L’organisme tend, donc, à rejeter toute substance étrangère (endogène et exogène) ; et ses efforts émonctoriels doivent être aidés et non « étouffés ».

Ils vont dans le sens de la pureté humorale, donc de la vitalité, alors que la manoeuvre contraire (si spectaculaire soit-elle !) va dans le sens contraire de la morbidité. Les pratiques anti-immunitaires, anti-allergiques, anti-rejet sont pathogènes et mortivines.

« Il n’y a pas de pire médecine que celle qui s’oppose aux forces vitales qui animent les organismes » a écrit le Dr. Georges ROUHET de Montségur.

« Le symptôme (ou l’effet) n’est qu’un masque qui cache la réalité physiologique. N’ajoutons pas un second masque médicament taire; arrachons seulement le premier. » P. Marchesseau

III

Les soins « non médicaux » à donner aux allergiques pour les sauver de leurs crises et faire qu’elles ne se reproduisent plus jamais.

Les démarches médicales sont longues, coûteuses, et souvent fatales au patient/cobaye. Ce n’est pas la bonne voie.

Les réformes du comportement vital sont simples, peu coûteuses, et régénèrent à coup sûr le patient. C’est la bonne voie.

L’orientation prise par la médecine mène à grands pas vers un « paradis de santé » où la maladie n’existera plus (et dans ce cas, il faut poursuivre les recherches) ; ou bien cette orientation médicale est fausse et nous conduit peu à peu vers l’enfer de la dégénérescence (et dans ce cas, il faut changer le sens des études) .

La chimiothérapie et l’antisymptomathérapie sont la double erreur de la médecine officielle, qui s’entête, malgré tout, dans son orientation et s’égare de plus en plus sur une fausse piste. On ne guérit pas les maladies, on les entretient , et on fabrique même de toute pièce (les maladies « iatrogènes »).

Les statistiques truquées sur la longévité accrue de nos contemporains, et les cris de victoire à l’adresse de telle ou telle maladie, « enfin définitivement vaincue » (sic), n’impressionnent plus personne. Aujourd’hui on meurt plus qu’hier du coeur, des poumons, du cancer, etc., et il n’y a jamais eu autant de malades mentaux, sans parler de petits mongoliens et autres infirmes psychomoteurs.

Même le simple rhume de cerveau reste pour nos praticiens modernes une difficulté majeure comme aux temps moyenâgeux.

Nous admettons, certes, que le plan de la répression des symptômes, les efforts de la médecine classique ont rendu l’existence de quelques-uns beaucoup plus facile. Ne maîtrise-t-on pas mieux que jadis les douleurs intolérables, les grands débordements microbiens, les insuffisances organiques notoires, ou les blocages émonctoriels graves, toute situation exceptionnelle ou d’urgence pouvant mettre en péril la vie même des patients, 20 % des cas, environ ?.

Tout cela est très bien sur ce plan, mais ne peut-on pas craindre qu’une telle « médecine », appliquée sans discernement à des cas plus bénins (signes d’alarme, troubles réactionnels), n’entraîne pas, à la longue, une généralisation de la morbidité à travers la population entière ? Rien n’est fait sur le plan de la prévention et de la sauvegarde du terrain par la rééducation physiologique des 80 % de « patients », qui n’ont pas besoin de drogues pour guérir.

La plupart des remèdes qu’on utilise à l’égard de ces sujets sont pires que le mal, malgré les apparences de l’accalmie médicamentaire.

Les maladies allergiques (qui pour nous, répétons-le, ne sont pas des maladies) illustrent pleinement cette détestable vocation qu’à la médecine chimiothérapique et antisymptomatique de s’occuper de ce qui ne la regarde pas.

« C’est une médecine luciférienne, disait le Dr P. Carton, que de prendre le détail pour l’essentiel, le symptôme pour le terrain, et de laisser les sujets se surcharger (et devenir allergiques) tout en espérant par des “artifices médicamentaires ” rétablir l’ordre physiologique, en dehors des grandes lois naturelles de la vie. »

LA MALADIE, CONSÉQUENCE D’UNE FAUTE.

La complexité et la multiplicité sont l’envers de la vérité, qui tend à l’unité et à la simplicité.

Lorsqu’on voit le gigantesque déploiement de l’arsenal pharmaceutique et chirurgical, qui ne cesse de croître en quantité et en infinité de recherches et pratiques, toujours plus spécialisées, on en vient à se demander (si l’on a tant soit peu de bon sens), par quel miracle ont pu survivre nos grands-parents et nos ancêtres plus éloignés, eux qui n’avaient pour tout médecin que des ignorants, et pour tout médicament des clystères, des bouillons de légumes et des herbes sauvages !

La simplicité des cures naturopathiques pour prévenir les allergies ou pour rétablir les santés compromises, ne leur enlève point de leur efficacité.

Qui veut, peut n’être jamais allergique ; et qui veut peut guérir en quelques jours de ses crises d’allergie. Et cela sans médecin, sans médecine, et sans drogue.

Il y a, bien sûr, des sujets qui aiment le mystérieux, et qui se figurent de bonne foi, être d’autant mieux soignés que la médecine, dont ils usent, est savante et échappe à leur entendement.

On peut remettre des « subluxations vertébrales » par une bonne culture physique bien mieux que par des manipulations ostéopathiques ou chiropractiques, si précises soient-elles. Mais aux yeux des naïfs, le « manipulateur » a mille fois plus de prestige que le simple « professeur de gymnastique ».

Ces mêmes gens qui aiment le merveilleux, se gargarisent à longueur de temps du « progrès médical », oubliant que le progrès porte en lui sa marque d’infériorité. En effet, l’erreur d’hier était vérité, et la vérité d’aujourd’hui sera l’erreur de demain.

Par contre, la « vraie vérité » ne change pas au hasard des découvertes de détail. Par exemple, l’enseignement naturopathique remonte à des millénaires avant le Christ , et il est demeuré inchangé. De plus, il restera ce qu’il est aussi longtemps qu’il y aura des hommes.

Les paroles des naturopathes sont celles d’Hippocrate qui les tenait lui-même des prêtres égyptiens ; et ces mêmes paroles seront redites au cours de tous les âges à venir, sans en changer un mot. Le raisonnement est simple. Tant pis s’il n’éblouit pas les amateurs de mystères. Il est « vrai », c’est-à-dire conforme à la physiologie, et cela seul nous intéresse.

La « machine » humaine « s’encrasse » dans ses organes et ses tubulures à mesure qu’elle fonctionne. Cependant, elle dispose de moyens d’épuration, qu’elle sait mettre en oeuvre chaque fois que la situation devient critique. Tout est là. Notons aussi que la qualité et non la quantité de notre alimentation demeure de première importance.

Comprenons le mécanisme vital qui préside à autodéfense, et travaillons (si nous devons agir) dans le sens de cette autodéfense. « Sequare Naturam » (suivez les principes curatifs de la nature organique), conseillait Hippocrate, ou bien alors ne faites rien.

Ainsi, pour prévenir les crises toujours possibles d’allergie, puisqu’elles sont des « signes d’alarme », évitons toute « surcharge humorale » intempestive par de petits jeûnes de 1 ou 2 jours, toutes les semaines, ou à la rigueur des monodiètes, beaucoup moins astreignantes.

Entre ces jeûnes ou monodiètes, réformons notre alimentation quotidienne en évitant les mélanges indésirables, et les abus d’amidons et de viandes. Enfin, remodelons notre corps par des séances de culture physique quotidienne. Lorsque de telles précautions seront prises, il n’y aura aucun risque d’allergie.

Cependant, si l’état de crise est déjà survenu, ou bien s’il est présent (ou encore de se reproduire), il faut se conformer à un programme plus sévère, que représente la cure de désintoxication générale.

Assécher la source des surcharges humorales, par un procédé diététique, tel que jeûne (hydrique ou sec, suivant l’émonctoire suractivé par la crise) . Le jeûne hydrique doit être poursuivi de 4 à 8 jours environ ; et le jeûne sec, plus court, sera de 2 à 4 jours. La veille du jeûne, prendre une légère purgation, et dans le courant du jeûne user de douches rectales, tous les 2 jours environ.

Libérer le diencéphale de l’influence du cortex. Cela consiste à adopter une attitude de relaxation, en cherchant par tous les moyens le « repos mental », loin des soucis et préoccupations habituelles. Le sommeil, également, doit être profond et l’endormissement rapide.

ƒ Ouvrir systématiquement les 4 émonctoires :

. a) Le foie, la vésicule et l’intestin sont déjà sollicités par la purge et les douches rectales ;

. b) L’émonctoire pulmonaire et les muqueuses de la face seront sollicités, soir et matin, par des exercices de ventilation au spiromètre pendant une quinzaine de minutes ;

. c) La peau, à son tour, sera activée par des bains supercaloriques de 39° degrés environ, pendant 10 minutes (le temps nécessaire pour voir apparaître la sudation);

. d) Enfin, l’émonctoire rénal sera, également, activé par des tisanes diurétiques (bouillon de poireaux, non salé), prises à raison de 1 litre par jour dans le cas de jeûne hydrique ; ou par des comprimés de plantes diurétiques (genre orthosiphon) à raison de 4 à 6 comprimés par jour.

A la fin de la période de jeûne, un réglage alimentaire sera institué sur les bases suivantes :

Matin : Infusion de thym (au lévulose) ,

10 heures : Quelques fruits secs (amandes, noisettes, noix), Midi : crudités végétales variées (aux aromates et avec très peu d’huile et jus de citron), poisson bouilli (ou viande blanche, oeufs, ou fromages), légumes aqueux cuits (carottes, céleri, haricots verts, poireaux, etc…),

17 heures : quelques fruits juteux,

Soir : potage de légumes aqueux (avec un peu de pommes de terre ou des flocons de céréales), un bol de riz.

N.B. – Dans cette réforme alimentaire, le pain est remplacé par quelques biscottes au gluten à 20 %o (à midi) ; mais au repas du soir, il n’y a ni pain, ni biscottes.

Les pratiques annexes portant sur les émonctoires peuvent se poursuivre quelque temps, ainsi que la relaxation. Cette dernière pratique passive pourra être remplacée par une gymnastique musculaire active, à raison de 20 à 30 minutes chaque jour.

N.B. – L’ensemble de la cure doit être poursuivi 1 , 2, 3 ou 4 semaines, jusqu’à satisfaction complète. Il n’y a pas d’échec, mais le patient doit être assez discipliné et volontaire pour mener à bien sa désintoxication humorale. Lorsque le résultat désiré est atteint, on peut se permettre plus de libertés sur le plan alimentaire ; mais prévoir toujours des cures complètes de 8 à 10 jours par trimestre.

Veiller dans la vie courante aux éliminations émonctorielles et ne jamais arrêter l’entraînement physique sur le plan musculaire ( la pratique du hatha-yoga, bien qu’excellente à certains égards, ne suffit pas, ici).

Il n’y a rien de bien mystérieux dans toutes ces pratiques ; et il se peut que cette « simplicité » n’est pas ce caractère de « haute recherche scientifique » qui plaît beaucoup.

Dans ce cas, le lecteur non convaincu pourra refermer le livre, et se confier aux soins d’un allergologue de son choix. Il aura, alors, à son service, toute la gamme de procédés anti-inflammatoires, désinfectants, antihistaminiques et de désensibilisation que nous avons rapidement, étudié au début. Il pourra en apprécier l’efficacité tout à son aise, pendant les années que dureront les soins…

Et s’il n’est pas, malgré tout, satisfait, il lui sera donné de rêver au progrès médical, et de se dire pour se consoler que, dans les 2 000 produits chimiques nouveaux, « découverts » chaque année, Il v en aura bien un pour lui convenir.

Nous, qui aimons nous mêler de ce qui ne nous regarde pas, devons nous dire, à ce lecteur incrédule, que tous ces produits (non prévus pour nos cellules) sont cancérigènes, et que même les anodins seront un jour ou l’autre reconnus tels à l’exemple du diphényl, du phénol et de l’innocent (!) bismuth ?

Devrons nous lui dire ce qu’a déclaré un professeur de médecine de Kansas révélant aux Américains stupéfaits que plus de 30 % des cas d’hospitalisation aux U.S.A. sont dûs aux abus des médications chimiques (environ 4 millions de patients par an) ?

Devrons nous lui dire que 80 % des patients après l’usage d’une dizaine de médicaments pris simultanément et successivement pendant quelques mois sont atteints de troubles secondaires, plus graves souvent que la maladie à combattre ?

Eh bien, oui, nous lui dirons tout cela parce que tout nous regarde (le sort de chacun étant lié au destin de tous) et que la santé naturelle est la base de l’épanouissement humain et d’une civilisation du bonheur.

LES GRANDS HYGIÉNISTES, CHERCHEURS ET MÉDECINS NATURISTES

1) Tous les vulgarisateurs de « l’hygiénisme américain » (Tilden, Trall, Graham, Kellog, Thomson, Jackson, Lindlahn, etc.,dont le continuateur est Shelton, qui ont mis en évidence le mécanisme de l’auto-guérison et l’erreur du remède.

2) Les physiologistes comme A. Carrel, A. Lumière, Béchamp, Tissot, etc, qui ont attiré l’attention sur la qualité du milieu humoral pour la sauvegarde de la cellule et la normalisation de ses fonctions.

3) Les apôtres de la musculation systématique : Krajewski, Rouhet, Ruffier, Pages, Desbonnet, Mac Fadden, Sandow, etc., qui ont montré l’importance du muscle pour combattre les vicistions humorales, et les insuffisances émonctorielles.

4) Enfin, tous les médecins de l’école naturiste, et en particulier P. Carton et Gaston et André Durville, qui ont si condenser dans leurs écrits les lois essentielles de la santé naturelle.

LES GRANDS SPÉCIALISTES DE l’ALLERGIE  (suivant l’enseignement officiel)

Maurice Arthus (1862-1945), savant français, qui a découvert le phénomène de l’Anaphylaxie locale, auquel son nom reste attaché : phénomène d’Arthus.

Alexandre Besredka (1870-1940), médecin français auteur d’une méthode destinée à empêcher les accidents anaphylactlques par l’emploi des sérums.

Clémens von Pirquet (1874-1929), médecin autrichien qui créa en 1906 le terme d’Allergie (réaction contraire) et mis au point le test de réaction cutanée à la tuberculine.

Charles Richet (1850-1935), un des grands maîtres de la médecine française par ses nombreux travaux, et connu également pour ses recherches sur le mécanisme des maladies allergiques.

Paul Portier (1866-1962), médecin français, qui a contribué aux travaux du précédent, et a continué à la recherche de divers allergènes.

Bernard Halpern (1904-1977), professeur et médecin français dont les découvertes, en matière d’allergologie, ont porté en particulier sur la thérapeutique par les antihistaminiques.

Source du présent document :

Les allergies, un faux problème médical et des solutions erronées.

Auteur : P. V. Marchesseau

Editeur : P. V. Marchesseau   1970